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dimanche, septembre 06, 2026


cette formule vient d’Aristote dans la Poétique il oppose ici la poésie à l’histoire  l’histoire raconte ce qui a eu lieu tandis que la poésie explore ce qui pourrait avoir lieu selon le vraisemblable ou le nécessaire


la poésie est quelque chose de plus philosophique 
et possède un caractère plus élevé 
que l'histoire


la poésie est donc plus philosophique parce qu’elle 
ne s’attache pas seulement au particulier 
et au fait singulier 

elle cherche l’universel dans le particulier
ce qui pourrait concerner 
tout homme























l’histoire dit ce qui fut
la poésie cherche ce qui peut être

dans ce possible
elle touche à l’universel
























le poète peut cesser visiblement d’écrire

mais il demeure secrètement en présence 

de tous les mots qui n’ont jamais été écrits



chaque silence devient mesure
chaque mot absent devient 

possibilité


l’écriture continue
dans cet espace invisible
où le poème demeure avant même d’advenir











travaille sans cesse 
et ne crains pas de paraître oisif 

une injonction paradoxale où le véritable travail échappe 
à ce qui se voit produire 

penser marcher lire regarder attendre 
laisser mûrir une forme




travailler dans le silence
jusqu’à ce que l’oisiveté apparente
devienne la forme secrète du travail









si quelque chose a un sens la poésie a sens de tout

la poésie ne se contente pas de donner un sens aux choses 
elle les recueille dans la totalité du sensible 
du visible et de l’invisible 

elle fait du fragment 
une ouverture vers le monde entier



si quelque chose a un sens
la poésie a le sens de tout

même ce qui n’en a pas encore
trouve dans le poème la possibilité de résonner










samedi, septembre 05, 2026

proème  

terme forgé à partir de prose et poème

qui suggère une forme située 

entre les deux

il peut désigner une écriture où la prose conserve la continuité 
du discours tout en acquérant la densité les ruptures 
les images et les résonances 
du poème

le proème
ni prose
ni poème
mais le mouvement
de l’un vers l’autre














le ruisseau qui sort de la forêt
tout à côté de Bond Street
à 1 mille de la Cité
coulait alors près du verger de John
Parsons ...

Charles Olson les Poèmes de Maximus


















la métaphore du char à voile permet de penser une poésie qui ne progresse pas par force propre mais par attention au vent  elle avance grâce à ce qui la traverse aux accidents aux silences aux écarts du langage





























la poésie comme char à voile

elle n'a pas de moteur

elle ne pousse pas le monde devant elle

elle attend le vent


écrire est-il d'abord cela 

savoir attendre ce qui ne dépend pas de nous


le char est posé sur le sable

immobile

puis une rafale arrive

la voile se tend

quelque chose prend

le mouvement commence

le poème aussi


un mot rencontre un autre mot

une image dévie

une phrase s'allonge

le sens quitte sa trajectoire

il faut alors laisser faire le vent

ne pas vouloir tout diriger

ne pas tirer trop fort sur la barre


le poème avance dans une tension entre maîtrise et abandon.

le pilote conduit

mais ce n'est pas lui qui produit le vent

il ne commande pas la force qui le porte

il apprend à composer avec elle

la poésie ressemble à cette intelligence-là

elle ne fabrique pas toujours son énergie

elle la capte


une voix entendue dans la rue

une phrase ancienne

une lumière

une fatigue

une colère

une montagne

un souvenir

un silence

tout peut devenir vent

le poète n'est pas celui qui possède le vent

il est celui qui sait reconnaître sa direction

et parfois le vent tombe

la voile se détend

le char s'immobilise

il n'y a plus rien à faire

il faut attendre


c'est  aussi cela l'écriture

savoir que le silence fait partie du mouvement


puis une rafale revient

la voile se gonfle

le sable recommence à défiler

le poème repart

pas nécessairement vers une destination.

le char à voile ne traverse pas le paysage pour parvenir à un lieu

il éprouve une direction

il avance dans l'espace ouvert

la poésie aussi avance sans carte définitive

elle suit des lignes invisibles

elle ricoche

elle bifurque

elle accélère

elle ralentit

elle s'arrête

elle repart.

