Affichage des articles dont le libellé est ADBP. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ADBP. Afficher tous les articles

mardi, août 04, 2026

cela 

jusqu’à l’opaque 

comme là

se prononce une blancheur




non pour paraître mais pour porter jusqu’au visible
ce qui demeurait sans lumière











cela jusqu’à l’opaque 

là se prononce

une blancheur


















Thurisaz

est le seuil où la force rencontre la conscience 
elle n'ouvre ni ne ferme 
elle éprouve

toute avancée véritable exige une résistance 
car l'être ne se révèle qu'à ce qui peut 
le traverser sans le briser

l'obstacle n'est pas l'ennemi du chemin 
il en est la profondeur cachée

Thurisaz rappelle que toute porte digne d'être franchie 
garde en elle une question plus ancienne 
que celui qui frappe










elle-même la porte avance


non pour s’ouvrir mais pour 

rejoindre

le vent

qui depuis toujours

habite 

le seuil


***





feu pour brûler uniquement
donner
flamme fendue


le feu n'a pas de réserve
il ne garde rien


il se consume
dans l'acte même de donner

la flamme est pauvre
de tout ce qu'elle offre

elle ne possède
que son propre abandon




flamme fendue

comme si la lumière
s'ouvrait en deux


pour laisser passer
une clarté plus ancienne


une part monte
une part demeure



dans le rouge des 
braises

le feu ne cherche pas
à survivre


il accomplit sa générosité






le feu ne connaît qu'un seul verbe  

donner


la flamme est une blessure verticale 

dans la nuit


ce qui brûle véritablement n'accumule 

jamais


la flamme fendue laisse voir l'intérieur 

de la lumière


donner c'est brûler sans diminuer 

l'origine


le feu consume le bois  

la lumière consume l'obscurité  

l'amour consume la séparation















lundi, août 03, 2026

pas sec

c'est le mot que retenait le vent



il ne l'emportait pas

il le portait

d'une pierre

à l'autre










le sentier parlait avant moi

chaque pas

retrouvait

sa syllabe



dans l'air

le vent

ne gardait rien


sinon

ce peu

de langue

que laisse

une semelle

sur la terre



le silence achevait le mot



non en le fermant mais en lui donnant

son dernier souffle


ce qui n'était pas dit

portait encore

la parole


le blanc

prolongeait

la syllabe

plus loin

que la voix


un mot ne s'arrête pas à sa dernière lettre

il continue

dans l'écoute




c'est peut-être là 

que commence son véritable sens




le souffle que tu ne retiens pas est le tien quand tu respires



le souffle 

que tu ne retiens pas

est le tien 


non parce qu’il t’appartient 

mais parce qu’il te traverse sans jamais s’arrêter




le souffle que tu ne retiens pas est le tien

au moment même où il cesse

de t’appartenir





le souffle

que tu ne retiens pas 

là 

seulement

tu respires






rafales de l’immobile

le silence
soudain pris de vent



minéral 


la montagne
souffle sans bouger


métaphysique 


ce qui ne passe pas
nous traverse





rafales de l’immobile

l'air heurte
ce qui ne cède pas

de cette rencontre
naît le monde






mardi, juillet 28, 2026

la crudité de l'air


l'air

n'a rien adouci

il est venu

droit

sans détour



la lumière avait le tranchant d'une pierre froide















le souffle

se dépouillait

dans cette netteté

jusqu'à l'os



rien

à quoi se tenir

sinon

cette transparence

qui coupait

plus sûrement

que le vent





d'un coup de vent et sans partage l'ouvert


le vent

n'a rien emporté

il a ôté

ce qui fermait



l'espace

est venu

d'un seul tenant

sans bord

sans recours



la lumière

n'avait plus

où s'arrêter

le regard

non plus



un seul souffle

avait suffi

pour que le monde

cesse

d'avoir

une limite



matin sur la lèvre plus épaisse


la nuit

n'a pas tout quitté

elle demeure

au bord

du souffle



la lumière

monte

avec peine


dans la chair

un mot

encore retenu

élargit

le silence



le jour

vient

par cette épaisseur

où la parole

avant de naître

garde encore

le goût

de l'ombre



montagne une fois encore

sans appel


la pierre plus ancienne que le pas


l'air

remis

à nu


le vent

n'a rien gardé


j'avance

dans ce qui

me précède


la crête ouvre ce qu'elle retire


un sommet

puis

le même

autrement



la montagne

ne revient pas

