vendredi, août 21, 2026

ne courez pas  
celui qui marche lentement arrive rapidement

cette phrase 
contient un paradoxe de la marche  

la lenteur n'est pas l'opposé de la vitesse
elle peut en être la forme 
la plus profonde


courir c'est souvent vouloir 
abolir la distance

le coureur se précipite vers l'arrivée et ce faisant 
traverse le chemin comme un obstacle

la marche lente au contraire 
habite la distance






















elle ne cherche pas à supprimer le temps 
elle en fait son allié

celui qui marche lentement arrive rapidement 
parce qu'il ne perd rien de ce qui 
permet d'arriver 

son souffle son équilibre son attention
son orientation

il avance 
sans se disperser



il y a aussi une distinction entre aller vite 
et avancer réellement


on peut courir et rester intérieurement 
immobile

on peut marcher lentement et traverser 
de grandes distances

la lenteur possède ainsi une efficacité paradoxale 
elle réduit les détours de l'impatience


dans une perspective plus philosophique arriver 
ne signifie peut-être plus atteindre 
un point final

arriver c'est être pleinement 
là où l'on est


celui qui court vers demain est toujours 
en retard sur le présent

celui qui marche lentement arrive 
à chaque pas



la phrase pourrait alors devenir 
une petite maxime 
de la randonnée 







ne courez pas
la montagne ne fuit pas
le chemin ne demande pas à être vaincu

marchez lentement votre pas connaît une vitesse 
que votre impatience 
ignore


celui qui ne gaspille aucun pas arrive 
avant celui qui en précipite
mille



et plus radicalement encore 



la lenteur n'est pas une manière 
de retarder 
l'arrivée 

elle est une manière de rendre 
chaque instant 
arrivant


























randonnée lointaine

partir

sans promesse




laisser derrière

la maison

les habitudes

les noms


















marcher

jusqu'à ce que

le proche

devienne lointain

et le lointain

devienne

présence


un col

une pluie

un arbre

une pierre


le corps

se dépouille


la pensée

aussi


moins de choses moins de mots

plus de ciel

plus de souffle


la route

ne conduit plus

quelque part

elle devient

une manière

d'être



et au terme

peut-être

rien

sinon

un homme

qui marche encore

plus léger

dans un monde

redevenu

immense



dénivelée

monter

descendre

monter encore


le corps

mesure

la montagne

par le souffle


chaque mètre

retire

un peu de poids


chaque pente

déplace

la pensée





la dénivelée n'est pas une distance

elle est

une transformation


on monte

et quelque chose

en soi

s'élève


on descend

et quelque chose

se défait

jusqu'à ce que

le pas

ne soit plus

qu'un rythme

entre terre

et ciel

















Randonnée Lointaine de Lionel André 

on peut entendre beaucoup plus qu'un simple titre 
ou qu'une indication de déplacement 

l'expression possède une structure 
presque paradoxale 

la randonnée appartient à celui 
qui marche 

mais le lointain semble progressivement 
lui retirer la possibilité  de posséder 
ce qu'il parcourt




Randonnée


















le mot vient du déplacement du chemin du corps 
engagé dans l'espace 

mais la randonnée n'est pas exactement 
le voyage 

elle suppose souvent un retour une boucle une marche 
qui ne vise pas nécessairement 
un ailleurs définitif

elle est une pensée 
par les pieds



marcher signifie alors 

avancer sans nécessairement conquérir
découvrir sans nécessairement 
posséder

aller vers quelque chose 
sans savoir exactement ce que signifie 
vers 


la randonnée introduit donc une philosophie 
de la progression lente

le paysage n'est pas regardé depuis l'extérieur 
il est traversé



à mesure que le corps avance le monde cesse d'être 
une représentation pour devenir 
une succession de présences  

pierre herbe neige pente souffle
lumière eau brouillard





Lointaine


c'est ici que l'expression devient 
plus énigmatique

le lointain n'est pas seulement une distance géographique
il peut désigner une distance intérieure

quelque chose est loin non parce qu'il se trouve 
à plusieurs kilomètres

mais parce qu'il demeure irréductiblement 
hors de portée

le lointain est ce qui appelle sans 
se laisser rejoindre

la randonnée devient alors une marche vers 
ce qui recule à mesure 
qu'on avance


il y a quelque chose 
de très métaphysique dans cette structure 

je marche 

le lointain apparaît 

je marche encore → le lointain demeure

le but n'est donc plus 
l'arrivée

le but devient la transformation du marcheur 
par la distance





de Lionel André 

l'ajout du mon nom propre 
change profondément la formule

si l'expression était simplement  randonnée lointaine 
elle resterait une proposition poétique 
relativement impersonnelle

