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dimanche, août 02, 2026

mes grands astreignants

ceux

qui ne commandent pas

mais exigent

de moi

davantage

de ciel















la montagne

le vent

la page blanche

le silence

la lumière froide



ils ne donnent

aucun ordre

ils appellent

à une justesse

plus haute


je leur dois moins l'obéissance

que la fidélité
















lundi, juillet 27, 2026

vienne la nuit sonne l'heure
les jours s'en vont je demeure


ces deux vers de Guillaume Apollinaire qui clôturent le poème 
Le Pont Mirabeau comptent parmi les plus célèbres 
de la poésie française

leur force tient à leur extrême simplicité

la nuit vient
l'heure sonne 
les jours s'en vont

tout semble obéir 
au mouvement irréversible du temps

trois propositions constatent ce qui passe 
la lumière décline le temps s'écoule
les jours disparaissent

puis surgit une rupture 

je demeure 






















ce  je  ne prétend pas vaincre le temps

il affirme seulement 

une permanence au cœur même de ce qui s'écoule

le poète oppose la durée intérieure au flux des heures 

ce qui demeure n'est peut-être pas la personne biographique

mais la conscience qui traverse 

les changements

la mémoire

ou encore 

la voix du poème lui-même




le refrain devient ainsi une méditation 
sur le paradoxe de l'existence 
 
tout passe et pourtant quelque chose en nous éprouve 
le passage sans être entièrement 
emporté





j'aime le prolonger dans un esprit voisin 



vienne la neige
souffle le vent
les saisons changent

je demeure



que les rivières descendent vers la mer
que les étoiles poursuivent leur course

il est une présence
qui ne voyage pas



les formes passent
le regard demeure


les heures consument les choses 
elles n'atteignent pas toujours
celui qui les regarde


ou encore
dans une tonalité plus dépouillée 


vienne la nuit
passe le jour

ce qui est profond
ne connaît ni l'un ni l'autre






le centre 

de toutes choses 

dans le monde est votre conscience



























dimanche, juillet 26, 2026

je marche lentement

le monde ne demande pas d'être conquis 
seulement regardé

chaque pas ralentit le tumulte
chaque halte ouvre un espace où les choses recommencent 
à apparaître

je ne poursuis aucun événement

j'attends que le presque rien révèle sa plénitude

je fais confiance aux chemins plus qu'aux destinations

un sentier dans les herbes
une pierre chauffée par le soleil
le bruit d'un ruisseau derrière les arbres
une neige qui tombe sans témoin
une fenêtre éclairée au crépuscule 

il suffit de presque rien 
pour que le réel retrouve son éclat premier





















ce qui est humble possède 
une profondeur que le spectaculaire ignore

je regarde longtemps avant de nommer

les mots arrivent après les choses
avec précaution, comme s'ils demandaient la permission 
d'habiter ce qu'ils désignent

je me méfie des phrases trop rapides

elles recouvrent le monde au lieu de le révéler

j'attends que le silence leur enseigne leur véritable mesure



je marche 
pour apprendre à voir

chaque paysage transforme 
mon regard autant que je le traverse

les montagnes les forêts les villages oubliés
les routes désertes deviennent les pages d'un livre que personne n'a écrit 
et que chacun peut pourtant lire en demeurant 
simplement présent


je ne cherche pas l'extraordinaire

J'entre dans l'ordinaire 
jusqu'à ce qu'il cesse d'être ordinaire

une tasse posée sur une table
le souffle du vent contre une porte
une pluie d'été
une feuille qui tourne dans la lumière 
suffisent à ouvrir un monde



l'infini se cache dans les détails 
qui n'attendent aucune 
admiration

je préfère 
les commencements 
imperceptibles aux révélations éclatantes

une pensée naît comme le jour 
presque invisiblement. 

le réel ne s'impose jamais 
il s'offre à celui à celle qui consent à ralentir



je ne raconte pas le monde

je le laisse apparaître

je ne possède aucune vérité

j'accorde mon regard à ce qui est

peu à peu je découvre que l'écriture n'est pas une manière 
d'ajouter des mots au monde, mais d'en retirer assez
pour que les choses retrouvent 
leur propre voix



la présence 
devient presque visible

le silence 
cesse d'être un vide

il devient la respiration même du paysage et je comprends 
que demeurer là pleinement attentif
est peut-être la plus haute forme 
de fidélité 
au réel



























j'entre dans la langue 
comme on entre dans une forêt sans origine

les mots 
ne m'appartiennent pas 

ils circulent bien avant moi
ils traversent les voix
les écrans
les villes
les archives
les mémoires


je ne fais que les écouter
les recueillir les déplacer avec une infinie lenteur
comme on déplace quelques pierres sur le lit d'une rivière

