l'air vif du grand dehors les vents d'altitude
le souffle glacé brûlant le marcheur
l'air doux et parfumé des sentiers bordés de pins
la lumière épaisse des montagnes...
pour faire l'estimation d'un livre d'un homme ou d'une musique
notre premier réflexe est de nous demander
sait-il marcher
Nietzsche
*
*
non pas avancer vers quelque chose
mais porter son propre poids
dans le monde
marcher dans la phrase
dans le silence
dans la durée
sentir où poser le pas
et quand s’arrêter
une œuvre qui marche
ne cherche pas seulement
à parvenir
elle sait
que le chemin
est déjà une forme de pensée