le paradoxe est là

 

plus le poète cherche à contrôler le vent

moins il avance  plus il sait l'écouter plus il peut aller loin


la poésie n'est donc pas une force qui s'impose au monde

elle est une force qui sait recevoir

elle transforme une poussée invisible en mouvement

elle transforme l'air en trajectoire

le silence en vitesse

le hasard en direction

l'expérience en langage


le poème véritable est celui qui nous laisse après sa lecture 
avec la sensation étrange d'avoir été déplacés 
sans savoir exactement 
par quoi

comme 

un char à voile 

après le passage du vent 

le sable porte encore la trace du mouvement

la voile retombe

quelque chose continue d'avancer
















 

un passage presque imperceptible 
entre le silence et le langage 

une rose devenue signe 
puis chose écrite 

comme si 

le poème retenait 
un instant le monde sur sa feuille

une pause une rose une chose sur du papier















une image du hasard 
dépouillé de son signe favorable

comme si 

la chance elle-même avait renoncé 
à promettre

le hasard apparaît enfin nu
sans talisman sans 
garantie

libre 

de toute superstition

la chance s’est débarrassée de son trèfle 





j’affirme 
que la vie est 
pleine de hasards heureux 

une phrase qui transforme le hasard 
en puissance affirmative 

la rencontre imprévue devient une ouverture et l’accident du réel 
une manière secrète par laquelle la vie nous surprend 
et nous conduit ailleurs






le discours religieux 

une rumeur indistincte venue du fond 
de l’humain 

un appel qui cherche une réponse 
mais dont le sens 
demeure 

partiellement 
enfoui

un vague mugissement 

une parole 
antérieure au langage articulé 

quelque chose qui monte de l’obscurité 
comme une plainte 
un désir 

une nostalgie de l’absolu







Ma vie 

le territoire intime 
où le temps devient expérience 

où les rencontres 
les pertes les hasards et les éveils 
laissent leurs traces

Ma vie

non comme une histoire achevée
mais comme un chemin
qui se découvre
en marchant


























jeudi, septembre 03, 2026

di soglia in soglia 

l’existence 
n’est peut-être pas un chemin vers 
un lieu final

mais 

une succession de passages

de seuil en seuil
ce n’est pas l’arrivée qui demeure
mais le passage

























l'Arche du Trou de la Mouche
septembre 2026
























 
midi arrivé avant 
l’heure 

comme 

une lumière 
qui aurait devancé 
le temps

le jour s’est déjà ouvert
et pourtant le matin demeure encore
dans la clarté

Midi Précoce

























Kristall 

un mot 
de transparence et de structure 

la matière y devient géométrie 
la lumière y révèle 
ses arêtes


Kristall
la lumière
qui a trouvé
une forme





du temps brin 
de lavande
 
une mémoire presque 
tactile 

le temps ne revient pas comme 
une histoire

mais comme une odeur retenue dans 
une plante minuscule


un brin de lavande et soudain le temps
a une odeur


odeur du temps brin de lavande















pavot et mémoire

une alliance étrange entre la fleur du sommeil 
et la persistance du souvenir

le pavot endort 
ce que la mémoire réveille

dans sa corolle fragile le passé semble dormir
sans jamais tout à fait disparaître















le sable des urnes 
une mémoire réduite à l’infime

la cendre devenue sable
le disparu devenu matière presque sans poids

l’urne ne contient plus seulement 
des restes 

elle contient 
la trace d’une présence

le sable
en s’écoulant
fait du temps lui-même 
une poussière









rends-moi amer 
compte-moi parmi les amandes

parole 
de dénuement 
et de métamorphose 



 
rends-moi amer 

comme 
si 

l’expérience 
devait perdre  toute douceur


compte-moi 
parmi les amandes 

comme 
si 

l’être pouvait malgré tout être recueilli
compté conservé parmi 
les formes 
vivantes



l’amer et l’amande  

le goût 

de l’épreuve 

et dans le même mot  

presque

la promesse d’un 

noyau





la lumière 
vient de face
derrière ce qui regarde 
transforme les formes en silhouettes


conte-jour
c’est voir par l’effacement 

la lumière ne révèle plus les contours elle les retire
laissant apparaître une présence 
sous forme d’absence





