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dimanche, août 10, 2025

les femmes et les enfants d’abord 


Mehdi Belhaj Kacem

 

à l’heure où j’écris a lieu 
le premier génocide en direct de tous les temps 

Oh certes ce n’est pas en consultant vos chers médias français et généralement occidentaux que vous vous en aviserez

mais tout ce qui n’est pas l’Occident y assiste 

je parle évidemment du génocide des gazaouis perpétré pour l’instant en toute impunité par l’État israélien et le gouvernement Nethanyahou qui le dirige

il y a ce jour plus de 20.000 civils assassinés et plus de 50.000 blessés graves pour la plupart des femmes et des enfants 

les femmes et les enfants d’abord  

mais à l’envers comme toujours avec les sionistes
















la destruction totale de toutes les infrastructures 
le ciblage délibéré 

des hôpitaux 
des écoles 
des mosquées 
des Églises 
le sevrage des réseaux d’approvisionnement en nourriture
eau 
électricité 
médicaments 
fait que la famine et l’amoncellement des cadavres putrescents ramènent un peu partout 
le choléra 
la tuberculose 
l’hépatite
le paludisme et que sait-on encore 

les soldats de Tsahal font défiler des prisonniers palestiniens à poil et à genoux un général de l’armée la plus morale du monde twitte que s’il ne tenait qu’à lui ces gens seraient enterrés vivants car ce sont des sous-hommes

et d’ailleurs des soldats de Tsahal n’hésitent pas à enterrer des Palestiniens vivants ou à se vanter de tuer des enfants regrettant seulement que ce ne fussent pas des bébés pour parler un peu à la Surya 

d’autres soldats pissent sur les cadavres des Palestiniens juste après les avoir abattus 

un des rappeurs les plus célèbres d’Israël produit une chanson où il dit que le meurtre d’un bébé gazaouï est une excellente chose et beaucoup de citoyens israéliens pensent pareil

le ministre de la Défense israélien dit que tous les gazaouis sans une seule exception sont des animaux humains

d’autres parlent de vermine de fourmis de cancrelats

un colloque canadien sur l’antisémitisme qui a eu le malheur ou plutôt le mal-heur de débuter aux alentours du 7 octobre 2023 autre événement, comme on l’aura compris produit un dessin caricaturant les Palestiniens en cafards

ça ne vous remet pas quelque part  

moi si 


pour marquer le coup je traduis de mes petites mains et les larmes aux yeux le poème du plus grand poète palestinien depuis Mahmoud Darwich 

le poème s’intitule, très sobrement 

au sens le plus précis que prêtait Lacoue-Labarthe à l’adverbe 

Si je meurs 



Si je dois mourir

tu dois vivre

pour raconter mon histoire 

pour vendre mes affaires

pour acheter un bout de vêtement

et quelques rubans fais-les blanches avec une longue queue

pour qu’un gamin

quelque part à Gaza

pendant qu’il regarde

le paradis dans les yeux

attende son père

partir en un souffle

et ne souhaite aucun Adieu

pas même à sa chair

pas même à lui-même 

regarde le cerf-volant

le cerf-volant que tu m’as fait 

voler dans les airs 

et pense un instant qu’un ange est là 

te ramenant de l’amour 

si je dois mourir

autant que cette mort te donne de l’espoir

laisse cette mort être un conte

 


voilà. 

toute ressemblance avec un certain 

Paul Celan 

immense poète juif survivant de la Shoah pour ceux qui l’ignoreraient 

dans son poème 

Fugue de mort par exemple



alors 

vous 

vous montez en fumée dans les airs

alors 

vous avez 

une tombe au creux des nuages

on n’y est pas 

couchés à l’étroit


serait tout sauf fortuite


MBK


































c’est ce qui oppose le fou au pervers 


ce dernier est celui qui décide en son âme et conscience de faire le Mal 

c’est l’un des seuls traits d’union de la psychose individuelle  presque toujours tournée contre soi  à la psychose collective presque toujours tournée contre autrui 

les collectivités génocidaires par exemple ne décident pas au cas individuel par cas individuel de faire le Mal

c’est toujours une autorité plus haute qu’elles qui les contraint à faire le Mal en présentant toujours ce Mal comme un Bien



Mehdi Belhaj Kacem  

La Folie


















samedi, juin 08, 2024



pour sa carte blanche 

Mehdi Belhaj Kacem 

a choisi 

un texte de 

Pierre-Henri Castel 

extrait de Pervers analyse d'un concept


voici 

le texte dans son intégralité 





























rendons alors la parole à Sade  

la Nature qui vous soutient dans votre être moral et éternellement croyez-vous qui légitime vos aspirations à l’excellence  la Nature qui vous fraye la voie d’accomplissements vertueux qu’elle destine à votre espèce ou à sa forme de Vie -cette Nature est-elle si constante et votre espèce en son sein a-t-elle devant elle tous les lendemains dont elle s’arroge depuis si longtemps la disposition ? 

il est saisissant de constater combien pour les hommes de Bien l’infini est bon marché et la récompense inéluctable

il fait absolument sens pour eux d’être moral parce que les tendances au Bien qui les anime les dépassent s’étendent au-delà de leurs existences finies et misérables  et touchent à une humanité sans cesse à venir 

ils en viennent à confondre l’espoir sans lequel ils ne pourraient subsister avec une finalité réellement inscrite dans l’ordre des choses 

et leur confiance imbécile dans leur essence leur a permis jusqu’ici de traiter le Mal comme un simple accident de parcours 

ils  savent  du moins idéalement pour quoi ils meurent et à défaut du Ciel  ils ont inventé le Sens

toutefois  accordez seulement un regard à ces travaux de plus en plus nombreux de plus en plus convaincants qui montrent courbes et chiffres à l’appui que ladite humanité n’en a plus pour un temps infini mais peut-être à peine pour quelques siècles un ou deux milliers d’années tout au plus

ne haussez pas les épaules lisez-les ! 

quand la mer sera sans poissons et le ciel sans oiseaux quand tout ce qui pousse ou respire se révélera difforme ou empoisonné quand les prétendues téléologies naturelles et les excellences de toute sortes que vous admirez tant se seront révélées pour ce qu’elles sont des hasards fugitifs et fragiles dans un jeu aveugle des éléments matériels où il n’importe pas plus à la Nature de susciter une multitude d’espèce bariolées que d’étaler une morne bouillie grisâtre à la surface des rochers nus quand les gens affamés écrasés sous les édifices politiques injustes et de plus en plus boiteux que la pénurie et l’insécurité auront multipliés commenceront à s’entre-tuer pour les dernières richesses puis pour leur apparence puis pour les ultimes moyens de survie et finalement pour rien alors mes divagations prendront une autre portée 


jusqu’ici 
Sade n’était pour vous que le nom 
d’un vertige

c’est curieux disiez-vous en me lisant  mais presque tout ce qu’on peut dire en faveur du Bien on peut l’inverser et en faire un argument en faveur du Mal

vous vous sentiez cependant à l’abri

c’était un jeu de l’esprit à moitié convaincant et la pulsion de mort vous semblait suspendue à un artifice poétique à une rhétorique du Négatif sans prise sur la réalité 

l’homme c’est vrai n’a pas forcément une  bonne nature  

mais même si sa nature est souvent mauvaise  il en a encore une  et donc des finalités des modalités spécifiques de vie bref il a sa place prévue dans le Tout 

et cela vous rassurait

en prenant peu à peu conscience que l’humanité voit sa mort approcher dans l’histoire qu’on ne parle plus de son extinction comme d’une disparition asymptotique à l’échelle des astres mais que peut-être il coulera moins de temps entre le dernier des humains et nous qu’entre nous et disons  le Christ une autre possibilité va concrètement s’esquisser. 

ce qui n’était qu’un vertige moral voire littéraire se changera en une option pratique de plus en plus séduisante 

plus la fin de tout sera proche et plus l’unique choix de raison sera pour les hommes d’ailleurs chaque jour moins nombreux d’en tirer les jouissances les plus atroces les plus démentes les plus excessives 

et que feraient-ils d’autre 

dans leur désespoir qui soit plus passionnant ? 

