mardi, août 25, 2026




B O U L D E R





un mot

qui semble déjà

avoir roulé

dans la montagne


to boulder


la pierre

et le mouvement

réunis


un bloc

détaché

qui descend

sans demander

son chemin



boulder

la roche

avant le paysage

la masse

avant la forme



le poids

qui devient

trajectoire



et peut-être 

la pensée lorsqu'elle cesse de vouloir

s'immobiliser



une pierre

en mouvement

dans le langage

comme si

le mot lui-même

était

un rocher

qui roule



*


aussi dénué d’imprévu qu’un rocher


sa masse ne promet rien aucune suite aucun événement

le temps passe sur lui sans qu’il advienne

pourtant sous la lumière une face devient autre


le rocher ne change pas

c’est l’imprévu 

qui n’a pas encore trouvé où se produire













le bruit de la peur déguisé en sagesse 

une formule très juste parce qu'elle met en question 
une confusion fréquente 

nous prenons parfois pour de la lucidité 
ce qui n'est que notre peur devenue 
raisonnable en apparence

la peur ne parle pas toujours avec 
une voix tremblante

elle peut parler avec une voix calme
argumentée prudente

elle dit 




















ce n'est pas le moment
sois raisonnable
attends encore
tu ne sais pas ce qui pourrait arriver
il vaut mieux ne rien risquer

et parce que ces phrases semblent raisonnables
nous leur donnons le nom de sagesse


le critère n'est pas la prudence du discours  
c'est ce qu'il produit en nous

une sagesse véritable peut nous rendre plus présents 
plus libres plus capables d'agir

la peur déguisée en sagesse nous rend 
plus petits

elle transforme la prudence en immobilité 
la lucidité en suspicion, la réflexion 
en rumination


d'où le mot  bruit 

le bruit n'est pas nécessairement faux, 
mais il empêche d'entendre

la peur produit une activité mentale 
incessante 



et si 
mais peut-être 
et si cela échouait 
et si je me trompais 

elle fabrique tellement de scénarios que l'abondance 
des pensées finit par ressembler 
à de la profondeur

mais parfois
 
penser davantage 
n'est pas voir davantage

la sagesse véritable pourrait au contraire avoir 
quelque chose de silencieux

elle n'a pas besoin de multiplier 
les raisons

elle distingue

elle sait quand avancer quand attendre quand renoncer  
mais elle ne cherche pas constamment 
à se protéger de l'existence


ne pas confondre l'absence d'action avec 
la maîtrise de soi ni l'agitation mentale 
avec la vigilance


la peur parle beaucoup
la sagesse écoute

la peur construit des murs
et appelle cela prudence

elle ferme une porte
et appelle cela discernement

elle renonce à la route
et appelle cela maturité



la sagesse est simplement ceci

entendre la peur
sans lui confier la direction



il y a 
un test très simple presque 
nietzschéen 



cette pensée 
agrandit-elle mon 
existence ou la rétrécit-elle



la peur peut avoir 
raison sur les dangers
mais avoir raison sur le danger 
n'est pas encore avoir raison sur la vie




































 

