portions d'espace et longueurs d'onde mesurables
parole surgie dans le champ
une clarté axiale
traverse sans bruit le bas le haut
le dedans
le dehors
une ligne à peine visible mais tout s’y ordonne
la pierre
le souffle
la parole
même la lumière
elle descend elle monte elle ne choisit pas
elle tient
l’axe
dans cet axe un seul point clair
où le monde cesse
de se séparer
pensées fines pensées dispersées
un peu de bruit
un peu de mémoire
un peu de demain
ça tombe sur le regard ça trouble
la chose simple
ne pas chasser ne pas retenir
laisser tomber
la poussière mentale
jusqu’au fond
jusqu’au silence
la pierre reste l’eau passe le ciel s’ouvre
ce qui pensait
se tait