c'est moi

qui recommence



tâche du jour


à peine

un peu de lumière

à porter

jusqu'au soir




le vent

fera le reste


la pierre

n'attend pas


le pas

non plus


le jour

demande

si peu


tenir

dans l'ouvert

sans quitter

la lumière



soi-même air

sans contour


à peine

une respiration

où tenir


je passe

dans ce qui

me traverse


nul visage

à défendre


le vent me prête sa clarté


je demeure

dans cet air

plus léger

que moi-même



dehors venant du nord


l'air

n'a rien demandé

il est entré

droit

dans la lumière




la pierre

s'est éclaircie

du froid



le souffle plus court tenait davantage



un ciel

sans reprise

ouvrait

jusqu'à l'os


le nord

n'était plus

une direction

mais l'ouvert















un vide aura fait la soudure

non la matière

mais l'intervalle


le manque

a tenu

ce que le plein

séparait


une absence

plus résistante

que le métal



le blanc

rejoint

les deux bords

sans les toucher


ce qui était rompu

demeure

par ce qui n'était pas






matière sans destination

matière

qui ne va nulle part



elle demeure

dans son propre poids

sans promesse

sans issue


une avancée

immobile





matière insoutenable

non parce qu'elle écrase

mais parce qu'elle ne consent

à aucun ailleurs



elle est là

entière

comme une pierre

que rien

ne soulève



c'est peut-être

cette immobilité

qui finit

par porter

le regard




un pas et la route ira où j'ai été

elle ne me précède plus

elle se souvient

de la plante

du pied



la poussière

garde

un peu

de souffle



le chemin

ne conduit pas

il reprend

l'empreinte

déjà perdue



j'avance

dans ce qui

m'a quitté

et derrière moi

la route

commence







frein aussi a été le vent

non l'obstacle

mais la mesure


chaque rafale

reprenait

un peu

de l'élan



le pas

apprit

contre lui

sa justesse



le souffle

n'avançait plus

il tenait



et le vent 

qui semblait refuser la route l'ouvrait par sa résistance















lundi, juillet 27, 2026



la pente décide
l’ombre tient

l’une donne le sens de la chute
l’autre la profondeur de la lumière

entre les deux le marcheur apprend
que le paysage pense avant lui

dans cette entente silencieuse
la montagne dira




le monde est fait de forces qui ne parlent pas

nous appelons silence
ce qui nous précède


















le monde est fait de forces qui ne parlent pas 

la pierre le vent
la lumière

c’est nous
qui ajoutons la voix


le monde est fait de forces qui ne parlent pas

leur langue
est le poids


l’éclair
le froid



le monde est fait de forces qui ne parlent pas

elles déplacent les montagnes
ouvrent le ciel


ne demandent
aucun mot




le monde est fait de forces qui ne parlent pas

leur évidence est plus ancienne
que toute parole




le monde est fait de forces qui ne parlent pas

la phrase arrive après
comme une poussière sur le vent






la parole n'explique pas le monde  elle vient après lui 
comme un dépôt fragile sur une réalité
antérieure au langage


























la montagne est rapportée
la mémoire ne l’accompagne pas

la roche est présente
le relief demeure
le nom est prononcé
le passé ne revient pas
le regard rencontre la montagne
la présence suffit
la montagne reste
la mémoire demeure absente





sans mémoire montagne rapportée














l’air est droit
le souffle avance sans détour
le vent suit sa ligne
la clarté traverse l’espace
le froid tient sa place
le corps reçoit l’air
le ciel demeure ouvert
le mouvement reste simple
l’air persiste
la droiture demeure






les images arrondies ont disparu





la page

garde encore

leur élan


la blancheur

a roulé plus loin


un mot

reste debout

contre l'air


la pierre

a repris

son silence


ce qui manque

ouvre davantage


la lumière

vient

par l'effacement




rappelez-vous
que vous n’avez pas de forme


le corps prend une forme
la forme change
la présence demeure
le souffle continue
le mouvement traverse
aucune figure ne dure
la forme passe
la présence reste



la conscience est
la source est dite
tout ce qui est apparaît
la présence se manifeste
les formes surgissent
les formes disparaissent
la conscience demeure
la source ne cesse pas
l’être se tient
tout est

