apatheia


non pas

ne rien sentir

mais ne plus être

possédé

par ce qui passe














la colère

vient


la peur

vient


le désir

vient


et quelque chose demeure immobile

non comme une pierre

mais comme un ciel

où les nuages

passent



sentir

sans s'attacher


agir

sans être emporté


accueillir

sans posséder


l'apatheia n'est pas le froid du cœur

mais sa liberté


une chaleur

sans fièvre


une force

sans violence


un consentement

sans soumission


être là

dans le tumulte

et ne pas

devenir

le tumulte


laisser

chaque chose

venir


laisser

chaque chose

partir


et demeurer dans cette clarté sans saisie

où l'âme

ne demande plus

au monde

d'être autrement

qu'il n'est






Apatheia — ἀπάθεια 

un mot grec que l’on traduit généralement par absence de passions 

impassibilité ou plus justement libération 

à l’égard des passions qui nous 

asservissent



mais le mot 

est beaucoup plus subtil 

que l'idée moderne d' indifférence 


l'apatheia n'est pas ne plus rien sentir

chez les Stoïciens apatheia ne signifie pas devenir froid

insensible ou sans désir

le préfixe a- signifie  sans  et pathos désigne ce qui nous affecte

ce qui nous fait subir une passion`

L'apatheia est donc 

littéralement 

ne plus être entièrement livré à ce qui nous traverse






la peur peut apparaître sans devenir maître
la colère peut surgir sans devenir décision
le désir peut naître sans devenir servitude

il y a donc 

une différence essentielle entre 


ne rien ressentir

et

ne pas être possédé par ce que l'on ressent




une liberté intérieure

L'apatheia est ainsi 

une forme de souveraineté intérieure


le monde extérieur ne dépend pas entièrement de nous 

la météo la maladie la mort 

l'opinion des autres

les événements

les pertes


mais notre rapport 

à ces événements peut être travaillé.

le Stoïcien cherche donc à déplacer le centre de gravité 


je ne peux pas toujours choisir 

ce qui arrive


je peux travailler la manière dont je consens 

à ce qui arrive




l'apatheia n'est pas une fuite 

hors du monde

c'est une manière de demeurer dans le monde sans être entièrement 

déterminé par lui




et paradoxalement 
une intensification de la présence

une fois libérée du tumulte des passions

l'attention devient 

disponible


le silence 

devient plus audible


la lumière plus précise

le mouvement plus visible


la marche peut  devenir une pratique d'apatheia 

avancer sans exiger que le chemin 

corresponde à 

son désir

marcher sans vouloir posséder le paysage












l'apatheia pourrait être 

le mouvement intérieur correspondant 


se défaire de l'excès de volonté pour retrouver

une perception plus nue



le Stoïcien cherche l'apatheia 

une liberté par rapport aux passions



l'apatheia pourrait alors être imaginée comme 

un lac après le vent

la surface 

ne nie pas la profondeur

elle ne détruit pas le mouvement

elle cesse simplement de refléter chaque perturbation


apatheia

non pas ne plus sentir

mais laisser passer

sans retenir

sans s'agripper

sans devenir chaque chose qui nous traverse.

le monde vient

le monde passe

la pensée demeure ouverte


être touché

sans être emporté



l'apatheia serait une soustraction

retirer au désir son exigence
retirer à la peur son empire
retirer au jugement son urgence
retirer au moi son besoin de tout posséder

Jusqu'à ce qu'il reste 
quelque chose de très simple
 
être là
sans ajouter 
de résistance à ce qui est
























 

l'inconnu

devenu familier

le familier

devenu inquiétant















la porte

que l'on franchit

chaque jour

un matin

ne reconnaît plus

la main

qui l'ouvre



la chambre

demeure

mais quelque chose

a changé

dans la lumière


le chemin

que l'on connaît

depuis longtemps

soudain

ne mène plus

au même endroit



alors l'étrange n'est pas ce qui vient d'ailleurs

il peut naître

ici

dans la chose

la plus proche


un visage

un corps

une maison

son propre nom


le familier

se fissure

et dans la fissure

l'inconnu

réapparaît

non comme menace

mais comme

profondeur


ce que je croyais connaître redevient mystère

et peut-être

que vivre

consiste

à maintenir

cette légère inquiétude

au cœur

des choses

afin que rien

ne devienne

tout à fait

familier








un assemblage mouvant 
plutôt qu’une simple collection 

une tête de Miró / un monde double de Picabia 
une peinture de De Chirico / une présence de Max Ernst 
une image de Picasso 
une forme de Giacometti 
un geste de Duvillier 

