Le Grand Désir
Zarathoustra
s'adresse à son âme comme à une amante insatiable
il lui a tout donné
ses dégoûts ses silences et ses tempêtes
c'est le dialogue de l'esprit avec sa propre profondeur
un fleuve qui s'épanche dans l'océau du Soi
l'âme n'est plus un fardeau
mais une outre pleine de vin céleste prête à déborder
il ne s'agit plus de vouloir
mais de désirer l'existence dans sa totalité,
sans en retrancher une seule ombre
L'Autre Chant de la Danse
la Vie et Zarathoustra se regardent dans les yeux
elle est cruelle
changeante
mais il l'aime car elle est sa propre image
le fouet n'est plus une menace
mais le rythme d'une danse amoureuse avec le destin
au son de la cloche de minuit
chaque coup résonne comme une vérité
le monde est profond
sa douleur est profonde
mais sa joie est plus profonde encore que l'affliction
la joie veut l'éternité de tout ce qui est
Les Sept Sceaux
Le Chant du Oui et de l'Amen
c'est l'hymne nuptial de Zarathoustra avec l'Éternité
chaque strophe s'achève par le même serment
car je t'aime ô Éternité
il scelle son alliance avec l'Éternel Retour
ce n'est plus une doctrine
c'est un anneau d'or
le mariage sacré entre le créateur et le temps
tout ce qui fut
tout ce qui est
tout ce qui sera est béni dans ce
Oui
qui embrasse l'infini du cercle