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samedi, août 29, 2026


elle 

cherche la vérité 

comme on cherche un animal dans une forêt 

en suivant ses traces

 

elle finit parfois par oublier 

l'animal











toute définition est une clôture posée autour de quelque chose 

qui peut encore s'échapper





elle construit  une demeure 

pour la vérité 


elle découvre ensuite  que la vérité préfère 

habiter dehors



il y a 

quelque chose 

de tragique dans cette volonté 

de comprendre 

 

vouloir connaître entièrement 

une chose

c'est parfois lui retirer ce qui 

la rend vivante



la carte 

devient si précise qu'elle finit par recouvrir 

le territoire















vendredi, juillet 17, 2026

le là de tout lieu

avant les cartes

avant les noms

avant les frontières

il y a

le là


















non un endroit

mais l'ouverture même

où un endroit

peut apparaître

chaque lieu est différent

et pourtant

ils partagent cette même présence

ce même être-là

qui ne se laisse pas mesurer

le là ne désigne pas une position

il désigne une apparition

ce par quoi une montagne est montagne

une mer est mer

une chambre est chambre

avant que nous les pensions

le là est plus ancien

que les chemins qui y conduisent

plus vaste

que les paysages qu'il accueille

on ne peut le quitter

car où que nous allions

nous demeurons

dans le là

de tout lieu

peut-être est-ce cela

l'origine silencieuse

non un point dans l'espace

mais l'espace même

lorsqu'il s'ouvre

à une présence

et qu'un monde

commence








le maintenant de tout temps

avant hier

avant demain

il y a

ce maintenant

qui ne passe pas

les heures s'écoulent

les saisons changent

les visages vieillissent

mais chaque instant

lorsqu'il advient

est toujours

maintenant

jamais autrement

le maintenant n'est pas

un fragment du temps

il est l'ouverture

par laquelle le temps

devient vécu

le passé n'apparaît

que maintenant

le futur aussi

ils ne nous rejoignent

que dans cette présence

qui ne cesse de renaître

le maintenant est le seuil

où l'éternel

touche le fugitif

non pour l'arrêter

mais pour l'éclairer

peut-être est-ce là

le secret le plus simple

le temps ne nous est donné

qu'une seule fois

toujours

sous la forme

de ce maintenant

inépuisable

qui accueille

tous les temps

sans jamais

leur appartenir
















jeudi, juillet 16, 2026

le dasein


ce n’est pas l’homme

au sens ordinaire

c’est l’être humain

en tant qu’il est ouvert

au monde



Martin Heidegger choisit ce mot allemand qui signifie littéralement être-là pour rappeler que nous n’existons jamais comme une conscience enfermée en elle-même Nous sommes toujours déjà au milieu d’un monde parmi les choses les autres le temps














le dasein

n’habite pas le monde

comme un étranger

il est cette ouverture

par laquelle le monde

peut apparaître

avant toute théorie

avant toute explication

il y a

cet étonnement silencieux

d’être là

le dasein ne possède pas le monde

il le découvre

à chaque instant

par le regard

par le travail

par la parole

par la marche

il est cet être

pour qui son propre être

est une question

une pierre ne se demande pas pourquoi elle est

un arbre ne s’interroge pas sur son existence

le dasein

oui

et cette question

le rend à la fois fragile

et libre

peut-être alors

que le dasein

n’est rien d’autre

que cette clairière intérieure

où l’être

vient un instant

à la lumière

avant de retourner

au mystère





le simple fait d’être là

avant toute pensée

avant tout projet

avant même le nom

il y a

cela

être là

sans raison à donner

sans mérite à revendiquer

sans preuve à fournir

la plupart du temps

nous passons à côté de cette évidence

nous sommes occupés à devenir

à obtenir

à prévoir

et nous oublions

que l’existence précède toutes nos entreprises

être là

c’est déjà participer

à la lumière du matin

au vent dans les arbres

au poids d’une pierre dans la main

au chant d’un merle

sans avoir besoin de les justifier

le simple fait d’être là

est peut-être la plus discrète des merveilles

une présence

si ordinaire

qu’elle en devient invisible

et pourtant

tout commence ici

dans cette disponibilité première

où le monde apparaît

et où nous apparaissons avec lui

comme si l’univers

avait ouvert un instant

les yeux

à travers les nôtres



le Dasein 
sera 

une présence éveillée au monde
il ne possédera pas l’être 
il en recevra l’appel

il habitera le temps 
comme on habite un sentier
et dans cette proximité fragile avec toute chose

