Elle ne se contentait pas de cultiver son jardin La légende raconte qu'elle parcourait la lagune en gondole ou en barque bravant les brumes matinales pour cueillir des plantes aux vertus médicinales ou des espèces endémiques menacées par la montée des eaux
À travers son herbier elle documentait la transformation de l'écosystème vénitien, pressentant déjà l'équilibre précaire entre la pierre des palais et la vase de la lagune
Il sert de base de données pour comprendre quelles plantes ont disparu de la lagune de Venise depuis 150 ans
Il est considéré comme l'un des plus beaux exemples d'herbiers artistiques du XIXe où la science rencontre la poésie visuelle
Il évoque une Venise secrète loin des foules de la Place Saint-Marc une Venise faite de jardins cachés derrière de hauts murs de briques rouges