Le bien ? 

mais je vous le demande 

pour qui pour quoi et au nom de quel 

principe naturel  

parce qu’il se suffit à lui-même 

et que le mérite comme on dit aux petits enfants est

sa propre récompense ? 

mais alors  

pourquoi en êtes-vous là  à ce point 

de déchéance ? 

qui d’autre que vous sous la seule impulsion de l’avidité et du mépris de l’avenir a mis le monde dans l’état effroyable où il est en sorte qu’il vous refuse maintenant ses secours ? 

comme une vaine commémoration des héros moraux d’autrefois 

puisque le futur c’est-à-dire la condition du sens et de la reconnaissance n’existera bientôt plus pour personne ? 

ce culte vous ennuiera vite

guerres et injustices en revanche qui se produiront déjà spontanément en nombre sous le coup de la misère ou de la peur offriront à foison l’opportunité de voluptés cruelles

car tout le monde ne voudra pas se laisser mourir 

beaucoup sans doute voudront d’abord tuer  en grand 

l’exemple de leur perversité sera communicatif

ses effets raffinés ou brutaux causeront du moins le besoin d’y répondre à l’envi  voire de les devancer avant de s’en trouver soi-même la victime 

avant de tuer on se permettra donc l’inconcevable

chacun de mes supplices  tous mes excès de lubricité connaîtront une seconde jeunesse

on en inventera d’autres que mon seul regret est de ne pas avoir devinés

ce sera le vrai triomphe de l’égoïsme

les derniers individus  pour qui la mort aura une signification d’une amertume qu’elle n’a jamais eue pour aucun de ceux qui les ont précédés depuis les débuts de l’humanité  se tourneront avec férocité contre leur prochain

et le reste de la société criminelle qu’ils formeront ne leur offrira rien de plus et bien malgré eux! que les moyens de se nuire plus redoutablement les uns aux autres 

alors sur un dernier monceau de cadavres au milieu des cendres et des ruines dans une nature définitivement ravagée enfin sûr de ne survivre dans la mémoire de personne je me dresserai le Dernier. 



et 
mon visage 
scrutez-le bien sert 
de miroir où chacun d’entre vous 
se reflète déjà sans le savoir





le bel âge de 

Mehdi Belhaj Kacem

France Inter

Boomrang

Mardi 24 janvier 2017





















vendredi, mai 10, 2024




jeu 
d’anarchie et enjeu 
dialectique


dans l’œuvre 
de 

Mehdi Belhaj Kacem

*



















Alain Santacreu


en ce premier quart du 21e siècle 
la pensée philosophique se retrouverait devant 
deux impasses 

soit 
la réitération 
du totalitarisme métaphysique

soit 
le chaos 
de la contingence postmoderniste 

comment faire pour éviter ces voies sans issue 

la question de l’agir   
que faire 
 
suscite 
immédiatement 
une autre interrogation 

pourquoi en sommes-nous arrivés là  

le système du pléonectique  de Mehdi 
prenant la mesure de notre tragique situation époquale nous transmet un levier esthétique et éthique pour tenter de soulever la chape techno-mimétique qui nous étouffe


























mardi, octobre 31, 2023








QU’EST-CE QUE LE SYSTÈME DU PLÉONECTIQUE 

Mehdi Belhaj Kacem

Guillaume Basquin

« La vraie philosophie consiste en un déboulonnage de la mécanique universellement reçue de la Raison […] Chaque fois qu’on sort d’une philosophie digne de ce nom, c’est bien la perception, au sens quasiment physique, du monde, qui change, voire sa sensibilité même ». Mehdi Belhaj Kacem


Dès son introduction, qu’il nomme, pas par hasard, « Philosophie hors les murs », Mehdi Belhaj Kacem (MBK ensuite) se place dans une généalogie prestigieuse de philosophes et penseurs-critiques non universitaires : Spinoza, Hölderlin, Kierkegaard, Nietzsche, Walter Benjamin, Günther Anders, Georges Bataille, Schürmann, Maurice Blanchot, et enfin, last but not least (il considère qu’il est le penseur politique le plus important de la seconde moitié du XXe siècle — et nous approuvons), Guy Debord. 

Car telle est la généalogie d’une morale belhajkacémienne : être un penseur extra-scolastique, c’est-à-dire faire partie d’un cercle qui se dénombre sur les doigts de deux mains depuis Kant. Nécessaire « réaction » à la « stérilisation sans précédent à quoi a abouti la monopolisation du concept par l’Université ».

Ce qui impressionne, avec la théorie de Belhaj Kacem qui donne son titre au livre, c’est qu’elle s’applique quasiment à tous les domaines de la vie sociale de l’homme, du péché originel à l’art, en passant par la chasse, le jeu et l’agriculture. 

Dès le péché originel, c’est le fruit défendu de l’Arbre de la Connaissance, c’est-à-dire la volonté de savoir (coucou Michel Foucault), qui tente l’homme (et la femme). 

Pour caractériser cet « avoir plus » continuel, MBK utilise très souvent un mot rare, « exponentiation », qui concerne la totalité des activités humaines depuis 30 ou 40 000 ans, y compris la sexualité humaine trop humaine : une volonté d’appropriation et de transgression toujours exponentielle. 

Jacques Henric, lui voyait les choses comme ça : « Qu’est-ce qui fait ouvrir les livres ? » Un certain savoir (ça-voir) sur le sexe, bien sûr !… Prenons l’entrée « Katharsis » de son livre ; on y lit : « Tout dépassement (supra) est la katharsis de quelque chose, son évacuation, sa « purgation » a-t-on traduit pendant bien longtemps. » Ainsi, et par exemple, quand Sade se dépasse dans la démesure sexuelle dans ses romans (n’oublions jamais qu’il est enfermé, sans partenaire sexuel, pendant de très nombreuses années), c’est pour évacuer un trop d’énergie dite sexuelle, très certainement. 

Nous lecteurs, témoins de tant d’atrocités, sommes purgés de ce Mal absolu, et a priori ne le commettrons pas dans le réel, « améliorés » comme êtres humains par le phénomène artistique bien connu de la katharsis, ou purgation des passions. 

Pour le dire vite et résumer : le spectacle du Mal nous en dispense. 

Pour notre philosophe, toute l’Histoire de l’art est pléonectique, en ce sens que nous avons toujours besoin de plus de violence dans la représentation (exemplairement au cinéma), et de plus en plus sophistiquée, pour y croire encore. 

Puisque toute l’Histoire humaine est intrinsèquement liée à l’« avoir plus », il était inévitable que l’art ne dérogeât pas à cette contrainte interne et comme ontologique à l’humaine condition : le système du pléonectique ?

Humain, trop humain !…

Pour MBK, « la philosophie réelle démontre toujours quelque chose, ou n’est rien ». (D’où que la plupart de ses concurrents actuels tombent dans le néant.) Mais il y a plus : on sait que Gilles Deleuze définissait la philosophie comme « création de concepts » ; raison pour laquelle il renvoyait à leurs « chères études » tous les autoproclamés « Nouveaux Philosophes » des années 80-90. MBK précise cette définition nécessaire mais non suffisante : « Un concept, c’est un outil mental de compréhension du monde qui n’existait pas avant lui, et donc en somme une clarification de ce monde même, qui n’aurait pas lieu sans lui. » 

Précisons, au-dessus de l’épaule de Mehdi : être philosophe, c’est avoir un savoir conceptuel propre, « à soi », comme l’était la nécessité d’avoir « une chambre à soi » pour l’écrivain-femme au temps de Virginia Woolf. 