une fleur d’écume / un pollen noir / une poupée Hopi  
un masque esquimau / un masque précolombien 
un visage de Teotihuacán 
un bouclier de Papouasie 
une figure de Nouvelle-Guinée / une statue d’ancêtre 
un objet des îles Marquises / une racine / une pierre 
un caillou ramassé au bord du Lot  




























le souvenir gravé d’un paradis terrestre / un minéral 
un coquillage / une nacre / une perle de verre  
un œil ouvert / un œil fermé / un œil sauvage 
un œil premier / un œil qui regarde celui qui regarde  
un tambour Hopi en forme de pupille  
un miroir de sorcière / une roue ovale  
une boule suspendue / une sculpture sans nom 
un fétiche / un crâne / un masque / un objet magique  
un objet trouvé / un objet interprété / un objet populaire  
un objet sauvage / une poupée / une boîte  
une vitrine / des oiseaux-mouches  
des paradisiers / un argus de Nouvelle-Guinée 
un oiseau-lyre / des ailes / des plumes / des fragments 
des signes / des choses rapportées de loin 
des choses trouvées tout près 
l’inconnu devenu familier / le familier devenu inquiétant  
l’ancien devenu présent / le sauvage devenu voisin  
le hasard devenu constellation / la collection devenue poème  
le mur devenu monde 
le monde devenu regard

et derrière chaque objet

un désir

et derrière chaque désir

une énigme

et derrière chaque énigme

une rencontre possible entre deux choses 

qui n’avaient aucune raison de se rencontrer


une pierre avec une peinture

un masque avec un visage

un œil avec un miroir

un oiseau avec une racine

une poupée avec un rêve

un objet avec son contraire

et soudain

ce qui était séparé se rapproche

ce qui était muet commence à parler

ce qui était insignifiant devient merveilleux

le mur ne montre plus des objets

il montre des correspondances

il ne collectionne plus le monde

il l'écoute

il ne classe plus

il rapproche

il ne possède plus

il fait apparaître

et dans cette accumulation sans ordre apparent

une géographie secrète

un atlas de l'inconscient

un cabinet de curiosités devenu paysage mental

un mur où chaque chose semble attendre qu'une autre chose la rencontre

un mur où le hasard prend la forme d'une nécessité

un mur où le regard enfin

cesse de regarder les objets

et commence

à être regardé par eux

























On a roulé sur la Terre 

est le premier grand récit de voyage de Sylvain Tesson écrit avec Alexandre Poussin Publié chez Robert Laffont en 1996 le livre raconte une aventure accomplie alors que les deux auteurs sont encore de jeunes étudiants
























faire le tour du monde à bicyclette en une année 
avec un budget extrêmement réduit

























le projet est à la fois sportif géographique humain 
et presque philosophique 

mettre le corps en mouvement 
pour retrouver le monde dans sa réalité immédiate

le pari

le 10 octobre 1993, Poussin et Tesson quittent Paris à vélo 
leur objectif est de revenir exactement un an plus tard

ils parcourent finalement environ 25 000 kilomètres à travers 31 pays, en traversant notamment l'Afrique les Amériques l'Asie, le Moyen-Orient les pays de l'Est puis l'Europe ils voyagent avec très peu d'argent et comptent largement sur l'hospitalité des habitants

ce qui est remarquable c'est qu'ils ne construisent pas un voyage touristique classique ils ne cherchent pas à accumuler des monuments ou des destinations
ils cherchent à traverser

la Terre devient leur véritable objet d'étude




le livre comme carnet de traversée

le récit fonctionne comme un journal de bord organisé en étapes successives les deux voix alternent ce qui donne au livre une dynamique particulière  Tesson et Poussin ne racontent pas seulement le monde ils racontent aussi leur propre confrontation avec lui

et cette confrontation est très concrète 

la pluie 
la faim 
la fatigue 
les crevaisons 
les réparations 
le vent 
les frontières 
les maladies 
les chiens 
les montagnes 
les déserts 
les rencontres imprévues 
l'hospitalité 
parfois la peur