il dira
que vivre
c’est répondre 
à l’ouverture du monde














lundi, mai 11, 2026

il y a un âge 

où les choses n’apparaissent pas 

elles sont voilées par les mots


il y a un âge

où elles apparaissent 

elles sont dévoilées par les silences



le silence est sacré

trois fois plus sacré que la parole 

dont il est l’excès même 











l’ivresse et le sacrifice. ...

le silence est un transport 

le mutisme une défaillance


Ernest Hello




Ernest Hello (1828-1885) est un écrivain, critique et poète en prose français, difficile à classer, situé à la frontière de la littérature mystique, de la philosophie religieuse et de la méditation poétique. Né à Brest dans une famille bourgeoise et catholique, il étudie le droit avant de se tourner vers l’écriture et le journalisme. Toute son œuvre est traversée par une interrogation spirituelle intense : la condition humaine, la souffrance, le silence de Dieu, le paradoxe, l’orgueil moderne, la sainteté et la puissance du langage.

Hello occupe une place singulière dans la littérature française du XIXe siècle. Contemporain de Charles Baudelaire, de Léon Bloy ou de Barbey d'Aurevilly, il partage avec eux une vision dramatique et spirituelle du monde, mais son style est plus contemplatif, aphoristique et métaphysique. Il ne cherche ni le réalisme social ni le roman psychologique : il veut atteindre une vérité intérieure, souvent par des éclairs de pensée et des images presque prophétiques.

Son livre le plus célèbre, Physionomies de saints, propose des portraits spirituels de figures chrétiennes où la sainteté apparaît comme une force de rupture avec le monde ordinaire. Dans L’HommeLe Jour du Seigneur ou Paroles de Dieu, il développe une pensée profondément marquée par le christianisme mystique : l’homme moderne lui semble coupé de l’infini, prisonnier du calcul, de l’utilité et de l’agitation. Hello oppose à cela une attention radicale au mystère, au silence et à la présence divine.


Son écriture est reconnaissable par 

des phrases courtes et incandescentes 

un goût pour le paradoxe 

une langue dense presque oraculaire 

une réflexion sur le symbole et la profondeur cachée des choses

beaucoup de ses formules ont une tonalité visionnaire par exemple 


L’homme pressé n’habite jamais nulle part

ou encore 

Le silence est la parole de Dieu  
tout le reste est mauvaise traduction

Même si son influence demeure discrète, Ernest Hello a marqué plusieurs écrivains spirituels et poètes du XXe siècle. Léon Bloy l’admirait profondément, et certains critiques voient en lui un précurseur d’une pensée existentielle chrétienne que l’on retrouvera plus tard chez Georges Bernanos ou Simone Weil.


on peut lire Ernest Hello comme 

un moraliste mystique 

un poète de la pensée 

un critique radical de la modernité ;

ou encore comme une voix solitaire cherchant
derrière les apparences l’absolu singulier  des êtres et des choses

quelques ouvrages importants 

Physionomies de saints

L’Homme

Le Siècle

Le Jour du Seigneur

Paroles de Dieu

Le Mirroir



son œuvre reste aujourd’hui relativement confidentielle mais elle continue d’attirer des lecteurs sensibles à la mystique à la poésie métaphysique et aux écrivains de l’intériorité
