un escarpement 

sera 

une parole de la roche


il se dressera sans défi simplement fidèle à sa verticale
offrant au vide une limite et au regard 
une hauteur

dans cette fracture du paysage il dira que certaines vérités
ne s’approchent qu’en  prenant 
de l’altitude













l’abrupt 

sera 

une décision de la terre

il interrompra le chemin sans rompre l’horizon
comme si la pierre avait choisi de parler sans détour

devant cette verticale sans compromis 
il dira que certaines rencontres  avec le monde commencent 
là où toute facilité 
s’arrête


























il n’y a que le maintenant 
rien d’autre

le reste
est une ombre portée
par la pensée

ici
le monde ne précède pas
ne suit pas 
il s’ouvre




une ombre portée
par la pensée

ce que l’esprit ajoute
à la lumière

jusqu’à oublier que le monde
n’avait besoin d’aucun commentaire











pourquoi être venus si loin 

c’est 

Le Bout Du Monde

ici



plus de route 
seulement l’air qui continue

nous avons marché
jusqu’à l’endroit où le paysage n’attendait plus personne


Sixt-Fer à Cheval le 23 juillet 2026




un pas en défaut produit l’abrupt 

la montagne
n’attendait
que cette hésitation

pour se dresser
dans toute sa verticale























dimanche, juillet 26, 2026

le glacier 
tordra le temps dans sa lenteur

ses glaces 
plieront la lumière 
comme une mémoire ancienne

les crevasses 
garderont le froid des commencements

dans cette blancheur en mouvement
il dira que ce qui paraît immobile
est parfois ce qui voyage 
le plus loin



comme tordue ira l'eau qui glace
moi-même meuble



















j’ai vu 
la blancheur de l’air 
dehors

elle ne venait ni de la neige ni du brouillard
mais d’une lumière 
devenue presque 
respirable

le monde 
semblait lavé 
de son propre bruit

dans cette transparence sans éclat
l’air disait que la clarté est parfois une matière



























le tarissement


est l'action 

de se tarir
de cesser de couler 
de s'épuiser progressivement

le tarissement
 
d'une source
d'un fleuve
des ressources
de l'inspiration

le mot vient du verbe tarir issu du latin torrere 
dessécher 



















tarissement

le silence qui gagne la source


tarissement

l'instant où le flux retourne à son origine


tarissement

la mémoire de l'eau devenue pierre


tarissement

l'épuisement apparent d'où renaît l'invisible


dans une perspective philosophique le tarissement 
n'est pas seulement une fin 

il peut désigner le moment où une forme cesse afin 
qu'une autre devienne possible 

dans le taoïsme il rappelle que le vide n'est pas absence
mais disponibilité

dans une pensée plus phénoménologique il marque 
le retrait du visible 

qui permet une autre 
apparition


le tarissement n'est peut-être pas la disparition 
de la source mais son retour 
au secret







eau
jusqu'à usure


le tarissement


eau



















dehors et hors de terre 
enfoui

le monde 
se révèle deux fois

ce qui émerge porte la lumière
ce qui demeure enfoui porte la mémoire

l’un s’offre au regard
l’autre travaille en silence

dans cette double présence la terre dira
que toute naissance est aussi 
une lente remontée
















je reste sur le jour comme un corps 
après soi

la lumière me traverse
sans plus rien retenir

le temps poursuit sa marche
mais quelque chose demeure
au bord de chaque heure

dans cette présence 
qui ne cherche plus à se rejoindre

le jour dira
que l’on habite parfois sa propre absence







le vent
à l’extrémité du jour 

dernier souffle avant que la lumière
ne retire son nom

l’air continue
seul
à porter
ce que le soir
ne peut plus dire





















mercredi, décembre 24, 2025



par un fil du vent 

l'équilibre infime

l’existence ne tient qu’à ce lien invisible 

une amarre de souffle 

au-dessus 

du néant


nous sommes des nomades sur un pont impossible

tendus entre l'ancrage et l'appel 

du géant










être lié au vent c'est accepter la danse 

la souplesse du roseau

sous la main 

de l'éther


ce fil n'est pas prison il est notre chance  

L'art de rester léger 

sans quitter 

la terre








montagnes et montagnes 

l'échelle de l'Immuable

c'est un dialogue de pierre qui n'en finit jamais Où la terre s'obstine à vouloir toucher l'air L'horizon se démultiplie en de sombres sommets Comme une houle fixe figeant le temps amer

