dunes blondes ondulant sous le pas du temps
falaises abruptes où l’abîme converse avec l’écume
vallons secrets abreuvés de sources limpides
forêts profondes murmurant leurs antiques sagesses
clairières baignées d’une lumière paisible et pensante
ruisseaux sinueux aux chants argentins
fleuves majestueux traçant leur destin vers l’infini
marais tranquilles où s’attarde la brume matinale
lacs immobiles reflétant le ciel et ses métamorphoses
cascades vives égrenant leur cristal sonore
sentiers perdus entre ombre et révélation
vergers en fleurs exhalant la promesse des saisons
moissons dorées ondoyant comme une mer intérieure
rochers solitaires dressés tels des veilleurs silencieux
gorges profondes où résonne la voix de la terre
plateaux austères ouverts à la méditation du regard
horizons lointains où se rejoignent le fini et l’élan
et partout
le souffle discret d’une unité secrète et vivante