avec  de Lionel André 
le déplacement reçoit une signature




cette signature 
peut être comprise de deux manières


soit 

Lionel André 
raconte sa randonnée lointaine

soit plus radicalement 

la randonnée est ce par quoi 
Lionel André 
devient 

quelqu'un qui 
marche



le nom ne désigne donc plus seulement l'auteur de l'expérience 
il devient le point d'inscription 
d'une expérience



le nom propre vient dire 

c'est par cette marche 
que ce nom prend son relief


une lecture 
plus heideggérienne

on pourrait entendre  randonnée lointaine  comme 
une figure de l'existence elle-même

l'homme est 
celui qui est en chemin

il n'est jamais simplement installé dans l'être 
il se découvre dans son déplacement 
vers ce qui lui demeure 
partiellement 
caché




la montagne devient alors presque 
une ontologie


la pente
résistance de l'être

le col 
passage

le sommet 
éclaircie provisoire

le brouillard 
voile de l'être

le lointain 
ce qui demeure à distance 
tout en donnant une direction au présent



la randonnée devient
ainsi
 
une forme de phénoménologie 
élémentaire 

marcher pour laisser 
apparaître



il y a peut-être 
un paradoxe encore plus profond

une randonnée lointaine pourrait être une randonnée 
qui ne cherche pas à atteindre 
le lointain


car si le lointain était atteint il cesserait 
d'être lointain

le lointain doit donc demeurer lointain 
pour continuer à appeler

c'est peut-être ce qui donne à l'expression 
sa tonalité élégiaque 

marcher 
vers quelque chose
qui ne demande pas à être atteint
mais seulement 
approché


le marcheur avance donc dans une distance 
qui ne se comble jamais

cette distance n'est pas 
un échec

elle est la condition même du désir de la poésie 
et de la pensée

enfin
le nom et le paysage

il y a une belle tension entre Lionel André nom très humain
très déterminé et le lointain qui tend au contraire 
vers l'anonyme et l'infini


d'un côté 
un nom

de l'autre
un espace sans nom

entre les deux :
la marche

On pourrait alors 
condenser toute l'expression ainsi 


Lionel André marche vers ce qui l'éloigne de lui-même afin 
de découvrir dans cet éloignement 
une autre proximité

et peut-être que  randonnée lointaine de Lionel André  
signifie finalement ceci 




une marche où le paysage 
n'est plus le lieu que l'on traverse mais le lieu 
qui nous traverse

























 dix conseils au bon voyageur à pied


Pars léger

Marche lentement

Laisse une part au hasard

Prends le chemin qui respire

Regarde avant de photographier

Écoute les lieux

Ne cherche pas à tout atteindre

Garde du silence en toi

Reviens autrement

Laisse le voyage te déplacer












dix conseils pour un bon et bivouac


Choisis ton lieu avant la nuit

Installe-toi à l'abri du vent

Garde le sol intact

Bois avant d'avoir soif

Allège ton sac pas ta prudence

Prévois toujours le froid

Laisse une marge au mauvais temps

Éteins toute flamme avant de partir

Ne laisse aucune trace

Pars avec l'aube
















bimot poëme

pierre

lumière


vent

silence


neige

souffle














route

ciel


ombre

marche


eau

feu


terre

présence



corps minuscule

dans l'immense


corps majuscule

dans l'infime


un souffle

une montagne


un pas

un horizon


la main contient presque rien

et pourtant

le monde

y passe




corps minuscule

corps majuscule

le peu

et le tout

dans une même

respiration





tambour océan

le rivage

frappe

le rivage

encore

et encore


marée

souffle

écume


le monde

bat

dans sa propre

respiration


tambour océan

le même rythme

depuis toujours


une vague une autre

et le silence

entre les deux
















route et route

sans commencement

sans fin


la route ne mène pas

elle ouvre

un peu de poussière

un peu de ciel


un pas

puis un autre












la pensée

marche

avec le corps

et le corps

avec le monde



route et encore route

jusqu'à ce que

le chemin

cesse d'être

un chemin

et devienne

simplement

le mouvement





ville au bord de la route & route prolongeant la ville 
ne choisis pas l'une ou l'autre mais 
l'une et l'autre bien alternées 