Voici donc un livre, Système du pléonectique, qui regorge de concepts ; suivons donc leur fil :

Le pléonectique

Nous l’avons déjà vu, ce néologisme inventé par l’auteur signifie « avoir plus » ; et ce concept permet, selon lui, de remonter à la racine de tous nos maux et problèmes : « Que le capitalisme et l’écocide sans cesse accéléré ressortissent d’un seul et unique processus, justement celui que j’appelle “pléonectique”. » 

Ce concept « d’avoir plus » explique presque tout ce qui constitue les conditions de la philosophie : « Sexualité et art, science et mœurs, politique et religion, éthique et psychologie, etc. » Plus le temps avançait, plus l’homme a voulu de sexe hors reproduction, et plus il a voulu de science pour « expliquer » la quasi-totalité du monde. Cette expansion est sans fin, et est concomitante au capitalisme même, que cela plaise ou non. (Notons ici que le soviétisme avec son économie planifiée ne fut pas en reste dans la course à la production, et ne constitua donc pas un modèle crédible pour une sortie du pléonectique.)

Le Mal radical

Le grand thème de MBK, son « beau souci », son sujet d’étude principal, désormais, c’est le Mal, avec un M majuscule, c’est-à-dire la souffrance induite par le seul comportement de certains hommes vis-à-vis de leurs frères : une souffrance hors Nature, en quelque sorte, et non justifiée par ses lois immuables. 

Expliquons-nous : une lionne qui tue une antilope pour se nourrir ne commet pas de mal ; c’est sa nature et l’ordre de la Nature qui commande son acte ; un homme qui tue son prochain, si ! D’où les Commandements de la première religion monothéiste, et en particulier celui-ci : « Tu ne commettras pas de meurtre. » En quelque sorte, être humain ne va pas de soi ; et il faut que l’homme soit éduqué à ces commandements, car « l’horreur n’est pas au fond des choses, mais de l’homme ». Pour MBK, la radicalité c’est l’action de revenir au radical, c’est-à-dire à l’origine – par exemple à celle du Mal – radical ou pas.

Penser, c’est penser dangereusement ; 

dès lors cette activité-là elle aussi devient pléonectique : là où ça pense ; là croît aussi le danger ! L’art moderne en soi est une déclinaison du Mal sous toutes ses formes, de plus en plus étendue : « Une véritable esthétique du Mal. » Pourquoi ? Nous laissons au lecteur le loisir de découvrir les clés de ce mystère tout entier pléonectique (c’est-à-dire que plus le temps avance, et plus les visions horrifiques, montrées ou suggérées, sont terribles et violentes, en particulier depuis les débuts de la modernité, qu’on peut faire remonter à Sade et Goya). 

Quelqu’un comme Walter Benjamin, exemplairement, avec son concept d’aura à l’heure de la reproduction mécanisée des œuvres d’art, a changé le cours de la philosophie de l’Esthétique ; MBK en fait de même, et ça se saura de plus en plus dans l’avenir.

La perception

« La vraie philosophie consiste en un déboulonnage de la mécanique universellement reçue de la Raison […] Chaque fois qu’on sort d’une philosophie digne de ce nom, c’est bien la perception, au sens quasiment physique, du monde, qui change, voire sa sensibilité même ». 

Il n’en va ainsi pas différemment de la philosophie que de l’art : une nouvelle philosophie, dérouillée, sera une philosophie-action, comme il y eut l’action-painting ! 

Voir c’est percevoir (Bergson et Deleuze) ; et la « Raison commande aux perceptions communes », qu’il s’agit de bousculer pour les déboulonner.

Abécédaire

On connaît la fortune critique de l’Abécédaire de Gilles Deleuze ; mais on ne sait pas encore que ce livre titré Système du pléonectique (en passant, je souligne que le fait que je n’aie pas entendu parler de ce livre à sa sortie, pour cause de panique pandémique, est en soi un scandale) en est aussi un : « Ce livre, qui réserve au concept de jeu une place inusitée en philosophie, est au fond lui-même conçu comme une sorte de jeu “interactif” » : on peut aussi bien le lire dans l’ordre que rentrer par n’importe quelle porte. 

On note que tout un système de renvoi à des chapitres infra ou supra permet de parcourir ce volume comme un rhizome : n’importe quel point de n’importe quel chapitre peut être connecté à n’importe quel autre, sans presque de perte. Mais prouvons notre dire par un prélèvement (une preuve !) dans le chapitre « Art » : la « Katharsis (infra.) doit donc se traduire par le mot quasi mathématique d’“épuration”, non de “purgation” : non seulement l’imitation (infra., Mimèsis) des horreurs et l’exhibition représentative etc. » 

Une telle forme appellerait presque une édition électronique du livre, si nous n’étions pas allergique et totalement opposé à une telle chose… En tout cas, ces renvois incessants d’un chapitre l’autre constituent la principale originalité de cet opus magnum du philosophe qui joue le jeu du monde.

Art

Voici bien un système pléonectique par excellence : l’art ; plus le temps avance, et plus sa violence représentée (ou présentée, dans le cas par exemple de l’Actionnisme viennois) doit (et peut) augmenter, dans un vaste phénomène généralisé d’exponentiation. MBK de s’interroger : « Peut-être que l’affect de la Liberté […] par excellence est-il celui-là même d’une possible jouissance du Mal. » Pensée scandaleuse s’il en est… Comment ? Vous n’avez pas encore lu La Littérature et le Mal de Georges Bataille ? Non plus que La Peinture et le Mal de Jacques Henric ? Nous ne pouvons rien pour vous, lecteur… Il vous faut tout reprendre à zéro depuis le début : « Le tragique, c’est la situation qui est représentée par la tragédie », pas la scène de théâtre elle-même ou le livre écrit ou encore le plateau de tournage d’un film… Pasolini n’a commis aucun mal en tournant Salò !… 

Un livre ou un plateau de tournage sont un néant de l’étant, et seul le regard que l’on porte sur ces représentations crée du tragique : « Tel est, rigoureusement, l’art : nous regardons un néant (bloc de papier avec des taches d’encre, un barbouillis de traits et de couleurs, une projection de lumière quelconque : un agencement de matière inerte), qui, en réalité, parvient à nous regarder, nous ; pour le dire de manière désuète, à nous sonder au plus profond de notre âme qui n’est autre que le corps incorporel de l’affect, de l’intensivité pure » : définition oh combien profonde ! Qui, jamais, a dit mieux ?

MBK cite Blanchot, en le soulignant : « L’image est bonheur, mais près d’elle le néant séjourne. Et la toute-puissance de l’image ne peut s’exprimer qu’en lui faisant appel. […] 

L’image capable de nier le néant est aussi le regard du néant sur nous. » On se souvient que le cinéaste Jean-Luc Godard a maintes fois cité ce passage dans ses essais-vidéo. 

L’artiste, partant le philosophe véritable (artiste, lui aussi), devra se présenter (ou représenter dans le cas du cinéaste (voir Godard en idiot dans par exemple King Lear)) en idiot dostoïevskien pour dire la Vérité du monde : « Le philosophe est cet idiot dostoïevskien, cet enfant attardé [qui joue dans l’Aiôn, disait déjà Héraclite], qui fait un petit pas de côté, adopte une infinitésimale distance par rapport à la chose [ce dépassement constant de la violence représentée dans les arts], et s’écrie soudain : “Hé, les amis : ça ne va pas du tout de soi ! Vous ingurgitez, par tous les moyens, de représentations d’horreurs, d’atrocité, des ‘choses dont la vue nous est pénible dans la réalité’, comme dit l’autre, et ce quasi tous les jours, sans jamais vous aviser une seule seconde de l’étrangeté de cette seconde nature”. » Ce qui permet à MBK de se questionner et de nous interroger à la fois : « Qu’est-ce que cette habitude, devenue invétérée, révèle de ce que nous sommes ? » On ne se relèvera pas de sitôt de cette mise en abîme de notre nature profonde, de ce « théâtre de la cruauté » qui semble avancer toujours moins masqué mais toujours plus sophistiqué.