jeudi, avril 30, 2026

il y a 

des éclats 
de couleur qui refusent de se taire

comme si la toile 
retenait une tempête en suspens


il y a 

des gestes 
larges presque indociles

qui semblent 
chercher leur propre origine


















il y a 

des couches 
qui se superposent sans se résoudre

comme des souvenirs 
qui ne veulent pas s’effacer

















il y a 

un paysage 
qui n’en est pas un

mais qui insiste pourtant à revenir


il y a 

du blanc 
qui respire entre les couleurs

un silence 
qui n’interrompt rien


il y a 

des tensions 
entre les teintes

comme des voix qui 
ne s’accordent pas mais coexistent











il y a 

une énergie 
qui déborde du cadre

comme si la peinture 
continuait hors de la toile


il y a 

des traces 
de lutte et de joie mêlées

dans chaque coup porté à la surface


il y a 

quelque chose 
de sauvage et de précis à la fois

une rigueur qui accepte de se perdre



il y a 

un rythme 
qui n’obéit à aucune mesure

mais qui impose pourtant sa cadence








il y a 

une manière 
de voir qui ne décrit pas

elle traverse et transforme








il y a 

la sensation 
d’un monde intérieur exposé

sans jamais se laisser entièrement saisir



























dimanche, avril 19, 2026



il y a 
un silence 
plus ancien que les mots

il écoute encore ce que nous tentons de dire





il y a 
une lumière 
qui ne vient d’aucun soleil

mais qui persiste derrière les paupières closes






















il y a 
des instants 
qui ne passent pas

ils se déposent en nous comme des pierres tièdes




il y a 
un monde 
avant le regard

et un autre qui naît dès que l’on voit





il y a 
une question sans langue

qui traverse 
chaque être comme un souffle





il y a 
des absences 
plus pleines que les présences

comme si le vide savait contenir davantage





il y a 
un point immobile 
au cœur du mouvement

où tout ce qui fuit semble se rassembler




il y a 
des vérités 
qui ne cherchent pas à être sues

elles attendent seulement d’être reconnues





il y a 
un vertige 
dans le simple fait d’exister

comme si être était déjà une chute infinie




il y a 
quelque chose 
en nous qui ne commence pas

et qui ne finit pas non plus




il y a 

le monde peut-être

et puis 


il y a 

ce qui 
le regarde en silence





























au plus fort de l'orage 

il y a toujours 



un oiseau pour nous rassurer 

c'est l'oiseau inconnu 

il chante 
avant de s'envoler



René Char
















il y a toujours un oiseau pour nous rassurer 

un battement d’ailes dans l’air ouvert
preuve que le monde
continue de 

tenir

il ne dit rien
et pourtant il répond
à une inquiétude ancienne


son vol trace une ligne simple


sans détour
sans doute



ainsi
dans le ciel
quelque chose veille 
sans nous connaître et cela suffit











l'expression  il y a  semble au premier abord 
n'être qu'une simple locution verbale de la langue française 
servant à constater 

une présence


pourtant en philosophie et en métaphysique
elle constitue l'énigme fondamentale de l'existence

elle ne décrit pas ce qui est,
mais le fait pur et simple qu'il y ait quelque chose 
plutôt que rien



l'éveil à l'être  le constat de l'existence


en métaphysique classique le  il y a  est le point de départ 
de toute réflexion

c'est ce qu'on appelle 
la contingence



le primat de l'existence  

avant de définir la nature d'un objet son essence 
il faut d'abord reconnaître 
qu'il est là

le  il y a  est l'affirmation brute que le monde 
se donne à nous



l'étonnement ontologique 

comme le soulignait Leibniz la question métaphysique suprême est 
pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien  

le  il y a  est le résidu de cette interrogation  
c'est le fait nu de la présence 
qui résiste au néant



l''approche de Martin Heidegger
 
l' es gibt

pour Heidegger 
le  il y a  traduit de l'allemand es gibt littéralement 
ça donne 

est central pour comprendre
l'être




la donation 

dire  il y a  suggère une forme 
de don

l'être se donne à l'homme
il se manifeste

ce n'est pas un objet que l'on possède mais
un événement qui se produit




la différence ontologique 

le  il y a  ne désigne pas un objet particulier un étant
mais l'ouverture même du monde qui permet 
aux objets d'apparaître

c'est la lumière qui rend les choses visibles 
sans être elle-même 
une chose




Emmanuel Levinas et l'horreur de l'existence brute

Levinas propose une interprétation plus sombre et singulière du  il y a 
pour lui cette expression désigne l'existence 
anonyme et impersonnelle



