pur son posé dans la langue
il ne renvoie qu’à lui-même
expérience minimale du sens
où le langage s’éprouve avant de signifier
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
le futur agit comme une cause silencieuse
effet d’avance
l’événement appelle sa propre origine
le temps n’est pas une flèche mais une boucle souple
c'est le domaine où la rétrocausalité est discutée le plus sérieusement Certains physiciens comme Huw Price ou Ken Wharton suggèrent que pour expliquer des phénomènes étranges comme l'intrication quantique où deux particules semblent communiquer instantanément à distance il serait plus simple d'admettre que l'information voyage à rebours dans le temps
l'idée
La cohérence La plupart des théories rétrocausales supposent que le futur ne peut modifier le passé que d'une manière qui reste cohérente avec ce qui est déjà arrivé on ne peut pas effacer un événement mais on peut être la cause cachée de cet événement
certains auteurs comme le physicien Philippe Guillemant avec sa Théorie de la Double Causalité suggèrent que nos intentions futures pourraient influencer les synchronicités hasards heureux que nous rencontrons dans le présent
Note importante : Bien que mathématiquement possible dans certaines équations de la physique la rétrocausalité n'a jamais été prouvée expérimentalement à l'échelle humaine macroscopique Pour nous le temps semble toujours s'écouler dans un seul sens : la flèche du temps
ce n’est pas une forme c’est un cri qui se fixe un bloc de sang
pur sur un linceul de clarté
ici s'arrête le monde ici le sens s'autofixe dans la géométrie
de la pure liberté
il n'y a plus de sujet de décor ou d'histoire rien qu'une tension
rouge en un champ de blancheur
c'est le poids du silence une étrange victoire de la présence
brute sur l'illusion du cœur
le carré ne décrit rien il est sa propre issue une fenêtre ouverte
sur l'invisible réel
dans ce retrait du monde
la vie est aperçue
comme
une vibration
une flamme éternelle
L'idéal est rouge non par colère mais par nécessité de brûler C'est le sang de la pensée qui refuse de rester abstraite une pulsation sauvage qui bat contre la paroi des possibles Dans cette incandescence la distance entre le rêve et l'acte se consume ne laissant que la cendre pure d'un présent qui ose enfin s'affirmer
Lac
Lac de Grésy sur Isère décembre 2025
il est le ciel tombé au milieu du silence une coupe d'argent
où se repose le vent
le lac est ce miroir où le monde s'élance pour voir son propre visage
en son reflet mouvant
la profondeur n'est plus une peur mais un don
sous la surface lisse une clarté d'ardoise garde le secret
bleu de chaque floraison
il nous apprend l'attente et la paix
immobile
l'art de recevoir tout sans jamais
rien briser
l'âme comme lui est un cercle fragile où l'immensité
vient enfin se déposer