Mais il y a plus : « De l’Acropole aux mégapoles contemporaines, […] de la cithare gratouillée par l’aède aux centaines d’ordinateurs et de baffles géantes mises en œuvre par le génialissime Stockhausen, on peut dire que l’amplification mimétique que permettent les avancées technologiques chaque jour davantage, a été […] une exponentiation des possibilités intensives et émotionnelles dont dispose la katharsis esthétique sous ses formes les plus diverses. » Par rapport à nos Aïeux, « nous ne cessons d’enrichir nos moyens d’amplifier l’intensivité de ces sensations d’effroi, de dégoût, de terreur paradoxalement jouissives (infra., jouissance) » : système pléonectique s’il en est !

Dépassement

Dans le renouvellement par MBK de l’investigation philosophique sur les origines du Mal, voici un concept de première importance, le dépassement (au cœur de l’« avoir plus », n’est-ce pas ?) : « Non pas proposer un énième dépassement (comme les avant-gardes historiques le firent, et qui ne peut mener qu’à la mort in fine [voir le cas des Futuristes italiens, en particulier]), mais déplacer la pensée du déplacement » – de sorte que tout soit changé : « L’événement qui singularise l’animal humain du reste du règne animal vivant et terrestre est l’événement d’appropriation techno-mimétique […] qui se sédimente historiquement en ce que nous connotons sous le terme de “science”. 

Ce régime appropriateur, recouvrant aussi bien ce que les philosophes désignent candidement comme Bien, se solde presque immédiatement par un régime d’expropriation généralisée, qui est ce que recoupe tout ce que nous désignons sous le terme de “politique”, mais aussi bien du Mal. » À une époque pas si lointaine, on disait que tout était politique ; il faudra désormais se résoudre à dire que tout est pléonectique, c’est-à-dire dépassement : dépassement exponentiel de la quantité d’énergie dépensée, dépassement de la dépense sexuelle non reproductrice, etc. MBK y insiste ici, et c’est sa grandeur, « l’art moderne, seul, a pensé le Mal avec une radicalité qui a longtemps laissé les philosophes sur le carreau, à l’exception des lucidités supérieures comme Bataille, Blanchot, Adorno, Schürmann et quelques autres. » En réalité, et « nous » ne voulions pas le voir, « l’art est devenu ce qu’il a toujours été essentiellement : une exposition intraitable, systématique et, dit-on parfois, complaisante, du Mal pur ».

Ce qui effraie, c’est qu’on comprend alors que le système belhajkacémien suffit à expliquer pourquoi on a assisté au cours des siècles à toujours plus de puissance de destruction, de prédation et de torture, et, partant, de Mal ; toujours plus de tekhnè ne pouvant qu’y conduire – une bombe, fût-elle atomique, doit un jour servir. Pour cette raison même, MBK a depuis ce livre pu prédire (pré-dire) que le XXIe siècle, en matière d’horreur totalitaire et de Mal, serait pire que le XXe, pourtant déjà assez performant en la matière. 

On l’a vu avec le fascisme sanitaire mondial… Explication : « Personne, nulle part, ne médite comme c’est dans le fruit de notre fonctionnement ontologique le plus intime et le plus foncier, savoir pléonectique, que gît le ver contagionnant du problème : la propension elle-même au dépassement, qui n’est autre, donc, que l’aufhebung hégélien. » En dernière analyse, le pléonectique c’est le dépassement perpétuel ; et le nouveau siècle risque bien d’être encore plus apocalyptique que celui des deux totalitarismes… Aïe !

Katharsis

C’est un lieu commun de la pensée philosophique sur l’art ; mais MBK formule les choses définitivement, et mieux que tout le monde : au travers de la katharsis artistique, « les affects pénibles habituellement » deviennent des « affects absolument jouissifs et libérateurs, et en même temps ils sont conservés, puisque c’est quand même de la Terreur et de la Pitié qu’on éprouve dans l’imitation tragique, face au destin d’Œdipe, Électre ou Antigone » – « sublimation réussie d’affects entièrement négatifs, à la fois supprimés dans leur négativité, et conservés dans leur intensité par la mimèsis artistique en général ». 

De sorte que « seul l’art est la promesse effective d’une katharsis collective, communautaire, du Mal » ; tandis que la Science est « la malédiction dont l’être humain ne pourra jamais se débarrasser » : fruit défendu de l’Arbre de la Connaissance, de la bombe atomique à l’Agent orange.

Désir

Concept deleuzien s’il en est, MBK en renouvelle l’approche en ce sens qu’il le fait aussi rentrer dans son système d’explication de l’humanité : « Le Désir est la propension de l’étant à l’appropriation » ; et à cause du système du pléonectique, l’Histoire de l’homme est aussi l’histoire d’un plus de jouissance sexuelle et de transgression à travers les âges. « L’homme est l’animal physiquement vidé, exténué, mutilé par la supplémentation techno-mimétique » : parfait portrait psycho-géographique du marquis de Sade en ses prisons !

Jeu

Dans ce chapitre, MBK développe une idée tout à fait originale, et qu’il est à peu près le seul à porter, c’est-à-dire conceptualiser : il s’agirait de remplacer l’égalité, concept anti-pléonectique et donc anti-naturel, qui n’a d’ailleurs abouti qu’à des désastres (stalinisme, Goulag, Khmers Rouges, Terreur révolutionnaire et son corollaire logique : « La Révolution n’a pas besoin de poètes », etc.), par le principe d’équité, que le jeu seul permet d’atteindre (pensons ici au fairplay des grands tennismen) : « L’émulation ludique, c’est le pléonectique devenu, politiquement, non plus “égalité”, mais équité. » Outre que le jeu est la forme du lien social par excellence, il permet de rejouer, sur une table, la chance dont le destin a privés les pauvres et les exploités. 

Dans le jeu, « chaque citoyen […] joue, au même titre que n’importe qui, et avec les mêmes chances de base » : « Tous égaux ! », du Roi au manœuvre. Moins le prolétaire aura de temps de travail (ou de corvée), et plus il aura de temps de jeu. Dans la société équitable du jeu, « les meilleurs sont récompensés selon leurs mérites », mais « même le plus mauvais, le plus bête et méchant, a le droit de gagner de temps en temps » ; c’est-à-dire « d’exister, dans sa pleine singularité ».

L’humanité n’est pleinement elle-même que lorsqu’elle joue : « Seul le jeu est pleinement la katharein du pléonectique : tous les autres arts sont des katharsis différés, médiés. » De plus, dans le jeu, l’anéantissement de l’autre est joué, feint ; de sorte que « le jeu n’est pas l’irréalisation de la mort », comme le Goulag ou le camp khmer, « mais sa suspension : jouer avec la mort, c’est la différer dans sa Représentation ».