je ne crois plus à l'inspiration

je crois à l'attention

je crois à cette disponibilité 
qui laisse les choses venir jusqu'à moi sans les contraindre
























chaque phrase oubliée
chaque liste chaque conversation perdue
chaque document administratif chaque bulletin météorologique 
porte une vibration secrète 

rien n'est véritablement insignifiant

le réel écrit déjà son propre poème


je marche parmi 
les bibliothèques invisibles du monde


les serveurs bourdonnent comme des ruches
les données tombent comme une pluie continue
les écrans respirent une lumière froide

j'écoute 
cette rumeur immense



ce n'est pas le bruit qui m'intéresse 
c'est le silence qu'il dissimule


je n'ajoute presque rien

j'enlève 

je rapproche

je décale

je laisse apparaître 
les constellations cachées derrière  l'accumulation des signes





il suffit parfois d'un infime déplacement 
pour que les mots cessent d'être des informations et deviennent 
des présences

je ne cherche pas l'originalité

je cherche 
la justesse d'un geste presque 
invisible

 

copier peut devenir 
une manière de contempler

transcrire peut devenir 
une forme de 
méditation


répéter peut ouvrir une brèche dans l'habitude 
jusqu'à ce que le quotidien révèle soudain 
son étrangeté lumineuse


j'habite une époque 
qui déborde de langage

les phrases 
circulent plus vite que les regards

les paroles s'accumulent 
comme les feuilles mortes d'une forêt immense



je ne veux pas 
ajouter une voix de plus à ce tumulte

Je veux simplement ralentir le courant 
afin que chaque mot retrouve son poids sa respiration
son énigme

je découvre que l'auteur 
n'est peut-être qu'un lieu de passage

les mots me traversent davantage que je ne les invente
 

j'apprends à disparaître derrière eux
à devenir transparent afin qu'ils retrouvent leur autonomie première
leur liberté ancienne


je ne possède rien

je recueille

je ne produis presque rien

j'écoute

dans cette écoute quelque chose bascule doucement

les archives deviennent des paysages

les listes deviennent des litanies

les inventaires deviennent des poèmes

le monde cesse d'être un ensemble de données 

il devient une respiration sans commencement ni fin











l'écriture n'est peut-être rien d'autre  qu'une manière 
très ancienne d'apprendre à entendre 
ce que le réel  murmure 
depuis toujours




















lundi, juillet 13, 2026

j'aime une large marge à ma vie

Henri David Thoreau



J'aime qu'il demeure autour de mes jours 

une bande blanche

semblable à celle qui entoure les pages 

d'un livre ancien


















c'est là que viennent se déposer 

les pensées imprévues

les rencontres

les silences

les longues marches et les heures sans destination



une vie remplie 

jusqu'au bord ne laisse plus de place 

à l'inattendu


une vie qui garde sa marge accueille

le vent

les chemins de traverse

les lectures qui bouleversent

les paysages qui retardent le voyage

les conversations qui n'étaient pas prévues




la marge

n'est pas une perte de temps 

elle est la condition de tout ce qui échappe au calcul


c'est dans cette réserve de liberté que naissent

les plus belles idées

les amitiés durables

les poèmes

les départs et les métamorphoses



j'aime 

une large marge à ma vie

afin que le monde puisse encore y écrire 

de sa propre main


cette image de la  marge  est profondément philosophique  elle désigne un art de vivre où l'on ménage un espace pour l'imprévisible pour la contemplation et pour ce que nul agenda ne peut programmer C'est peut-être dans cette marge que la poésie la philosophie et la liberté trouvent leur demeure



***






je vous ai prié d’indiquer 

des occupations peu absorbantes

parce que la pensée réclame de larges tranches de temps


Arthur Rimbaud à Paul Demeny 28 août 1871














jeudi, juillet 09, 2026

j'ai cessé de me désirer ailleurs

André Breton

cette phrase possède 
une grande simplicité et une véritable densité

elle inverse 
un mouvement très courant 


au lieu de projeter le désir vers un futur
un autre lieu ou un autre soi
elle le ramène dans 
la présence



















j'ai cessé de me désirer ailleurs

je n'attends plus de devenir 

celui 
qui marcherait mieux 

celui 
qui comprendrait davantage 

celui 
qui vivrait enfin

le présent n'est plus une salle d'attente 
mais une demeure

les chemins continuent 
les montagnes demeurent 
les lacs reflètent le ciel 
les pierres gardent leur silence et je ne leur demande plus 
de me conduire hors de moi