D'une cime à l'autre c'est le même silence Le même poids d'abîme et de sérénité Multiplier les hauteurs n'est plus une distance Mais l'apprentissage pur de la verticalité














vendredi, décembre 12, 2025


11 décembre jour froid le long de la Chaise

le froid donne les encoignures de l’étendue 


le froid dessine 

les angles du monde

l’étendue se met à respirer dans ses lignes gelées



là où le froid touche

le vaste se replie en coins secrets invisibles 

au regard chaud













le froid apprend à voir l’espace 

chaque souffle glacé révèle une arête de l’étendue



dans le froid 

l’infini 

se plie 

en angles 

que seule 

la glace révèle
















mardi, décembre 09, 2025


André du Bouchet

non pas un poète du monde
mais un voyageur du temps arrêté
allant dans l’épaisseur des instants
comme on franchit un ciel trop proche




















Il marche dans les siècles sans les parcourir 

il les fend

comme on fend l’air avec le front

à travers un blanc qui brûle



Son pas ne mesure pas la distance  il mesure la déchirure

par laquelle le réel se laisse entrevoir

à même la pierre

le vent

la page encore froide



Du Bouchet avance dans un temps qui ne déroule rien

mais se ramasse autour de lui

en éclats de lumière

en blocs d’air

en secondes compactes

où tout pèse soudain plus lourd


Voyageur d’un temps sans ligne il n’habite pas l’avant ou l’après 

il habite cette arête 

ce point vif

où le monde apparaît

comme s’il venait d’être créé

où la langue n’a pas encore trouvé

sa propre respiration


Il recueille ce qui va trop vite pour être vu

et ce qui demeure trop lent

pour être pensé



Le poème devient alors le passage où ces vitesses contraires

se rencontrent sans se rejoindre

Du Bouchet marche dans un présent

qui n’existe que par fragments

et chaque fragment

est un monde entier

poussière d’absolu

paupière de lumière

pierre qui garde le souffle



Portrait du poète  un homme debout dans le vent

qui laisse le temps glisser

entre ses doigts ouverts

pour n’en garder qu’un éclat 

assez pour tenir

assez pour brûler


*


poète

SCRIBE DE L’ÉCLAIRCIE 

constructeur d’yeux dans la lumière

il écrit non pas pour raconter mais pour ouvrir

il taille dans le réel des fenêtres instantanées

on lit ses phrases comme on marche dans un rayon de soleil

c’est un architecte du clair



***





peut on dégager un enseignement spirituel dans la poésie 
d'andré du bouchet

oui mais à condition d'entendre le mot spirituel dans un sens très particulier  Chez André du Bouchet il ne s'agit ni d'une spiritualité religieuse ni d'une mystique fondée sur une révélation ou une transcendance Son œuvre propose plutôt une ascèse de l'attention une manière d'habiter le réel jusqu'à son point de plus grande nudité


on peut dégager plusieurs enseignements



le réel précède la pensée

Du Bouchet ne cherche pas à imposer un sens au monde Il laisse le monde parler avant le langage La montagne le vent la pierre la neige le vide ne sont pas des symboles  ils sont des présences Le poème devient l'exercice par lequel la conscience renonce à dominer ce qu'elle rencontre


c'est une véritable discipline intérieure 

voir avant de nommer


le vide est une ouverture

les blancs de la page sont aussi importants que les mots

ils ne signifient pas un manque mais un espace disponible

spirituellement cela rappelle certaines traditions contemplatives 

le silence n'est pas l'absence de parole 

il est la condition de son authenticité

le poème apprend à ne pas remplir immédiatement le monde d'explications




dépouiller le moi

le  je  de Du Bouchet n'est jamais 

un sujet psychologique qui raconte son histoire

il est un point de passage

le vent traverse le poète autant que le paysage.

le sujet cesse d'être le centre 

il devient un lieu où le monde advient


cette attitude évoque autant la phénoménologie que certaines intuitions du zen ou du taoïsme sans que Du Bouchet ne s'y rattache explicitement



l'instant comme éternité concrète

le temps n'est pas une succession d'événements

un souffle une lumière sur une pente une pierre dans l'air 

suffisent à ouvrir une profondeur qui échappe au temps chronologique.