Le rappel de la création du Kriegspiel par Guy Debord, que MBK qualifie de « l’un de ses chefs-d’œuvre », nous donne l’occasion d’illustrer notre texte d’une photographie du penseur en train d’y jouer :









Guy Debord devant son « jeu de la guerre » à Champot en août 1987




Histoire

Il ressort de la lecture de ce « pavé » philosophique un profond pessimisme, dont MBK ne se cache pas tant il se met de lui-même dans une filiation avec les penseurs du pessimisme historique que sont Walter Benjamin et Adorno. « Plus l’Histoire avance, plus les bouleversements qui métamorphosent chaque génération qui se succèdent sont considérables, voire “apocalyptiques”. Telle est la logique semble-t-il implacable du pléonectique. » 

La Nature n’est que répétition et retour du même, alors que l’étant humain « s’approprie la répétition », dans un constant dépassement de soi. Que faire face à ce constat, si ce n’est être lucide sur l’inéluctabilité de l’advenue du Mal ?

Continuer ainsi à dérouler et analyser les corrélations entre les chapitres de ce livre et le système conceptuel intégral du pléonectique reviendrait à prouver qu’il fait jour quand le soleil luit ; aussi laissons-nous maintenant à la dilection du lecteur le plaisir de découvrir par lui-même les concepts suivants du volume, qui est le chef-d’œuvre de Mehdi Belhaj Kacem, son Éthique, son Mille plateaux, version « Marxisme et schizophrénie », sans toutefois oublier de nommer les titres les plus jouissifs pour la pensée de ses divers chapitres (ou plateaux) : « Mimèsis », « Nihilisme », « Sexuation », « Transgression, « Vérité ».







 Baruch Spinoza





Système du pléonectique Mehdi Belhaj Kacem Diaphanes, coll. « anarchies », 1000 p., 45 €




























vendredi, avril 01, 2022





L’Occident est à poil  

Mehdi Belhaj Kacem


FranceSoir

dans cet entretien nous avons reçu 

Mehdi Belhaj Kacem 

philosophe autodidacte et auteur de nombreux 
essais philosophiques


















 

féroce critique de la société occidentale et de son consensus politico-médiatico-intellectuel le philosophe a écrit une lettre de 30 pages à l'intention d'Alain Badiou Remarques sur la désorientation d’Alain Badiou et des intellectuels en général  son ancien maître en philosophie duquel il s’est depuis détaché

dans celle-ci 

il fustige l’assentiment 
du marxiste au discours gouvernemental 

pro-confinement 
pro-masque 
pro-vaccination

rappelant qu'Alain Badiou est le philosophe le plus lu et traduit dans le monde l'écrivain franco-tunisien espère par le biais de cette lettre produire un électrochoc au sein de la classe intellectuelle à travers le monde



Mehdi Belhaj Kacem décrit le port du masque comme un cataclysme psychologique et cognitif  pour les enfants traumatisés par toutes ces mesures sanitaires

il estime qu’Alain Badiou fait preuve de  contradictions performatives de plus en plus insupportables et va de Mao à Schwab puis Bill Gates  qu'il se déclare pour le peuple tout en saluant les décisions prises par l'oligarchie cela dans une sorte de schizophrénie de la pensée

en outre l’auteur de Après Badiou prend littéralement au mot l’expression de  guerre  utilisée par Emmanuel Macron et explique que quand bien même il s’agit d’une guerre non-conventionnelle les autorités sanitaires mènent une guerre réelle contre le peuple


photographie

Mehdi Belhaj Kacem

sur le plateau de FranceSoir le 18 mars 2022

F. Froger / Z9 pour FranceSoir


ici


Remarques sur la désorientation 

d’Alain Badiou 

et des intellectuels en général


ici
















jeudi, décembre 23, 2021





le pléonectique 

un néologisme 

qui signifie 

avoir-plus





















déchiffrant l'univers à partir de la notion empruntée à Rainer Schürmann d'appropriation-expropriation le livre sous forme d'abécédaire déploie un système qui démontre comme l'événement vital consiste en une intensification du régime  appropriationniste  qui existe au niveau des plus fines particules élémentaires  et que l'événement humain à son tour consiste en une intensification monstrueuse du régime  appropriationniste  qui définit tout ce qui est



définissant l'essence de l'homme par ce qu'il appelle la  virtuosité techno-mimétique  l'auteur dresse une fresque phénoménologique qui non seulement éclaire d'un jour entièrement neuf les faits de la science et de la technologie de l'art et de l'imitation de la politique et du droit de l'amour et de la sexualité mais fait voir l'étroite solidarité qui existe entre ces phénomènes


l'enjeu de ce livre-somme de Mehdi Belhaj Kacem inaugurant la collection Anarchies qu'il dirige avec Jean-Luc Nancy aux éditions Diaphanes est d'identifier le principe ontologique à partir duquel interroger les affres dans lequel se débat notre monde 










Mehdi Belhaj Kacem

Système du pléonectique
sommaire
Présentation



Philosopher hors les murs
Affect
Appropriation
Art
Aufhebung
Contingence
Dépassement
Désir
Différend ontologique
Événement
Expropriation
Femme
Histoire
Homme
Ironie
Jeu
Jouissance
Katharsis
Liberté
Logique
Mal
Mathématique
Mimèsis
Nihilisme
Parodie
Politique
Représentation
Science
Sexuation
Tekhnè
Transgression
Vérité

Appendice 1
Protreptique à Être et sexuation

Appendice 2
L'ontologie factuelle
retour au descriptif
Mehdi Belhaj Kacem : autres titres


























 

lundi, décembre 20, 2021






Quand bien même mon épopée se solderait par un désastre, en raison de l'hostilité hystérique qu'auront mise en branle les autres pour me faire échouer, j'aurais du moins démontré à quelques-uns qu'on peut faire de sa vie et de son corps un usage autre que celui qu'on veut bien nous permettre – et ce n'aura rien eu d'une profession théorique, une harangue du haut de ma machine à écrire ; il s'agit d'une épreuve concrète, expérimentée sur moi-même en chacun de ses points. 





























Vies et morts d'Irène Lepic 

a été publié 

pour la première fois en 1996

Mehdi Belhaj Kacem avait alors vingt-deux ans

depuis il n'a plus écrit de roman















dimanche, décembre 19, 2021





Mehdi Belhaj Kacem 

il n’y a pas 

eu de pandémie

mais 

un génocide est en cours 





Cher Monsieur le maire de Turenne

Yves Gary du nom


Un ami m’a envoyé hier soir votre lettre (voir ci-dessous) intitulée « le mot du maire ». Je me suis esclaffé en la lisant. Je ne suis manifestement pas le seul, car, dès le lendemain matin, je me suis aperçu que votre lettre circulait énormément sur les réseaux. Il est donc de mon devoir de vous l’apprendre : vous êtes d’ores et déjà la risée de centaines de milliers de français.


Je me présente d’abord à vous. Je réside à Turenne depuis près de vingt-cinq ans maintenant, dans une maison qui est un héritage familial. Je suis écrivain et philosophe de mon état, j’ai publié plus d’une trentaine d’ouvrages, dont une bonne partie chez de grands éditeurs (Gallimard, Grasset, Fayard, Stock…). Mon troisième roman, Vies et morts d’Irène Lepic, écrit à vingt-et-un ans, est considéré aujourd’hui par des milliers de personnes comme l’un des meilleurs romans des années quatre-vingt dix. Michel Houellebecq, devant un parterre de VIP de l’art contemporain, a dit que j’étais le seul écrivain de sa génération aussi bon que lui. J’ai été le premier philosophe à avoir droit à un colloque à 39 ans à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, qui a produit 90% des grands philosophes en France depuis deux siècles, alors que je suis un parfait autodidacte (bac+0). Alain Badiou m’a publiquement présenté il y a quinze ans comme l’un des deux philosophes les plus doués de ma génération, et l’anthropologue de renommée internationale David Graeber, mort prématurément l’année dernière à Venise, disait partout autour de lui que j’étais le plus grand philosophe vivant, et beaucoup de monde pense comme lui. Un grand poète américain, Steve Light, a écrit qu’on n’avait jamais vu, de toute l’histoire de la philosophie, un tel ratio entre invention conceptuelle systématique, et autodidactisme. Je pourrais continuer comme ça pendant des pages et des pages. Comme le dit un très grand médecin lanceur d’alerte sur la situation, le Dr Roger Hodkinson, dont vous devriez prendre de la graine : 

« I am proud of my fuckin C.V. ».