Halme der Nacht 

les brins d’herbe de la nuit ou les chaumes 
de la nuit


la nuit devient une matière végétale fine et dressée
que le regard traverse à tâtons


les épis de la nuit dressés 
dans le noir

chaque épis
comme 
une trace de lumière
absente





une parole qui ne cherche plus à mesurer le temps 
mais à le laisser advenir

le temps enfin délivré de l’attente
le présent devenant 
présence

il est temps qu'il soit le temps
il est temps























JEUDI TROIS SEPTEMBRE DEUX-MILLE-VINGT-SIX

BEAUFORT

grand beau temps en bleu adorable

la chair n'est pas triste la vérité non plus je n'aurai jamais 
assez bien lu tous les livres


une formulation brève
dans cette tension entre poésie mémoire et présent 


















poème

garder la mémoire des dates non pour retenir le temps
mais pour entendre dans chaque date
le tremblement d’
un présent 
disparu

la poésie ne conserve pas les jours
elle conserve leur présence


























poésie... 
peut-être le temps 
simplement que le souffle tourne

peut-être 
la poésie n’est-elle que cela 


le temps simplement que le souffle tourne
qu’il passe par le corps retourne 
au monde

et qu’un mot se trouve là un instant 
dans son mouvement


























la poésie est proprement la parole
la parole attestant la présence de l’humain

non pas en expliquant le monde
mais en y laissant la trace d’un souffle


une voix parmi les choses
qui dit simplement


je suis là



deux mots contre l’immense absence
une respiration devenue parole
le monde soudain attesté
par celui qui le traverse




poésie 
une majesté du présent 

elle ne possède ni passé ni avenir
elle fait seulement apparaître
ce qui est là

dans la souveraineté 
de l’instant









loué sois-tu personne  

paradoxe d’une louange 
adressée à ce qui n’a plus de visage ni de nom

la personne s’efface
et pourtant quelque chose demeure
à qui la parole dit merci























en bleu adorable 
une lumière devenue tendresse 

un bleu qui n’est plus une couleur mais 
une qualité de présence 

une douceur céleste où le monde paraît 
lavé de son poids

le bleu y devient l’espace de l’ouvert et adorable ne signifie pas 
seulement beau mais digne d’être contemplé et aimé 
comme une apparition silencieuse






la couronne rouge du mot de pourpre

comme si 

le mot 
chargé de sang et de lumière

recevait sa propre 
royauté



la pourpre devient ici 
couleur du langage souverain 
 
un mot posé sur le monde et soudain 
le monde semble couronné 
par lui







l’enfant se presse
saisi d’un haut frisson

comme si 

le monde 
venait soudain 
trop près et que son corps 
reconnaissait avant la pensée
quelque chose d’immense et d’invisible































mercredi, septembre 02, 2026

tu reposes dans l’espace de l’ouïe
buissonneux floconneux

comme si entendre 
était entrer 
dans une 
matière
 
légère et ramifiée
où chaque son 
devient  

une neige intérieure





















si nous disons que Dieu est le fondement de l'être

nous avons encore produit une formule

et une formule n'est pas ce qu'elle désigne


la pensée doit donc 

se retourner sur elle-même


elle découvre que chaque fois 

qu'elle croit avoir saisi l'absolu elle n'a saisi 

qu'une détermination 

de l'absolu


elle a fabriqué 

une image mentale


elle a remplacé 

le mystère par une représentation


le danger de la métaphysique 

apparaît ici 


prendre l'instrument de la pensée 

pour la réalité qu'il cherche 

à atteindre


le concept 

devient alors 

une idole intellectuelle


















deux cygnes de feutre
par la pierre icône suspendue

deux blancheurs
retenues dans la matière



la pierre entre elles comme 
un silence consacré

où 

le mouvement demeure 
immobile
























la pierre dans l’air je la suivais 
comme si 

son mouvement précédait 
mon regard 

suivre sa chute ou son élan 
revenait à entrer 

dans la trajectoire même 
de la matière 

le monde devenait alors 
une ligne de force où le regard 

se mettait lui aussi en 
mouvement
























ton œil aussi aveugle que la pierre

l’un regarde sans voir
l’autre tombe sans savoir

et pourtant tous deux traversent le même espace
portés par une force qu’aucun ne voit




