recueil de l'hermitage
Ryokan marche dans le jardin de l’instant les nuages passent plus vite que la pensée une feuille morte devient maître une pierre un miroir de l’âme le monde s’éloigne doucement le cœur se pose sur le souffle du vent le ciel n’est ni loin ni proche il est là dans le tremblement des bambous
accueillir
le poème comme une flamme fragile rester assis laisser tomber tout ce qui n’est pas soi et dans ce repos la vie se révèle dans sa clarté simple comme une goutte de pluie sur le toit de chaume