Je m’excuse donc de me faire mousser de la sorte; ce n’est pas très élégant. Mais, quand je m’adresse à des personnes comme vous, je me sens obligé de le faire, pour que l’interlocuteur comprenne qu’il n’a pas exactement affaire à celui que le bon peuple appelle « Joe le clodo ». Vous parlez de votre lettre de « compétence », sans nous en dire davantage (doux euphémisme); je suis donc obligé, en préambule aux discussions avec les personnes comme vous, d’avancer mes titres de noblesse sous ce rapport, c’est-à-dire des capacités d’analyse et de réflexion que toutes les personnes, à point nommé, compétentes, reconnaissent à mon sujet.


On se demande d’abord, à la lecture de votre lettre, quel est le vôtre, de titre de « compétence ». Si celui-ci repose sur le fait d’ouvrir les grands quotidiens, d’écouter France-ceci ou France- cela, ou de regarder BFMTV ou France 2, vous êtes effectivement mal parti. En 2021, ce n’est pas comme cela que l’on s’informe, mais en allant à la source; croire qu’on apprend quoi que ce soit en consommant les médias de masse, c’est comme être, en termes d’information, un néandertalien quand apparaissent les Cro-magnons, ou se battre avec un gourdin quand on vient d’inventer les armes à feu.


C’est l’explication la plus plausible : cela fait plus d’un an et demi que la majorité de nos concitoyens sont coupés de toutes leurs capacités cognitives par la propagande incessante dont les inondent les médias de masse, subventionnés par l’État et détenus par les huit familles les plus riches de France. Ces médias, et depuis longtemps, n’ont plus pour fonction d’informer les gens, mais simplement de se faire les porte-voix du gouvernement. Toutes les considérations dont vous gratifiez votre public reposent donc sur le crédit que vous accordez à ce que raconte celui-ci. Vous supposez, en somme, qu’il dit, depuis un an et demi, la vérité. Or, c’est le contraire. Ce gouvernement a menti sur absolument tout. Ce gouvernement n’est plus qu’à son tour qu’un outil au service d’institutions supranationales comme l’OMS, ou de multinationales, comme Pfizer. Saviez-vous que notre président de la République avait négocié, du temps où il travaillait pour la banque Rothschild, un contrat à hauteur de 10.000.000.000 de dollars entre Nestlé et… Pfizer (vous avez dit « compte offshore »?)? Saviez-vous que son épouse détenait quantité d’actions dans la même entreprise? Saviez-vous que c’était Pfizer qui alimentait le compte Suisse de Cahuzac, et probablement de nombre de membres du Parti Socialiste, celui qui veut nous pousser à la vaccination obligatoire? Saviez- vous que Pfizer est l’entreprise pharmaceutique la plus corrompue et la plus condamnée en justice de tous les temps (plus de quarante verdicts négatifs, plus de 5.000.000.000 de dollars de dommages et intérêts versés en tout)?


Vous commencez votre lettre en disant que nous espérions, au printemps, que le covid 19, si vous me passez l’expression, nous lâcherait un peu la grappe. Las! Dites-vous : il y a eu la quatrième vague. Désolé de vous détromper : il n’y a pas eu de quatrième vague, parce qu’il n’y en a pas eu de troisième, qu’il n’y en a pas eu de deuxième, qu’il n’y en a pas eu de première; et que, en réalité, il n’y a jamais eu de « pandémie » du tout, sauf dans quelques cerveaux malades, notamment ceux qui dirigent l’OMS, probablement l’organisation politique la plus criminelle de tous les temps.


Il n’y a pas eu de « pandémie », et ce sont les chiffres officiels qui le disent. Tapez « morts covid » sur Google, vous tomberez sur le chiffre, au jour où je vous écrit, de 4.800.000 de la population mondiale, c’est-à-dire environ 0,04% de celle-ci, ce qui est dérisoire. C’est d’autant plus dérisoire quand on connaît la moyenne d’âge des victimes : 84 ans. C’est-à-dire des gens qui ont largement dépassé leur espérance de vie. Je dis « largement », car chez nous, pays occidentaux (France, Italie…), l’espérance de vie est de 82 ans, et c’est pourquoi nous avons pris plus « cher » (0,14/0,15%) que beaucoup de pays plus pauvres, où l’espérance de vie est, bien sûr, beaucoup plus courte.


Ceci pour simplement vous faire réaliser que, depuis un an et demi, beaucoup de monde, à commencer par les médias de masse centralisés, et vous à leur suite, « raisonnent » sur une chimère sémantique pure et simple : « il existe un virus dévastateur qui atteint la planète entière, tuant 0,04% de sa population, essentiellement des personnes ayant dépassé de très loin leur espérance de vie. » C’est une phrase littéralement vide de sens, et pourtant c’est sur elle que se fondent tous les « discours » du type de celui que vous tenez dans votre lettre, et dont on nous harcèle depuis plus d’un an et demi. Tout étudiant en philosophie de première année sait que, si la prémisse est fausse, le reste du discours est faux aussi.


La chose, en réalité, va beaucoup plus loin, dans ce qui est la plus grande et la plus grave manipulation politique de masse qui ait jamais été perpétrée dans notre histoire. Là encore, ce sont les documents officiels qui le disent. Je me permets de vous renvoyer à ce lien : https://bit.ly/3GETZ5t


Il s’agit du compte-rendu détaillé de Santé Publique France sur la crise-du-covid entre mars 2020 et mars 2021. Je vous conseille de lire les 68 pages en entier, mais si le temps vous manque, vous pouvez vous contenter de « sauter » à la page 43. Vous y découvrirez ce chiffre ahurissant : sur la centaine de milliers de supposés morts-du-covid, seuls 14471 sont véritablement morts du seul covid. Les autres, en réalité, sont morts d’autre chose : cancer, leucémie, diabète, insuffisance cardiaque, etc. Donc : les 0,04% de morts du terrible virus sont, en réalité, plus proche de 0,004% : autant dire rien. Car les chiffres officiels des autres pays disent strictement la même chose : par exemple du CDC aux Etats-Unis, qui ont pareillement établi que, sur tous les morts officiellement déclarés du covid, seuls 6% d’entre eux étaient « sans comorbidités », c’est-à-dire que 94% d’entre eux sont morts de tout à fait autre chose.



Aussi, au niveau de la « compétence » et de la rigueur argumentative, est-il très malvenu de votre part de comparer la situation présente avec la diphtérie, la tuberculose, la rougeole ou la poliomyélite : ces maladies étaient, de fait, massivement létales; le covid 19, en réalité, ne tue quasiment personne, mais porte l’estocade à des personnes qui avaient déjà dépassé leur espérance de vie.


Vous dites ensuite, sur cette fausse base, que seule la vaccination de masse permettra d’acquérir « l’immunité collective » (notion dénuée de toute pertinence scientifique, comme le savent les gens réellement compétents). Hélas pour vous, tous les pays qui ont massivement vacciné, comme Israël ou Gibraltar, ont vu leurs taux de mortalité décoller verticalement, ainsi que leurs taux d’infection au covid (la seule solution? Une troisième dose, après que les deux premières aient si bien marché! Et une quatrième, une cinquième, une sixième…). Aussi vous trompez-vous quand vous dites que seule la vaccination de masse permettra de sortir de la pandémie : d’abord, il n’y a jamais eu de pandémie, sinon une pandémie de mensonge, de terreur, d’abrutissement et de manipulation; ensuite, les « vaccins », qui ne méritent même pas ce nom, sont non seulement inefficaces, mais dangereux. Je vous le démontre plus loin, chiffres officiels à l’appui, contre votre négationnisme bravache à ce sujet.