fleur 

un mot d’aveugle 

non pas ce que l’œil 

voit

mais ce que la main 

reconnaît


le parfum devine

le silence fait éclore



racine

un mot encore


et les marteaux bondissent 
dans l’espace

comme si 

le langage frappait la matière
jusqu’à faire apparaître son invisible







les fronts nous roulons avec eux
là-bas le rivage 

de fronts


la pensée comme une eau sans visage
qui roule avec nous jusqu’à l’effacement

























dimanche, août 30, 2026

Alice est un prénom d’origine germanique 
issu de Adalheid qui signifie approximativement 

noble de nature ou de noble lignée

il évoque aussi dans l’imaginaire moderne Alice au pays des merveilles une figure du passage de l’autre côté du miroir de la curiosité et de la traversée des frontières entre le réel et l’impossible


mystérieuse poésie

Alice en italien reste Alice

il temporale nel vuoto parla di risveglio

















l'orage

en creux

parle

d'éveil



rien ne tonne pourtant quelque chose

s'est ouvert


dans l'air

une pression

sans bruit


la lumière

touche

le fond

des choses

et le silence

devient

plus vaste

que lui-même



l'orage n'est pas encore la foudre


il est

ce moment

où le monde

retient

son souffle

et où

le regard

s'éveille

à ce qui

était déjà là


l'aube insiste si la soif l'emporte




le jour ne demande pas la force

il revient

par une fente

de lumière

sur la pierre

dans l'herbe


au bord des lèvres la soif n'est pas un manque


elle ouvre

le chemin


l'aube 

entre là où quelque chose demeure encore

capable de boire













samedi, août 29, 2026

j’ai surpris ce matin le mignon du matin

le dauphin du royaume du jour

Hopkins


croisé 

l’ambassadeur des flaques 

le ministre des nuages bas


salué 

le petit roi des herbes

souverain des chemins creux
















rencontré 

le prince des pierres froides

héritier du silence


aperçu 

le messager du vent 

courrier sans adresse


découvert 

le duc des mousses

seigneur des vieux troncs





j’ai rencontré 

le prince du presque rien

magnifique dans son royaume minuscule


brute beauty

valeur prouesse oh panache grand air superbe










lundi, août 24, 2026

j'y vois une machine de cryptage enfouie dans le paysage  
les Ardennes comme forêt brouillard mémoire
et Enigma comme langage qui refuse 
de livrer immédiatement 
son secret



poésie 

la machine Enigma

des Ardennes

sous les arbres


















un langage

tourne

roue après roue

chiffre après chiffre



la forêt

ne dit rien

elle brouille

les pistes


la pluie efface les messages

la mousse

recouvre

les anciennes machines

et pourtant

quelque chose

continue

de tourner

dans l'ombre




une pensée

sans clé


un mot

qui change

à chaque lecture


les Ardennes sont peut-être cela

un immense

cryptogramme

où le vent

déplace

les lettres


où les feuilles

recomposent

la phrase


où le silence

n'est pas

absence de message

mais

message

indéchiffré


et nous marchons dans le chiffre sans chercher la clé

car peut-être

le mystère

est précisément

la machine

qui nous fait

marcher






inintelligible

ce qui demeure avant le sens


un bruit

une forme

un tremblement


quelque chose parle sans devenir parole

le monde

n'est pas muet

il est

trop plein

de signes



la pierre ne signifie rien et pourtant

elle insiste




le vent ne dit rien et pourtant

il transforme



l'inintelligible

n'est pas

le contraire

du sens

il est

ce qui résiste

au sens



une profondeur qui ne se laisse pas réduire

et peut-être

comprendre

commence

là où l'on accepte de ne pas comprendre



objet sentinelle

dans la confusion

nocturne


quelque chose

veille


une forme

à peine visible

au bord

du regard


un arbre

ou une ombre


une pierre

ou un corps


la nuit ne distingue plus elle mélange les contours

le proche

et le lointain

le réel

et l'apparition



l'objet

demeure

sentinelle

sans savoir

ce qu'il garde



peut-être rien peut-être le passage

entre le visible

et l'invisible


un point fixe

dans le trouble


et nous passons devant lui sans savoir s'il nous regarde

ou si

c'est nous

qui le regardons













samedi, août 22, 2026

au bord du monde encore une fois

non pas au bout du monde
mais à l'endroit où le monde
cesse d'être certain


encore une fois
revenir à cette lisière
où la terre devient presque lumière
où l'horizon ne sépare plus
le ciel de la mer
mais les confond