Victor Segalen conseils au bon voyageur















sur la neige mouillée

la lumière

ne tient plus

elle glisse


un pas

puis rien


la montagne

se défait

dans son propre reflet












quelques traces déjà en train de disparaître

l'hiver

n'est plus

qu'une eau froide

sous le ciel


et le silence

marche avec nous

sur la neige mouillée

sans laisser

de trace



le sous-sol est en nous

là où descendent

les pensées

qui ne veulent

plus voir

la lumière


un lieu

sans fenêtre

où la conscience

se retourne

sur elle-même

et rumine

le même geste

la même blessure

la même phrase

encore

et encore




le sous-sol est la chambre du ressentiment

on y conserve

les dettes

les humiliations

les anciennes voix

comme des objets

qu'on refuse

de jeter



mais parfois

une fissure

apparaît


un peu d'air

entre les pierres


un bruit de pluie

au-dessus


alors

on comprend

que le sous-sol

n'est pas

une demeure

mais un passage


remonter

c'est peut-être

cesser

de demander

au passé

de devenir

autre chose

et retrouver

le mouvement

là-haut


la lumière

n'explique rien

elle entre




lourds nuages

noirs nuages

une lune errante

luit

éclairant

la neige en rage

trouble ciel

trouble nuit



le vent

déplace

les formes


la montagne

n'est plus

qu'une masse

entrevue

puis perdue


la neige

retient

un peu de lumière

puis la rend

au noir


rien ne demeure

fixe


la lune passe

les nuages passent

la nuit

passe


dans ce passage quelque chose demeure sans nom

une blancheur

troublée

par le vent














Le ressentiment naît dans le sous-sol 


comme une pensée qui ne trouve plus de dehors il est la conscience devenue trop aiguë d’elle-même la lucidité qui ne libère plus mais enferme l’homme dans le cercle de ses propres blessures je sais que je souffre je sais pourquoi je souffre je sais même que ma souffrance est parfois ridicule et pourtant cette connaissance ne me délivre pas elle ajoute seulement une seconde douleur à la première celle de savoir que je suis incapable de sortir de moi-même



L’homme du sous-sol ne manque pas d’intelligence 

il en possède peut-être trop il dissèque chacun de ses mouvements chacun de ses désirs chacune de ses humiliations jusqu’à rendre l’action impossible il pense au lieu d’agir et plus il pense plus il découvre de raisons de ne pas agir sa conscience devient une chambre sans fenêtre où chaque idée revient chargée d’une idée contraire













Il envie ceux qui vivent simplement 

ceux qui avancent sans demander au monde la permission d’exister ceux qui frappent du poing sur la table et poursuivent leur chemin il les méprise parce qu’il les envie et il les envie parce qu’il les méprise ainsi naît le ressentiment cette étrange alchimie par laquelle l’impuissance se transforme en supériorité imaginaire


Je ne peux pas être libre alors je proclame 

que ceux qui agissent sont des imbéciles je ne peux pas aimer alors je transforme l’amour en humiliation je ne peux pas pardonner alors je conserve chaque offense comme une pièce précieuse de mon musée intérieur je ne peux pas oublier alors je fais de ma mémoire une arme tournée contre moi-même


Le ressentiment est ici une vengeance sans acte 

une vengeance qui n’a même pas besoin de victime car elle finit par retourner contre celui qui la nourrit le sous-sol devient le lieu où les offenses sont conservées où chaque détail reçoit une importance démesurée où une parole ancienne peut être ruminée pendant des années comme si le passé possédait encore le pouvoir de blesser


Et pourtant cette bassesse même devient 
une forme de connaissance 

l’homme du sous-sol révèle quelque chose que les philosophies trop confiantes préfèrent oublier l’homme ne veut pas toujours son intérêt il ne veut pas toujours le bonheur il peut désirer sa propre souffrance simplement pour prouver qu’il demeure irréductible à toute théorie de l’utilité


Voilà son paradoxe le plus profond 

même lorsqu’on lui offre une raison de vivre il peut choisir de souffrir pour démontrer qu’il est libre même lorsqu’on lui promet le bonheur il peut le refuser pour ne pas devenir une créature prévisible même lorsqu’on lui explique ce qui serait raisonnable il peut faire exactement le contraire afin de préserver en lui une dernière parcelle d’arbitraire


Le ressentiment devient alors une liberté malade 

une liberté qui ne sait plus créer et qui ne peut plus que dire non

Non au bonheur

Non à la réconciliation

Non à l’oubli

Non même à soi-même


Mais derrière cette négation 

quelque chose demande encore à être aimé l’homme du sous-sol n’est pas seulement un misanthrope il est un être blessé par son propre désir de relation il voudrait être reconnu et craint aussitôt cette reconnaissance il voudrait aimer et détruit ce qui pourrait lui permettre d’aimer il voudrait sortir de son isolement mais transforme toute main tendue en occasion de vengeance


Le ressentiment est ainsi une douleur 
qui refuse de mourir parce qu’elle constitue désormais
une identité

Je souffre donc je suis

Je me souviens donc je résiste

Je refuse donc je demeure libre

cette liberté 

devient prison lorsqu’elle ne sait plus dire oui


Et le sous-sol apparaît finalement comme le lieu métaphysique d’une conscience qui s’est retournée contre elle-même une conscience qui a perdu le monde mais qui ne peut cesser de le désirer une conscience qui préfère parfois sa blessure à sa guérison parce que la blessure au moins lui appartient