l'existence sans existant  

imaginez le silence de la nuit ou 
le vide absolu

même là  il y a 

c'est une présence obsédante et sourde 
qui ne s'arrête jamais



l'insomnie de l'être  

pour Levinas  le  il y a  est comparable 
à l'insomnie  

on ne peut pas y échapper
on est rivé à l'être

c'est une existence neutre qui n'a pas encore 
de sens humain ou d'éthique

une pure affirmation de présence qui peut être vécue
comme une forme d'horreur
métaphysique




une structure de l'ouverture

d'un point de vue métaphysique  il y a 
est le mot-frontière

il marque le passage du vide 
à la présence 

c'est l'expression de la générosité du monde 
le fait qu'il se montre

mais aussi de sa 
radicalité 

le fait qu'il soit là
indépendamment de notre volonté



en somme 

il y a  

est la condition de possibilité de toute pensée  
pour qu'on puisse parler douter ou aimer
il faut d'abord que fondamentalement
 
il y ait















il y aura une présence sans origine
elle sera là avant même d’être nommée
et dans cette évidence nue elle dira
que l’existence précède toujours le sens




























mardi, décembre 16, 2025








Les attractions d’abîme sont de toute sorte 

certaines grondent visibles
falaises nettes où le regard trébuche 














d’autres sont douces presque imperceptibles
pentes lentes de la pensée
où l’on glisse sans 
s’en apercevoir





Il y a l’abîme de la vitesse

qui promet l’ivresse et consume l’attention 

l’abîme du silence

qui attire par sa profondeur sans fond 

l’abîme du sens

où trop comprendre dissout la forme



Certaines chutes sont verticales

d’autres circulaires

d’autres encore immobiles 

on y demeure longtemps

sans savoir qu’on est déjà descendu


L’abîme n’est pas seulement ce qui détruit

il est aussi ce qui appelle à la mesure

à l’ancrage

à la qualité du pas



Car toute attraction révèle une force

et toute force exige une justesse



Ce n’est pas l’abîme qui est dangereux

mais l’oubli du souffle

au moment où l’on s’en approche





apprendre à vivre
c’est reconnaître les attractions d’abîme
les nommer sans fascination excessive
et savoir quand s’arrêter
quand contourner
quand regarder longuement
sans céder à l’élan du vide

























samedi, décembre 06, 2025

la pierre allumée     le ciel parle 

une infime vibration
qui traverse l’air comme une rigueur ancienne


la pierre chauffée par le jour
retient encore une braise sourde 
elle ne brûle pas
elle témoigne





















dans sa chaleur contenue

il y a 

l’écho d’un temps plus vaste

que nos pas pressés



le ciel

ne dit rien qui puisse être transcrit


il énonce 


par nuances par déplacements de clarté

par ces variations minuscules

que seul perçoit 

celui

qui consent à lever la tête sans attendre de réponse










entre la pierre et le ciel passe un dialogue élémentaire 

le poids et l’ampleur

le stable et l’ouvert

le proche et l’incommensurable




si l’on s’y attarde

on découvre que ce qui parle

n’est ni la pierre ni le ciel

mais la tension entre les deux

l’espace dans lequel nous respirons

la zone où se déposent

les pensées sans mots




la pierre allumée
le ciel parle 
le reste est écoute


















je prends 
le jour comme une feuille de papier
je le froisse 


non par colère
mais pour éprouver la texture du temps







dans le froissement

il y a 

une façon d’écouter

ce que le jour refuse de dire d’emblée 




















les plis sont des chemins

les ombres des notes

les creux des hésitations du réel



la feuille n’est plus plane 

le jour non plus

il devient un relief modeste

un territoire où la lumière

accroche différemment




ce geste simple désacralise le temps sans le réduire


on ne le vénère pas

on l’empoigne



dans les plis du papier froissé

quelque chose d’inattendu survient 

une attention plus nette

une présence plus sobre

une manière d’habiter les heures

sans se laisser intimider par elles




je déplie alors la feuille   le jour se défait de ses rides

mais quelque chose 

demeure 

un souvenir de forme

une mémoire des pressions





même revenu à plat
le jour porte la trace de ma main
et moi peut-être
je porte un peu mieux
la trace du jour