le vélo devient ainsi une machine à révéler le réel

en voiture le paysage défile
à vélo le paysage résiste
il faut le gagner mètre après mètre


un tour du monde à hauteur d'homme

l'une des grandes forces du livre est précisément de ne pas transformer le voyage en catalogue exotique
les deux voyageurs sont continuellement confrontés à leur propre vulnérabilité

dans le Sahara occidental par exemple ils affrontent l'immensité le vent et la chaleur le vent peut devenir presque un personnage 

lorsqu'il souffle dans leur direction ils avancent rapidement  lorsqu'il leur fait face quelques kilomètres deviennent une épreuve

dans les régions tropicales ils affrontent la jungle les incendies les sangsues et les difficultés de progression

au Tibet la bicyclette devient un instrument d'altitude  ils franchissent des cols de plusieurs milliers de mètres, dans le froid et la neige

et partout surgit une même question 

jusqu'où le corps peut-il aller 
lorsqu'il n'a plus d'autre choix que de continuer 


la philosophie implicite du voyage


le véritable sujet n'est peut-être pas 

comment faire le tour du monde à vélo 

mais 

que devient un homme lorsqu'il accepte 
de se laisser traverser 
par le monde


le vélo impose une vitesse particulière
ni la vitesse de l'avion, qui abolit les distances
ni celle de la marche qui peut rendre le voyage très lent
le vélo occupe un espace intermédiaire
il permet de sentir la continuité géographique
on quitte une ville et progressivement elle disparaît

le climat change
la végétation change
la langue change
les visages changent
les odeurs changent

mais il n'y a pas de rupture absolue
le monde devient une transition

le vélo comme 
instrument philosophique

c'est probablement l'aspect du livre qui peut le plus entrer 
en résonance avec votre manière de penser la marche
le mouvement et le rapport 
entre corps et pensée

le vélo transforme 
la géographie en expérience corporelle

une montagne n'est plus une forme dessinée sur une carte 
elle devient une résistance dans les jambes

un désert n'est plus une couleur jaune sur une carte 
il devient la durée du temps la soif le vent l'horizon

une frontière n'est plus une ligne 
elle devient un poste un douanier une attente une langue inconnue

la géographie cesse donc d'être abstraite
elle devient physiologie

On pourrait presque résumer leur philosophie par cette équation :
carte → route → corps → expérience → connaissance

la dimension poétique

le livre est également traversé par une poésie très terrestre
Le titre est particulièrement beau :
On a roulé sur la Terre
pas simplement autour de la Terre
sur la Terre

la préposition change tout
ils ne sont pas dans une représentation abstraite du globe
ils sont au contact de sa surface
ils roulent sur elle
ils la frottent de leurs pneus
ils éprouvent ses pentes
ils reçoivent sa pluie
ils respirent ses poussières
ils traversent ses frontières

le 
voyage 
devient presque 
une manière 
de

lire la Terre avec le corps


le sens profond du livre


Voyager
c'est accepter de ne plus maîtriser

le trajet réel est toujours différent du trajet imaginé
le corps est un instrument de connaissance

on comprend autrement 
un pays lorsqu'on le traverse à la force des jambes.
la lenteur rend le monde visible

à vélo les détails apparaissent
l'inconnu est peuplé d'inconnus

la rencontre humaine devient 
une composante essentielle du voyage.
le monde est continu

le vélo permet de ressentir 
physiquement cette continuité de la Terre

et finalement…
ce qui me semble le plus beau dans ce livre est que 
le voyage n'est pas présenté comme une conquête du monde

ils ne possèdent rien
ils ne maîtrisent presque rien

ils avancent avec deux vélos quelques objets
leurs jambes et leur capacité à rencontrer les autres
ils découvrent alors quelque chose d'assez paradoxal 


plus on se déplace lentement plus le monde devient immense 
plus on possède peu plus chaque rencontre devient riche 
plus on accepte de se perdre plus la Terre devient lisible

et le vélo produit une expérience presque métaphysique  
il transforme la distance en durée et la durée en expérience



c'est peut-être pourquoi ce livre peut être lu aujourd'hui non seulement comme le récit d'un tour du monde mais comme une philosophie primitive du déplacement  

avant le GPS avant l'itinéraire optimisé avant la vitesse il y a simplement une route un corps un horizon et la nécessité de continuer à rouler






