au bord du monde
les choses perdent leur nom
sans perdre leur présence

une pierre demeure
le vent passe
un oiseau traverse l'espace

et soudain
il n'y a plus rien à comprendre


















seulement cette proximité
presque douloureuse
de ce qui est


encore une fois


comme si toute existence
était une tentative de revenir
à un endroit
où nous n'étions jamais partis

au bord du monde
on découvre que la frontière
n'était pas devant nous

elle était dans notre regard

et lorsqu'elle disparaît
le monde ne finit pas

il commence



Au bord du monde

le monde commence à respirer

là où finit la carte

commence peut-être la présence

encore une fois vers l'horizon

encore une fois sans destination

le dernier rivage n'est jamais le dernier

quelque chose en nous

continue de regarder au-delà




avec vue sur le monde et tout comme ayant passé par ici 

qui repassera par là





bord

là où

la terre

cesse

et le vide

commence


un pas

encore

et le monde

change

de nature


au bord

rien ne tient

tout devient

passage


la mer

le ciel

la pierre

le corps

une même

respiration

et moi

à la limite

du visible

je demeure

sans avancer

sans reculer

simplement

présent

au bord

de ce qui

n'a pas encore

de nom




poésie

mouvement perpétuel


un mot

se lève

un autre

le suit

rien

ne s'arrête


la phrase

respire


elle avance

se défait

recommence


le vent

ne répète jamais

le même vent

la lumière

ne revient pas

sur la même pierre


ainsi

le poème

ne cherche pas

la fin

il cherche

le mouvement

encore

et encore

jusqu'à ce que

le mot

devienne souffle

et le souffle

devienne

silence















vendredi, août 21, 2026

sur la neige mouillée

la lumière

ne tient plus

elle glisse


un pas

puis rien


la montagne

se défait

dans son propre reflet












quelques traces déjà en train de disparaître

l'hiver

n'est plus

qu'une eau froide

sous le ciel


et le silence

marche avec nous

sur la neige mouillée

sans laisser

de trace



le sous-sol est en nous

là où descendent

les pensées

qui ne veulent

plus voir

la lumière


un lieu

sans fenêtre

où la conscience

se retourne

sur elle-même

et rumine

le même geste

la même blessure

la même phrase

encore

et encore




le sous-sol est la chambre du ressentiment

on y conserve

les dettes

les humiliations

les anciennes voix

comme des objets

qu'on refuse

de jeter



mais parfois

une fissure

apparaît


un peu d'air

entre les pierres


un bruit de pluie

au-dessus


alors

on comprend

que le sous-sol

n'est pas

une demeure

mais un passage


remonter

c'est peut-être

cesser

de demander

au passé

de devenir

autre chose

et retrouver

le mouvement

là-haut


la lumière

n'explique rien

elle entre




lourds nuages

noirs nuages

une lune errante

luit

éclairant

la neige en rage

trouble ciel

trouble nuit



le vent

déplace

les formes


la montagne

n'est plus

qu'une masse

entrevue

puis perdue


la neige

retient

un peu de lumière

puis la rend

au noir


rien ne demeure

fixe


la lune passe

les nuages passent

la nuit

passe


dans ce passage quelque chose demeure sans nom

une blancheur

troublée

par le vent













mercredi, août 19, 2026

la poésie ne cherche plus à dire

elle demeure


un mot

puis le silence

un souffle

puis le silence

la pierre

puis le silence


lire devient respirer

respirer devient voir

voir devient demeurer










le poème ne conduit nulle part

il enlève


l'explication
l'image
le commentaire
le désir de comprendre


il laisse une chose

présente


un arbre

vent

lumière

pierre

rien de plus

mais dans ce rien

le monde recommence


le mantra ne répète pas pour ajouter

il répète pour retirer

à chaque répétition
le mot perd son poids
sa signification
son histoire


il devient souffle

puis rythme

puis silence


dire

dire

dire

jusqu'à ce que

dire

devienne

être


la poésie est alors une pratique

non une œuvre