le tonnerre ouvre les yeux entre les murs














mardi, novembre 25, 2025

 

il y a 
des déroutes d’idées 

comme

 il y a 
des déroutes d’armées


les unes s’effondrent en silence
les autres en fracas
mais dans les deux cas demeure 
la poussière de ce qui croyait tenir
les lignes se rompent
les certitudes reculent
les champs se vident de leur ordre
et quelque part au centre de la débâcle
une étincelle cherche encore à se rassembler
car même dans la fuite des pensées comme dans la fuite des soldats
il reste un écho de direction
un souffle qui hésite
un pas qui se retourne
et peut-être dans ce chaos naissant








la 
possibilité 
d’un nouvel alignement
plus fragile plus vrai plus attentif








il y a des déroutes d’idées comme des déroutes d’armées des effondrements silencieux où les pensées se dispersent comme des particules en quête de trajectoire elles se brisent se superposent se re-combinent et dans l’agitation quantique du mental on découvre parfois qu’une défaite apparente n’est qu’un changement d’état 


en se livrant à de nombreux calculs 

non pas pour réduire le monde 
mais pour l’approcher par approximations successives 

on peut gagner en clarté gagner en amplitude gagner ce moment rare où la pensée cesse de reculer et retrouve sa cohérence comme une fonction d’onde qui se révèle enfin car les idées aussi obéissent à leurs lois incertaines superposées fragiles et leur victoire tient souvent à l’endroit exact où elles cessent de fuir



les inventions d’inconnu 
réclament des formes nouvelles


formes qui ne portent pas encore de nom
formes qui se cherchent en avançant
formes qui se dressent comme des architectures d’esprit
nées d’un geste que personne n’a vu
d’une pensée qui n’a pas encore appris à se présenter
elles surgissent dans des espaces imprévus
dans des laboratoires silencieux
dans des chambres minuscules
dans des déroutes d’idées où rien n’obéit encore
et pourtant quelque chose prend appui
quelque chose dessine sa propre géométrie











les inventions d’inconnu 
réclament des formes nouvelles

parce qu’elles ne peuvent entrer dans les anciennes
parce qu’elles ouvrent un passage où la langue hésite
où la matière hésite
où le monde hésite un instant
avant de comprendre qu’il vient de s’agrandir


















vendredi, novembre 21, 2025

il y a 

dans 

l’illisibilité

un tremblement secret



comme si 

les mots soudain
refusaient d’être capturés

ils se défont en ombres
poussière de sens sur la langue


ce qui échappe alors
est parfois plus vrai

que ce qui 
se lit














le poète avance largo dans ses pensées

largo


c’est le pas large du temps
quand il respire 

enfin

une lenteur qui déplie la lumière
qui laisse chaque battement
trouver sa place dans 

l’air

dans ce rythme étiré le monde se dénoue et l’âme moins pressée
se souvient qu’elle sait encore
écouter


un 
tempo 
lent et majestueux
plus lent que 
adagio

une impression 
de solennité d’ampleur et de gravité




le vent glisse largo sur les collines
étirant l’ombre des arbres

comme un souffle 
qui prend tout 
son temps

le couple de merles est suspendu



lundi, novembre 10, 2025

 



fenêtre du jour

twillight 

10 novembre 

2025

17 H 17














il y a 

dans le ciel une beauté qui ne se laisse pas posséder
qui se refuse aux mains humaines

bleu tendre du matin éclat 
doré du couchant
étoilée 

profondeur 
de la nuit 

chaque nuance est un appel à l’émerveillement 
et à l’humilité









contempler le ciel c’est se trouver face à l’infini
mesurer notre propre finitude et 
reconnaître que le monde 
dépasse nos désirs 
nos calculs et nos 
frontières















samedi, novembre 08, 2025

 