 



un ordre spirituel  le nomadisme

le nomadisme ne pas s'établir

dans ce que l'on croit 

savoir











ne pas faire

du lieu

une demeure














du mot

une doctrine


de la pensée

une clôture


partir

non pour fuir

mais pour demeurer

disponible


la route

comme discipline


le déplacement

comme prière


la marche

comme méthode


chaque étape dépouille

chaque départ

désencombre


le nomade ne possède pas le chemin

il s'y abandonne

il apprend

la fidélité

au mouvement

et découvre

qu'une demeure

peut être

un souffle

un ciel

une direction



un corps

en marche


l'esprit

ne demeure vivant

qu'à condition

de ne pas

se prendre

pour une maison



le nomadisme est alors une ascèse du passage

une fidélité

à l'inconnu


une manière de dire oui à ce qui vient

et de laisser

derrière soi

sans rancœur

ce qui fut




fuir

là-bas

fuir


sans savoir

ce que l'on quitte

ni ce que l'on rejoint


fuir

comme l'eau

quitte la pierre


comme le vent

quitte la vallée


comme le regard

quitte

un visage


partir

n'est pas toujours

aller quelque part

parfois

c'est seulement

cesser

d'être retenu


là-bas n'est pas un lieu

c'est une ouverture


une direction

hors de soi


et peut-être que fuir c'est encore trop vouloir


il suffit

de marcher

laisser le corps

trouver

son propre

dehors



fuir

là-bas

fuir


jusqu'à ce que

la fuite

devienne

mouvement

et que le mouvement

devienne

liberté















 








au même lieu

je suis au même lieu mais je compte partir


la pierre

n'a pas bougé

le vent

non plus


seul

quelque chose

en moi

a changé de direction


rester

est déjà

un mouvement


partir

commence

bien avant

le premier pas


une pensée

quitte le lieu

puis le corps


la route

était là

avant le départ


elle attendait

dans la fatigue

dans le désir

dans ce peu

d'impatience

qui fait lever

le regard



je suis au même lieu

mais déjà

ailleurs


comme la mer

qui demeure

et ne cesse

de partir















la soif d'inconnu

ne cherche pas une réponse


elle cherche une ouverture

un chemin

qui ne figure

sur aucune carte


une montagne

derrière la montagne

















un mot

derrière le mot


un silence

derrière le silence


avoir soif de l'inconnu

c'est refuser

que le monde

soit déjà

terminé



marcher sans savoir ce que l'on cherche

et découvrir

en chemin

que l'on cherchait

peut-être

la capacité

de ne pas savoir



la soif d'inconnu est une joie sans objet

un oui

adressé

à ce qui vient

et qui n'a pas encore

de nom









le mouvement perpétuel

rien

ne s'arrête


la pierre

semble immobile

mais le temps

la traverse


le corps

semble immobile

mais le sang

circule


la montagne

demeure

mais le vent

la travaille


le silence

lui-même

n'est jamais

tout à fait

silence


quelque chose passe toujours entre les choses


le mouvement perpétuel

n'est pas

une machine

qui tournerait

sans fin


c'est le monde lui-même

dans son

impossibilité

de demeurer

le même



chaque instant

se défait

et pourtant

chaque instant

recommence



être

c'est bouger


devenir

c'est respirer


et vivre c'est peut-être apprendre

à ne jamais

se fixer















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

" " (3x4) * & # 111 12 14 1984 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. 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R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Ramanujan Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes récits A Reclus Refuges et cabanes règles rejoindre Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shepherd Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thaumazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie Tzara u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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