l'éternité n'est pas ailleurs

elle affleure dans l'intensité de l'instant pleinement vécu



marcher comme exercice spirituel

la marche occupe une place essentielle

elle n'est pas déplacement mais transformation

chaque pas engage tout l'être

le paysage devient une pédagogie

l'abrupt le vent la neige enseignent davantage que les concepts

la montagne n'est jamais décorative 

elle oblige à une justesse de présence


une éthique de l'exactitude

chez Du Bouchet, écrire consiste à approcher le mot juste 

sans jamais croire qu'il possédera la chose

cette humilité est profondément spirituelle.

elle suppose que le langage reste fidèle à ce qui le dépasse

le poète ne crée pas le monde 

il s'efforce de ne pas le trahir




une spiritualité sans métaphysique affirmée

contrairement à des poètes comme René Char

qui laisse parfois entrevoir une dimension oraculaire

ou Rainer Maria Rilke qui ouvre sur l'invisible

Du Bouchet demeure fidèle à une immanence radicale

il ne promet rien

il ne révèle aucun arrière-monde

le monde visible suffit

pourvu qu'on le rencontre sans écran



une leçon intérieure


ne pas chercher au-delà du réel 

laisser le silence précéder la parole 

accepter le vide comme condition de la présence 

marcher jusqu'à ce que le paysage pense en nous 

habiter l'instant sans vouloir le posséder 

écrire ou vivre avec une exactitude qui naît de l'humilité




Ainsi, la poésie d'André du Bouchet ne conduit pas vers une vérité cachée derrière les choses Elle invite à une disponibilité si entière que les choses les plus simples  une pierre une rafale une pente une éclaircie deviennent le lieu même où l'être se manifeste Ce n'est pas une spiritualité de l'élévation hors du monde mais une spiritualité de l'exposition  se tenir dans l'air devant le réel  jusqu'à ce que le langage et le silence trouvent leur juste mesure




















dimanche, novembre 30, 2025

cinq mots 

très légèrement chromatiques ou atmosphériques 


les ici sont des maintenant


poussière 

glissant vers 

le gris



nuit dérivant sous la braise















ombre 

penchée contre la pluie




lumière 
couchée 
dans
l’
argile



souffle 

perdu dans le blanc




brume 

tirant vers l’ocre


aube dissoute dans la cendre

vent dormant sous la pierre

silence posé sur le bleu



terre rompue par la lueur / néant incliné vers la gloire


givre 

coulant entre deux ombres


brouillard appuyé 

sur l’

os



pluie glissant hors du temps / éclat tourné vers la poussière


nuit broyée dans la 

lumière




sable ouvert sur la nuit


brèche mordant 

dans le 

ciel




ombre tirant vers l’aube / feu replié dans le froid


cendre tirant sur le bleu


sur 

le trajet 

du 

soleil













fragments cryptiques autour de cendre tirant sur le bleu  
très courts énigmatiques
presque irrespirés 


la poussée nébuleuse

cendre bleue lumière mourante

braise froide 

teinte 

céleste



bleu cendré  fin suspendue  reste d’incendie 

céleste






terre est le visage






gris montant vers l’air

bleuité 

posthume  



cendre rêve de ciel   souffle pâli bleu faible

nuit broyée en poussière

lueur survivante



déteinte


abandon bleuté

résidu d’aube

chute couleur air


silence brûlé  braise devenue ciel


le support de nouveau était vide


le disponible et le vide













vendredi, novembre 14, 2025

un lexique des mots
images et notions récurrents dans la poésie d’
André du Bouchet


la poésie d’André du Bouchet se caractérise par une langue très dépouillée minérale proche du souffle où le poème avance par éclats

ses mots récurrents renvoient souvent à des éléments naturels à des phénomènes de perception et au geste même d’écrire

les éléments naturels

ils forment l’ossature de son imaginaire 















Air / vent / souffle

  • air

  • vent

  • souffle

  • courant

  • respiration

  • souffle coupé



Terre / roche / pierre

  • pierre

  • roche

  • sol

  • paroi

  • fissure

  • poussière

  • gravier



Feu / chaleur

  • feu

  • brûlure

  • braise

  • chaleur

  • éclat



Eau / glace

  • eau

  • pluie

  • torrent

  • froid

  • glace

  • neige



le paysage  dénuement altitude ouverture

du Bouchet écrit souvent en relation avec 
des paysages de montagne ou de plaines ouvertes 


