vous avez servi le peuple et sa superstition
la terre est devenue un cristal où l'on voit
c'est l'instant
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
minima moralia
éthique à hauteur de poussière
non pas grandes lois mais gestes presque invisibles
le bien n’éclaire pas il ajuste
comment poser la tasse sans heurter la table du monde
ce qui sauve n’est pas héroïque
ADJECTIFS QUALIFICATIFS
la plupart des êtres n’ont pas le sens du qualificatifl'accouchement du sens
mordre le piédestal pour que le vrai se dresse
l'esprit moqueur est la seule
sagesse
c'est une vision très voltairienne de l'intelligence
apprenons à nager dans la tempête
non pour vaincre la vague mais pour épouser son cri
l'écume est le sel dont l'esprit se nourrit
celui qui cherche le port en courbant la tête
ignore que l'abîme est
un maître sans
fard
la paix n'est pas l'abri mais
le courage du
regard
c'est dans l'eau furieuse
que le corps se
déleste
l'âme devient le sillage
et l'effort devient
le geste
cette image évoque une sagesse stoïcienne face aux éléments
***
LHDH
ce n'est pas une histoire d'amour
c'est une lande
qui pense
le vent
entre
dans les maisons
comme il entre
dans les êtres
rien
n'est séparé
la pierre
la bruyère
le ciel
la passion
tout appartient
à la même tempête
les vivants
et les morts
se répondent
à travers
le même souffle
on ne possède pas
la lande
on lui appartient
et l'amour
n'y cherche pas
le bonheur
il cherche
une identité
plus ancienne
que les noms
comme si deux êtres
étaient
une même force
déchirée
en deux corps
le vent
n'est pas le décor
il est
le véritable personnage
un morceau d’espace n’est jamais qu’une attente
un éclat d’invisible que l’on croit posséder
mais que nul mur nulle main
ne saurait garder
c'est
une fenêtre ouverte
une brèche vivante où l'immensité
s'engouffre et vient se poser pour forcer nos limites à enfin se briser
le plus petit fragment de l'éther souverain
contient tout l'univers dans
le creux de son
grain
objet dans l'air du jour qui oblitère
une réflexion sur la saturation
de notre présent où l'objet finit par effacer l'horizon
l’objet dans l’air du jour s'impose et scintille
un miroir sans tain qui capte
chaque regard
et dresse entre nous et le ciel
un rempart
il oblitère le vide
il l'étouffe et
le pille
remplaçant l'infini par l'éclat du moment jusqu'à ce que l'être
s'efface dans l'ornement
mais sous la surface de ce qui nous encombre la vérité attend que
l'objet redevienne ombre
la main en suspens