une attention


elle pose le langage dans l'espace 

comme on pose 

une pierre au bord d'un chemin


elle n'explique pas le chemin

elle est le chemin


un mot

une respiration

un pas


le poème avance ainsi


sans destination
sans progrès
sans conquête


il revient

toujours

au même endroit

qui n'est jamais

le même


la méditation commence lorsque le langage cesse 

de vouloir posséder le monde


un mot regarde

une montagne regarde

le silence regarde


il n'y a plus celui qui regarde

et ce qui est regardé


seulement

la présence


alors le poème devient presque invisible

il ne demande plus à être lu

il demande à être habité


souffle

pierre

lumière

vide


même ces mots disparaissent


reste

le souffle


dans le souffle

rien

qui manque



dimanche, août 16, 2026



cette formule de Sollers 

peut être développée comme une critique de notre époque non pas au sens où les poèmes auraient disparu mais au sens où la disposition poétique au monde est devenue difficile d'accès


l'enfer aujourd'hui
c'est le non-accès à la poésie elle-même




l'enfer 
n'est peut-être plus 
le feu

il est 


l'impossibilité de s'émerveiller






















l'impossibilité 
de demeurer immobile devant un arbre

l'impossibilité 
d'entendre un oiseau sans le réduire à une information

l'impossibilité 
de laisser un paysage nous transformer











la poésie n'est pas ici un genre littéraire
elle est une manière d'habiter 
le réel

elle est cette disponibilité où les choses cessent d'être 
des objets pour redevenir 
des présences


l'époque ne combat pas nécessairement 
la poésie

elle l'entoure de tant de sollicitations 
qu'il devient presque impossible 
de parvenir jusqu'à elle


le bruit précède le silence
l'écran précède le regard
le commentaire précède l'expérience
l'analyse précède l'évidence


nous savons beaucoup de choses.
nous rencontrons de moins en moins le monde

le véritable appauvrissement n'est pas 
celui du vocabulaire

il est 
celui de l'attention


la poésie commence toujours par 
une qualité de présence

un rocher
une pluie.
une lumière d'hiver
le chant d'un merle

ils sont déjà des poèmes 
pour qui sait demeurer auprès d'eux

le drame est que nous passons de plus en plus vite devant 
ce qui ne demande qu'à être 
lentement rencontré

le non-accès à la poésie est donc aussi 
un non-accès à soi-même

car l'homme ne découvre pas seulement 
le monde dans la poésie

il y découvre 
sa propre profondeur





dans une perspective plus philosophique cette formule 
pourrait dialoguer avec Heidegger 

pour lui l'époque moderne est marquée 
par l'arraisonnement technique 

tout tend à apparaître comme 
une ressource disponible 

la poésie est précisément ce qui résiste 
à cette réduction. 

elle laisse les choses 
être

si cette possibilité s'efface ce n'est pas seulement 
la littérature qui s'appauvrit 

c'est notre manière d'habiter 
la terre






l'enfer n'est pas l'absence de beauté 
c'est l'incapacité de la reconnaître

ce qui disparaît d'abord ce n'est pas le poème 
c'est le regard qui pouvait l'accueillir

une civilisation meurt poétiquement avant 
de mourir historiquement





la poésie commence lorsque le monde 
cesse d'être utile

l'homme ne manque pas de mots 
il manque parfois de silence







le plus grand exil est peut-être celui 
qui nous éloigne de 
l'évidence







l'enfer aujourd'hui 
n'est pas que les poètes se taisent

c'est que le monde lui-même 
ne parvienne plus à être entendu 

comme un poème



























Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

" " (3x4) * & # 111 12 14 1984 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Apatheia Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Habitus Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDE LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Neutre Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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