Vous demandez, ce qui prouve en tout cas que vos yeux, eux, n’ont pas attrapé le covid : « comment peut-on sérieusement continuer à parler d’un vaccin expérimental alors qu’il a été injecté à près de la moitié de la population mondiale sans ou presque d’effets secondaires? » Comment, en effet? Eh bien, très simple : en lisant ce qu’écrivent les gens d’Astrazeneca, Pfizer, Moderna et Johnson sur leurs sites respectifs : que les vaccins sont en phase 3 (rats de laboratoire habituellement), et que ces expérimentations prendront fin en 2022 ou en 2023, c’est selon. Les gens de Moderna vont jusqu’à écrire : « notre vaccin est un système d’exploitation somatique, dont le but est de pirater vos fonctions biologiques », sic. Que la moitié de la population mondiale se soit faite injecter, le plus souvent sous le chantage et la contrainte à peine détournée, vous empêche de vous rendre à la terrible évidence : nous assistons en effet à la plus gigantesque expérimentation médicale jamais tentée sur l’humanité. Tôt ou tard, la finalité réelle de cette expérimentation ne pourra que sauter à vos yeux si éclairés. Comme le disait Coluche : « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison ».


Mais la phrase, de toute votre lettre, qui m’a le plus fait pouffer, c’est celle qui dit : « sans ou presque d’effets secondaires ». Ah booooon? Là encore, il suffit de se fier aux chiffres officiels, et à rien d’autre. Eudravigilance, le site européen de pharmacovigilance, avançait, début octobre, les chiffres suivants : 27.222 morts, près de 2.300.000 d’effets secondaires, dont la moitié graves (et, soyons clairs : « graves », en pharmacovigilance, signifie : « handicap à vie »). On peut dire que l’adverbe de votre phrase prend tout son sel à la lumière de ces chiffres dûment sourcés… vous avez dit « compétence »?


Mais ce n’est pas tout. Car tous les spécialistes d’enquêtes de pharmacovigilance vous diront que seuls 1 à 10% des effets secondaires sont réellement rapportés; en sorte qu’il faut au moins multiplier les chiffres obtenus officiellement par dix pour s’approcher, et seulement s’approcher, de la vérité. Nous avons donc les plus solides raisons rationnelles de penser que, dans les pays de l’U.E. (Angleterre non comprise donc, où les chiffres officiels sont terrifiants aussi), il y a eu au minimum 270.000 morts, et 21.000.000 millions de handicapés à vie. C’est-à-dire, d’ores et déjà, dans la seule Europe, beaucoup plus de victimes des vaccins que du malheureux covid 19 dans le monde entier. Je me permets à ce sujet de vous renvoyer à ce lien, une petite vidéo que j’ai faite avec une amie, devant cette organisation criminelle qu’est l’Ordre des médecins, qui persécute les médecins qui osent soigner leurs patients et dire la vérité sur ce qui nous arrive depuis un an et demi :

https://odysee.com/@belhajkacem.mehdi:8/t_file6034928538396658340:1


Mais, au fait, ces effets secondaires, quels sont-ils? Comme le dit le très courageux Dr Ochs, le risque du vaccin est 40 fois plus élevé pour les moins de cinquante ans que le covid lui-même. Que dire de nos adolescents, qu’on vaccine en masse depuis la rentrée, contre une maladie pour laquelle ils ne risquent rien? Que dire de nos enfants, à qui on s’apprête de faire la même chose (le même dr Ochs en tire la conclusion qui s’impose : « infanticide »)? Vous êtes bien sûr de votre adverbe? N’y a-t-il pas une petite puce qui commence à vous démanger l’oreille?


Car voici en quoi consistent ces effets secondaires : des AVC; des myocardites (en particulier chez les jeunes et les adolescents, ce qui est aberrant); des péricardites; des thromboses; des troubles neurologiques graves; des troubles gastro- entériques graves; des troubles neurologiques graves; la paralysie de Bell; le syndrome de Guillain-Barré; des convulsion violentes; des fausses couches (une fois sur huit…); des épilepsies; des nécroses; des zonas; des cécités; des surdités; et la liste est loin d’être exhaustive… Je peux vous envoyer des listes kilométriques de sportifs de haut niveau décédés suite à des complications cardiaques, ou dont la carrière est finie suite aux injections. Je ne sais pas comment vous faites pour ne pas entendre parler de ce phénomène « étrange » que rapportent toutes les presses régionales : le nombre inusité d’adolescents qui font des malaises cardiaques pendant qu’ils font du sport au collège ou au lycée.


Mais même si je m’écarte des données officielles édifiantes, et que je regarde simplement autour de moi, où l’enthousiasme pour le « vaccin » n’est pas de mise, j’ai constaté : un homme de 42 ans, père de trois enfants, mort d’un arrêt cardiaque après l’injection; un militaire de 25 ans, un athlète qui ni ne fumait ni ne buvait, qui a subi un AVC après l’injection, et dont la carrière est finie; une femme de la soixante, qui développe depuis l’injection un asthme très brutal et persistant; un ami qui a subi une diarrhée virale très pénible après l’injection. Mais l’effet secondaire le plus systématique et répandu, qui donne d’innombrables témoignages sur les réseaux, c’est la grave perturbation des cycles menstruels chez les jeunes femmes et les adolescentes. J’ai discuté avec une jeune femme de 25 ans (non vaccinée), qui m’a confirmé que toutes ses amies vaccinées avaient de gros problèmes de règles. Et j’ai aussi échangé avec une adolescente (non vaccinée), qui m’a dit elle aussi que toutes ses amies vaccinées avaient de gros soucis de « ragnagnas », comme elle dit dans son langage fleuri. Dans les pays où on a commencé à vacciner les enfants, comme les Etats-Unis, on rapporte des cas de saignements vaginaux chez des fillettes, ou même des nourrissons de sexe féminin. (A raison inverse, on mentionne de nombreux cas de femmes ménopausées depuis des années… et qui ont recommencé à avoir leurs règles.) Il n’y a pas besoin d’être madame Irma pour savoir ce que les conséquences, en termes de fertilité, représenteront pour toute une génération. Je suis sûr que vous avez des fils et/ou des filles, voire des petits enfants. J’espère que votre enthousiasme vaccinal s’arrêtera à temps pour que vous sauviez votre lignée. De même, et puisque vous avez une confiance si aveugle dans les « vaccins », et que vous êtes donc plus que probablement injecté, pourquoi ne pas faire les tests suivants : le test de d-dimère (qui mesurera les taux de micro- caillots sanguins que vous avez dans le sang); le test de sérologie (pour regarder voir où en est votre système immunitaire); et un test d’électro- magnétisme (si, si, ce n’est pas une thèse « complotiste », de nombreuses études scientifiques ont démontré que les vaccinés étaient « magnétisés »). Je le répète : puisque vous êtes si confiant dans ces « vaccins », pourquoi ne pas faire ces trois tests? Mais je préfère être honnête avec vous : il est presque impossible que vous n’ayiez pas une très mauvaise surprise au moins en les faisant tous les trois…


Aussi, à vous qui n’avez pas froid aux yeux pour colporter les énormités des médias et d’un gouvernement criminel, mensonger et corrompu, je tiens à vous prévenir que je n’ai pas ma langue dans ma poche. Le Dr Michael Yeadon, rien moins que l’ancien vice-directeur de Pfizer, et scientifique de haut niveau (biologie), parle depuis un an et demi déjà de « troisième guerre mondiale »; j’ai lancé, dans un entretien donné il y a huit mois au journal Times of Israël, l’expression « première guerre civile mondiale », qui a été depuis reprise par des centaines de milliers de personnes; et, depuis quelques mois, je ne recule plus devant l’expression suivante : « génocide non conventionnel », comme on parle de « guerre non conventionnelle ». C’est-à-dire qu’il n’y a plus besoin d’utiliser des mitrailleuses, des chambres à gaz ou des machettes; il suffit d’imposer des confinements, des masques et des « vaccins ». Les confinements ont d’ores et déjà détruit les vies de milliards de personnes dans le monde (dont une qui m’était extrêmement proche, qui s’est suicidée à cause du premier), alors qu’ils n’ont aucune utilité sanitaire avérée; les masques, inefficaces et toxiques lorsque portés trop longtemps, ont d’ores et déjà traumatisé une génération entière d’enfants et d’adolescents; enfin, les vaccins ont d’ores et déjà fait, dans le monde entier, incommensurablement plus de victimes que le misérable, et à la vérité presque inoffensif, virus qu’ils sont censés combattre.