événement ou suite d’événements formant 
un moment distinct dans le déroulement d’une action d’une histoire 
ou d’une vie

un instant au-dessus de l’épisode














comme si 

le temps 
se décollait de lui-même

une suspension dans la trame 
du réel


le bruit continue mais ne nous atteint plus
tout devient visible sans peser




cet instant 
n’annule pas l’épisode
il le contient sans s’y noyer

il regarde le tumulte depuis un silence clair
où chaque chose trouve sa place un bref moment



au-dessus 
de 
l’épisode

il y a 


le souffle simple
la conscience nue d’exister
avant que le récit ne reprenne






c'est le même bruit qui court le même geste sonore 
qui se détache de la mêlée et flotte 
un instant au-dessus de l'épisode 
comme son enseigne 
audible























lundi, novembre 03, 2025


il n’y a de voie que la révélation à savoir  

il y a  


une 
métaphysique 
entière en quelques mots

une illumination nue


elle affirme que la voie spirituelle
la quête de vérité 

ne mène pas vers un ailleurs mais vers cette 
évidence absolue de l’existence 

il y a

















non pas quelque chose en particulier
 
ni une explication ni un but  
seulement 
l’être pur 

le fait d’être 
la présence sans origine 
ni finalité




  • la révélation n’est pas un message 

    mais 

    le dévoilement du réel lui-même 

    sans médiation


  • il y a devient la parole première

    le nom du monde avant tout langage


  • toute recherche cesse car la voie et la révélation sont 

    une seule et même chose  

    la reconnaissance que 

    cela est





une formule de mystique ontologique
à la croisée de Maître Eckhart Spinoza et Levinas 


la vérité

n’est pas un contenu 

mais

une présence

la révélation n’enseigne rien 

elle fait être


 

cette phrase agit comme un koan occidental  elle ne cherche pas à convaincre mais à suspendre la pensée à la laisser tomber dans le simple et l’infini du fait d’exister

















il y a
rien d’autre


et tout respire


il y a

et c’est assez



il y a un fux verbal 









il n’y a pas de chemin 
il n’y a que la présence nue 
le monde s’ouvre 
sans direction ni origine 
la lumière ne vient pas 
elle est déjà là 
avant le regard 
avant le nom 
avant le désir 
tout ce qui respire 
respire d’un même souffle invisible et 
dans ce souffle tout se dit sans mots 
il y a cela et c’est tout 
il y a 
le tremblement de l’être dans la pierre 
le battement du sang dans l’air 
la lenteur du feu qui pense sans savoir 
il y a et rien ne manque 
tout commence à chaque instant 
comme si rien n’avait encore été perdu 
comme si le réel recommençait à naître 
dans la même clarté 
sans bord ni fin 

il y a simplement











minimalistes et contemplatifs 


il y a
le souffle de la pierre
et le vent écoute


il y a
un instant suspendu
sans début ni fin



il y a
la lumière sans nom
dans l’ombre qui dort


il y a
chaque battement du sang
comme un cosmos


il y a
le silence qui tient
tout le monde


il y a
et c’est suffisant
pour tout être















mercredi, octobre 29, 2025


prologue de réalité


il y a 
plus de choses 
au ciel et sur la terre
Horatio que dans toute votre
philosophie


cette phrase claque 
comme une fenêtre ouverte sur l’invisible
elle sort de la bouche d’Hamlet au moment où la raison chancelle 
face à ce qui la déborde




There are more things in heaven and earth Horatio
Than are dreamt of in your philosophy







 

 

elle dit que le réel est plus vaste que nos concepts que nos cadres que nos certitudes que la pensée humaine construit des grilles où le mystère ne rentre pas et que pourtant ce mystère persiste qu’il bruisse autour de nous dans la nuit du monde


c’est une leçon d’humilité


Hamlet parle à Horatio l’homme raisonnable l’étudiant en philosophie celui qui croit que le savoir peut tenir tout le ciel dans un syllogisme mais Hamlet a vu un spectre il a senti la faille entre le visible et le dicible et il comprend que la connaissance ne suffit pas à dire l’expérience du tremblement

ce vers ouvre la porte à la part inclassable du réel aux intuitions aux songes aux présences muettes
à tout ce qui échappe à la mesure et qui pourtant pèse sur la conscience

c’est peut-être cela la véritable philosophie non pas enfermer le monde dans un système mais rester ouvert à ce qui le dépasse à ce qui ne peut être pensé qu’en frôlant le silence















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Apatheia Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Habitus Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDE LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Neutre Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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