c’est au fond
on y apprend que ce n’est pas le sujet qui parle de la chose mais la chose qui parle par le sujet et que de ce renversement de cette culbute la chose écrite ou parlée en devient drôle
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
c’est au fond
on y apprend que ce n’est pas le sujet qui parle de la chose mais la chose qui parle par le sujet et que de ce renversement de cette culbute la chose écrite ou parlée en devient drôle
je vais vers l’au-delà
et toute peine
sera
un jour
un aiguillon
de l’extase
encore quelques temps
et
une fois délivré
je gis
enivré
dans le sein de l’Amour
la vie infinie
coule puissamment en moi
je regarde d’en haut
vers toi en bas
près de ce tertre
s’éteint ton éclat
une ombre
apporte
la fraîche couronne
o ! aspire-moi
bien-Aimée
avec force vers toi
que je m’endorme
et puisse aimer
je sens de la mort
le flux rajeunissant
mon sang se change
en baume et en éther
je vis des jours
pleins de foi et de courage
et je meurs pendant les nuits
dans
un embrasement sacré
les livres sont
un genre moderne de l'être historique
mais de la plus grande importance
ils prennent peut-être la place
des traditions
on doit considérer les maladies
en partie comme
une folie du corps humain
et comme
des idées fixes
notre corps ne devrait-il pas être
bien plus abstrait
que nous ne le croyons
d'ordinaire
?
l'essence de la maladie
l'essence de la vie
un flux mis en forme
n'est assurément pas douteux
la pesanteur
le plein et le vide
philosopher
un triple ou double
réveil veille conscience
la politique
une science historique érudite
un art
possibilité d'
une souffrance
infiniment excitante
la faiblesse
un engendrement de l'eau