C’est peut-être là le vertige du livre

l’homme ne se perd pas seulement parce qu’il ignore ce qu’il veut

il se perd aussi parce qu’il sait trop bien ce qu’il refuse

et qu’à force de cultiver son refus 

il finit par devenir l’habitation même de son ressentiment
















Je ne sais point si je marche pour aller quelque part 

ou seulement pour éprouver que mes jambes me portent encore et je trouve en cela une assez bonne philosophie car nous nous promettons toujours des destinations comme si la vie était un chemin tracé devant nous tandis qu’elle n’est peut-être qu’un mouvement continuel où chaque pas dément le précédent et prépare celui qui vient








Je me regarde vivre et je me trouve autre 

à chaque heure tantôt courageux tantôt inquièt tantôt plein de résolution tantôt disposé à tout abandonner et je ne m’en scandalise plus car je tiens pour grande sottise de vouloir être toujours une même personne quand le temps même qui nous porte ne demeure jamais en son assiette























Je ne cherche donc point à me connaître 

comme on connaît une pierre ou une mesure car je suis fait de changement de mémoire de désir d’oubli de peur de plaisir et de mille mouvements qui se croisent en moi sans que j’en puisse faire l’inventaire et peut-être est-ce justement cela que je nomme moi cette compagnie mal assortie de choses qui ne cessent de se faire et de se défaire



Je crois que nous sommes trop prompts à donner des lois 

aux autres parce que nous avons peur de reconnaître combien nous sommes nous-mêmes incertains et variables et je préfère une pensée qui tremble à une certitude qui ment car le doute lorsqu’il est sincère ne diminue point l’homme il lui rend seulement la mesure de son ignorance



Je regarde les hommes courir après la gloire 

l’argent les honneurs et les opinions et je songe qu’ils dépensent souvent leur vie à devenir ce que les autres attendent d’eux sans avoir pris le loisir de demander ce qu’ils désirent eux-mêmes et je ne prétends pas être plus sage car il m’arrive encore de courir derrière des ombres mais je tâche au moins de m’en apercevoir



La nature m’enseigne davantage 

dans une feuille qui tombe que dans cent discours car elle ne se pique point de sagesse et pourtant elle accomplit son œuvre sans bruit et sans vanité elle vieillit sans honte elle change sans regret elle meurt sans demander pourquoi et peut-être notre grande misère vient-elle de ce que nous voulons donner un sens éternel à ce qui n’a jamais promis de demeurer



Je ne méprise pas le corps 

comme font ceux qui voudraient faire de l’homme un ange et qui finissent par en faire une créature triste je mange je dors je marche je désire je fatigue je ris et je trouve dans ces choses basses une dignité que les grandes paroles oublient volontiers car l’âme n’habite pas ailleurs que dans cette pauvre maison de chair où elle apprend tant bien que mal à recevoir le jour



Je ne veux point d’une sagesse qui nous éloigne du monde 

je veux une sagesse qui nous y rende plus présents qui nous fasse goûter le pain avec davantage d’attention regarder un visage avec moins de jugement entendre la pluie sans chercher aussitôt à l’expliquer et mourir un peu moins étranger à ce qui nous entoure



Ainsi je vais mon chemin 

sans prétendre savoir où il mène et je prends mes contradictions pour compagnes plutôt que pour ennemies car elles m’apprennent que l’homme n’est pas une statue mais une matière vivante toujours en ouvrage



Je ne conclus point
je continue



peut-être est-ce là toute ma philosophie vivre assez longtemps auprès de soi pour découvrir que le soi n’est jamais achevé et que dans cette inconstance même réside une liberté plus vaste que toutes les certitudes que nous avions cru nécessaires




























le pathos du gorille élégiaque


une grande tristesse

dans un grand corps

la main

sur la pierre

le regard

perdu

vers quelque chose

qui n'existe plus










il ne pleure pas

il respire

lentement

comme si

le monde entier

était devenu

un souvenir


autour de lui

les feuilles

tombent

sans bruit




la montagne demeure

et cette immense

créature

porte

dans son silence

une douleur

presque humaine

ou peut-être

plus ancienne

que l'homme



il regarde le ciel comme on regarde une porte fermée


puis

sans comprendre

il se lève

et marche

car même

la tristesse

doit parfois

continuer

son chemin


*


ne pas se lamenter sur ce qui disparaît 
mais donner à la disparition une forme de présence

élégiaque

ce qui disparaît

ne disparaît pas tout à fait


une lumière

quitte la montagne

mais demeure

dans l'œil








un visage

s'éloigne

mais demeure

dans le silence


une voix

cesse

mais son absence

continue

de parler



l'élégie n'est pas la plainte

elle est

la mémoire

du vivant

au moment précis

où il devient

absence



et peut-être que toute beauté est élégiaque parce qu'elle passe

et que tout ce qui passe

laisse

une lumière
















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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" " (3x4) * & # 111 12 14 1984 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. 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E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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