Génocide, oui, et le plus grand, peut-être, de tous les temps, dans la mesure où, s’il s’avérait que le « vaccin » avait pour fonction de modifier le génome humain, non seulement il serait le plus grand en quantité, mais il le serait aussi en qualité : il serait le génocide le plus littéral qui fut jamais. Exagération? Pourquoi est-ce que de nombreux survivants de la Shoah (Véra Sharav, Rabbi Hillel Handler, Hagar Schafrir, Sorin Shapira, Mascha Orel, Morry Krispijn, Shimon Yanowitz, Hila Moscovich, Tamir Turgal, Amira Segal, Jacqueline Ingehoes, Andrea Dresher, Edgar Siemund, etc.) disent-ils la même chose que moi, que des millions de français, et des centaines de millions de personnes dans le monde?


Votre lettre se termine, sans doute pour caresser votre belle âme, par les compliments de rigueur aux soignantes et aux soignants. Pourquoi n’avez-vous pas un seul mot pour les 350.000 mille d’entre elles et eux qui ont perdu leur emploi depuis le 15 septembre, sans indemnités ni chômage, bref qui sont littéralement jeté(e)s à la rue, au seul prétexte d’avoir refusé de se faire vacciner? Comment pouvez-vous, sans mourir de honte, vous féliciter de ce que fait l’hôpital public français, alors qu’on est, très sciemment, en train de le démembrer et de le détruire à petit feu (ça a commencé il y a des décennies en réalité)?


Aussi, me permettrai-je d’arroser l’arroseur que vous êtes : ce qui est « délétère et irresponsable », ce ne sont certainement pas les lanceurs d’alerte dans mon genre, qui dénoncent, avec le grand avocat allemand Reiner Fuellmich, le « plus grand crime contre l’humanité jamais commis », mais des gens irréfléchis et mal informés dans votre genre. Faire preuve d’humilité, admettre qu’on s’est trompé (parce qu’on a été trompé), présenter des excuses, ouvrir les yeux : voilà une petite quantité de choses que vous pourriez faire pour ne pas rester, aux yeux de l’histoire, comme le sont restés les responsables politiques de 1939-45 en France sous l’occupation allemande et le gouvernement de Vichy : ce qui se passe en ce moment est en tous points homothétique à ce qui s’est passé à cette époque là, sauf qu’aujourd’hui c’est à bien plus grande échelle (ce que disent tous les survivants de la Shoah que je vous ai mentionnés plus haut). De nous deux, c’est moi qui suis pleinement responsable, en risquant ma réputation et peut-être ma vie pour réveiller le maximum de gens sur la réalité de ce qui est en train de se passer à échelle mondiale, et dont la présente lettre ne vous délivre qu’un petit bout de l’iceberg. Il faut que vous sachiez que je suis si horrifié par la situation que nous vivons dans le monde entier depuis deux ans, que je passe littéralement douze heures par jour à m’informer et me documenter sur la situation. Si, donc, vous voulez vous éveiller de votre « sommeil dogmatique », comme disait Kant, je me tiens à votre entière disposition : j’habite à seulement une centaine de mètres de la mairie.


Mehdi Belhaj Kacem




P.S. : je suis désargenté en ce moment, mais, dans dix jours, je n’hésiterai pas à faire des centaines d’impressions de la présente lettre pour la distribuer dans tout le village. Certaines de mes vidéos ont fait plus de 500.000 vues chacune sur les réseaux, donc réveillez-vous avant que je ne vous fasse une trop grande publicité, déjà que votre lettre a involontairement fait de vous une star sur les réseaux, sans doute dans votre ignorance la plus complète. Je ne désespère pas de vous réveiller complètement, et de faire que Turenne se transforme en village d’Astérix, qui résiste à l’Empire… vous verrez que la comparaison est tout sauf exagérée…



Voici la lettre du maire en question :


​Après l’espérance au printemps d’un retour progressif mais rapide à une vie sans covid-19 ce dernier ne semble pas avoir abdiqué.


Las, la quatrième vague et bien là qui se déverse sur le pays à très grande vi​​tesse, jetant le trouble sur la période estivale au cours de laquelle beaucoup d’entre nous pensaient pouvoir oublier plus d’un an de difficultés et vivre ou revivre normalement, tout simplement.


Il faudra encore attendre un peu. Et peut-être plus encore pour peu que les anti-vax associés aux « anti-tout » continuent à diffuser leurs messages délétères et irresponsables.


Le vaccin et la capacité à atterrir l’immunité collective par un taux de vaccination de l’ordre de 80 à 90 % de la population adulte est la seule issue possible pour mettre un terme à cette pandémie. Tout autre discours n’est que baliverne.


Comment les maladies infantiles telles que la variole, la diphtérie, la tuberculose, la rougeole ou plus près de nous la poliomyélite – qui n’y a il n’y a pas si longtemps encore décimait nos populations – ont-elles été éradiquées si ce n’est pas la vaccination ?


Comment peut-on sérieusement continuer à parler d’un vaccin expérimental alors qu’il a été injecter après de la moitié de la population mondiale sans ou presque, d’effets secondaires.


Le parallèle est osé, j’en conviens volontiers, mais comment ne pas penser au taux d’abstention record lors des récente élection départementale et régionale même si cette tendance est à la baisse est enclenchée depuis longtemps.


Méconnaissances des compétences de ces institutions, ignorance des enjeux de ses scrutins ou encore perte de confiance dans les élus, et cetera


Mauvais alibi que tout cela : car alors, comment expliquer que c’est même citoyen ignorant de tout le dimanche, sache parfaitement à qui s’adresser le lundi matin pour faire valoir « leurs droits ».


Non, la réponse est ailleurs : elle est plus vraisemblablement la matérialisation d’une lente mais profonde transformation de notre société vers un individualisme conquérant au dépend d’un sens citoyen civique désormais suranné.


À l’heure de l’anonymat qui permet de déverser impunément toutes sortes d’un sanité sur les réseaux sociaux, à l’heure du règne du selfie qui glorifie le mois triomphant, qu’importe l’autre.


Que les institutions doivent évoluer pour mieux prendre en compte les évolutions technologiques et s’adapter changement de comportement des personnes est une évidence. Mais elle ne pourrons pas être efficace sans une nouvelle impplication citoyenne.


Mais le pire n’est jamais sûr, n’est-ce pas ? À la fin du mois de septembre, plus de 80 % de la population française est vaccinée, l’ensemble des personnel soignants est toujours sur le pont et continue à faire un travail admirable, et dans la vie quotidienne les comportements et gestes altruistes de nombre de nos concitoyens incitent à l’optimisme.


Yves Gary

Maire de Turenne























Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
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A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Apatheia Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Habitus Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDE LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Neutre Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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