  • ciel

  • horizon

  • bord

  • crête

  • pente

  • espace

  • ouverture

  • vide

  • dehors



le corps et le mouvement

le corps est souvent 
ressenti comme pris dans la matière du monde 


  • marche

  • pas

  • souffle

  • face

  • main

  • peau

  • poids

  • présence



la page l’écriture la trace

le rapport entre le poème et la page est central chez lui 



  • page

  • blanc

  • rature

  • trait

  • rupture

  • mot

  • silence



lumière et obscurité

le contraste entre apparition et effacement structure sa poésie 


  • lumière

  • ombre

  • éclat

  • nuit

  • obscur

  • blanc

  • noir



mots de friction choc résistance

la langue chez du Bouchet 
cherche souvent la rudesse ou l’âpreté du réel 


  • heurt

  • frottement

  • écart

  • rupture

  • retrait

  • arrêt

  • déchirure



le temps  instant surgissement

chez lui le temps est discontinu ponctué 


  • instant

  • soudain

  • surgissement

  • commencement

  • passage

  • retard

  • trace



couleurs peu nombreuses mais structurantes

souvent très sobres 


  • blanc

  • noir

  • gris

  • bleu pâle

  • ocre










mardi, novembre 04, 2025

 


aujourd'hui c'est

Thénésol la Corria forêt profonde

novembre 

2025












ici monde 

à nouveau l’autre monde où 
pour chacun n’être pas en possession de se rejoindre nous 
ne nous rencontrons pas

 

Ici monde à nouveau l’autre monde 

 

comme si le monde dans sa répétition contenait déjà son envers 

chaque ici est un ailleurs chaque apparition un reflet

 

le monde que nous habitons se double d’un autre
intérieur invisible décalé d’un souffle

 

où pour chacun n’être pas en possession de se rejoindre  


c'est là le cœur du vertige  

chacun existe mais sans être en pleine possession de soi 

nous sommes morcelés différés 

incapables de nous rejoindre entièrement même en nous-mêmes

 

nous ne nous rencontrons pas 

la conséquence tragique et douce  

la rencontre est toujours manquée ajournée traversée par la distance d’être 

Le poème parle d’un monde en déphasage

où chaque être erre dans sa propre vibration 

trop lente ou trop rapide pour coïncider avec celle de l’autre

 


deux mondes 

le monde apparent où nous vivons agissons parlons 

l’autre monde celui du dedans du silence de la conscience 

entre les deux il n’y a pas rupture  mais glissement 

on passe de l’un à l’autre comme l’eau passe la pierre  

lentement par infiltration



ici monde à nouveau l’autre monde 
le monde visible est le revers du monde intérieur
la rencontre impossible vient de là 
chacun se tient dans son envers









ici monde à nouveau l’autre monde


nous marchons l’un dans l’autre 

sans le savoir


le jour traverse nos corps 

sans nous confondre



la parole tombe


avant d’avoir touché


pour chacun n’être pas en possession de se rejoindre   

c’est vivre


nous ne nous rencontrons pas



nos 
ombres 
parfois se frôlent dans 
la lumière



là 

un instant


le monde se souvient


de son double

















 


 




Col du Pré

novembre

2025

j’avance à pas de silence








le sol s’écrit sous mes semelles
puis s’efface derrière moi


comme si 

la marche était  gomme autant que crayon







chaque pas me retire un poids

chaque souffle défait 
une phrase

à force d’aller je deviens la trace qui s’efface


sentier sans bord
oubli en marche

chemin faisant ou défaisant 


c’est le même pas

mais le regard 
a changé


le chemin 

n’est plus direction 

mais 

processus 


lieu 

où l’être 

se tisse et se défait 

simultanément



beauté 
sobre et vertigineuse d'un mouvement qui construit autant qu'il efface

chemin faisant ou défaisant























Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

" " (3x4) * & # 111 12 14 1984 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati AN Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Nice Niedecker Nietzsche Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Ramanujan Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet Vaneigem vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Vioulac Virgile Virgule visage VitaNova Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf wuwei ww. WWFDH www Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

Archives du blog