Les cavales qui m'emportent
m'ont mené là où me poussait l'élan de mon âme
Le précipice
enfin
est
une demeure
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
Les cavales qui m'emportent
m'ont mené là où me poussait l'élan de mon âme
Le précipice
enfin
est
une demeure
Physikos
ce qui manque
ce que l’œil ne voit pas est en général plus réel que ce qu'il voit et cela dans tous les domaines même si nous avons fini par être là où nous le voulons avec la personne que nous aimons avec les choses pour lesquelles nous luttons nos yeux restent fixés sur un horizon là où nous voulons aller ensuite sur ce que nous voulons faire ensuite sur ce que nous voulons que celle que nous aimons fasse et soit ensuite
si nous arrêtons là où nous sommes au moment présent observant ce que nous voyons écoutant ce que nous entendons et oubliant tout le reste nous croyons mourir et notre esprit nous travaille tant que nous n'avons pas trouvé quelque chose de nouveau à faire nous cherchons toujours le moyen d'être ailleurs dans ce que nous imaginons être le futur ce qui manque est plus fort que ce qui est devant nos yeux
nous savons tous cela
note rapide
il y eut
un homme
qui influença le monde occidental
d'une manière unique
il a disparu
de nos pensées de nos idées et de nos théories
le monde qui fut le sien a disparu aussi
un monde féminin
un monde d'une incroyable beauté
profondeur et sagesse
un monde si proche
que nous avons oublié où nous pourrions
le retrouver
le nom de cet homme
est
Parménide
il était originaire
de Vélia
OUVERTURE
il a écrit
un poème
le père de la philosophie aurait dû être occupé
à beaucoup d'autres choses
plus importantes
mais
un poème
tous les personnages qu'il rencontre
dans son voyage
sont
des femmes
ou des jeunes filles
même les animaux sont femelles
une déesse
le voyage est mythique
herbe
?
chaque fois
d'abord et avant tout
je connais
il y a
c'est de cela que la Déesse entretient
Parménide
l'unique réalité
est
ce qui permet de savoir
il y a
plus loin la Déesse précise
c'est
une même chose
connaître et la connaissance
qu'il y a
chaque fois
que je perçois ou connaît
un objet
profondément
je sais
il y a
Parménide vécut à la fin du vie siècle dans cette région du sud de l’Italie qu’on appelle la Grande Grèce. Initié, sage, guérisseur, poète, héritier d’une tradition spirituelle remontant à la nuit des temps, il a laissé un poème dont il ne nous reste que quelques fragments, mais encore capable, 2500 ans plus tard, de réveiller les morts.
Si la civilisation occidentale s’était édifiée à la lumière de la révélation bouleversante que la Déesse a confiée à Parménide plutôt que sur le rationalisme et l’individualisme des penseurs qui sont venus après lui, elle n’aurait pas pris un faux départ et ne serait pas en train de vivre la mauvaise arrivée que nous lui connaissons. Nous avions déjà en Occident tout ce qu’il faut pour édifier une civilisation harmonieuse et magnifique, mais nous l’avons laissé s’échapper. Après Parménide le destin de l’Occident en devenir s’est assombri de façon tragique.
Jean Bouchart d’Orval nous donne ici une traduction lumineuse du texte ainsi qu’un commentaire profond qui montre le sens spirituel de cet antique poème et son pouvoir d’éveil.
Diplômé en physique et en génie nucléaire de l’Université de Montréal, Jean Bouchart d’Orval s’est toujours posé des questions fondamentales, ce qui l’a mené à une approche plus directe de la réalité. Il a dès lors consacré sa vie à approfondir l’intuition fondamentale de l’existence qui l’avait saisi dès l’adolescence. Depuis plus de trente ans, il écrit des livres et propose des rencontres publiques qui sont autant d’invitations à une exploration fondée sur le pressentiment de la joie sans cause et son actualisation dans la vie.