je marche 
avec ce qui est

chaque arbre suffit à l'arbre 
chaque nuage au ciel 
chaque souffle au souffle


j'ai cessé de me désirer ailleurs

et depuis ce renoncement
le monde n'est plus une promesse

il est 
une présence

cette phrase 
pourrait presque devenir un aphorisme 


j'ai cessé 
de me désirer ailleurs 
et le présent a cessé de me manquer


























jeudi, mai 14, 2026

je lis
par saccades
et interruptions
quelques
pages
suffisent
à m'emporter


comme si 

la lecture
n’avait pas besoin de continuité
mais d’intensité

un passage bref
une phrase juste

et déjà 
mon esprit dérive

ouvre des chambres nouvelles
s’absente du temps ordinaire











je lis


la lecture avance par saccades
l’interruption survient
le livre reste ouvert


quelques pages sont lues
le mouvement reprend
le sens agit
l’attention bascule
quelques pages suffisent


je suis emporté





à ses yeux s'ouvrait un voyage merveilleusement long rien 
rien ne pourrait plus lui faire faire
demi-tour

















lundi, mai 11, 2026

j’observe l’histoire

des trésors que vous trouvâtes

non les objets
mais leur lumière


ce qui traversa vos regards
au moment de la découverte


chaque trésor
dit moins la richesse
que le désir

moins la possession
que l’instant

où quelque chose
s’est mis à rayonner













j’observe 

les cartes
les détours
les attentes

les mains couvertes de terre
les coffres ouverts dans la pénombre
les fragments sauvés de l’oubli

mais plus encore

j’observe ce qui vous poussait

cette faim étrange
de trouver

comme si chaque trésor
promettait davantage
que lui même

une confirmation secrète

que le monde cache encore
des profondeurs

et qu’il suffit parfois
d’un éclat sous la poussière

pour que l’existence entière

redevienne

mystérieuse





et qu’on ne dise pas
que je n’ai rien dit de nouveau


les mots existaient déjà
les formes aussi
la poussière
la lumière
le silence

rien n’a été inventé

et pourtant

quelque chose change

dans la disposition


la nouveauté n’est peut être pas dans les matières
mais dans leur voisinage

dans la manière
dont une phrase incline l’autre
dont une image déplace une pensée



les mêmes pierres selon leur agencement
deviennent chemin
mur ou temple



ainsi les mots

déjà prononcés mille fois

peuvent encore produire
une secousse inconnue

si leur ordre
ouvre un espace nouveau



écrire alors
ce n’est pas créer à partir du néant

c’est recomposer


faire apparaître dans ce qui était dispersé
une cohérence 

inattendue


comme si le sens attendait depuis toujours

non d’être inventé

mais d’être

disposé autrement

















jeudi, avril 30, 2026


le son du temps sera une vibration sans origine
il passera à travers tout sans jamais se fixer
et dans ce murmure continu il dira
que durer c’est résonner sans fin







J’écoute le son du temps 

non un bruit mais une continuité presque imperceptible

quelque chose passe sans se montrer comme 

une respiration du monde

















les secondes ne s’additionnent pas

elles s’étirent

se dissolvent

dans une même vibration




écouter le temps
c’est sentir
ce qui ne s’arrête jamais
et pourtant
ne presse pas





le temps passe
un son se produit
le son marque le temps
la durée s’entend
le rythme se répète
l’intervalle se distingue
le son revient
le temps continue
le son persiste
le temps s’écoule

















mardi, décembre 09, 2025

 

je remplace le repli par l’élan


l’ombre penchée par une clarté qui avance

le poids du jour par un pas vers le haut

le murmure fatigué par une respiration neuve

le doute par la simple tenue d’être

la chute intérieure par une ligne qui se redresse

le manque par le mouvement

le silence lourd par le silence qui ouvre







la méchanceté par le bien

les plaintes par le devoir

le scepticisme par la foi 

les sophismes par la froideur du calme 

l’orgueil par la modestie










je remplace 
la mélancolie par le courage
et le monde change un peu autour de moi

comme si 

je 
bougeais 
sa lumière en bougeant 
la mienne


















samedi, novembre 22, 2025


je cherche le dissemblable 

je cherche ce qui ne se laisse pas saisir 

par les catégories communes ce qui échappe aux répétitions et aux habitudes 

je cherche le détail 

qui déplace le sens le contour qui fait vaciller l'idée reçue le moment où le familier devient étrange et où l'œil cesse de se contenter de ce qu'il croit voir 

je cherche ce qui différencie 
ce qui tisse la singularité dans le flux du monde 

je poursuis le trait insolite 
la note discordante l'ombre inattendue le souffle qui ne se répète pas 

je cherche le dissemblable 

dans le murmure des formes dans la respiration des mots dans le geste imperceptible de l'être









 

il naît 
dans cette recherche 
une attention vive 
un regard 
qui ne se fixe pas sur la norme mais qui 
accueille la variation la divergence 
la vie qui toujours se faufile 
entre les apparences et ne se laisse 
jamais enfermer



























vendredi, novembre 21, 2025


le monde chauffe en silence 

dans l’athanor du présent tout remue tout s’unit

tout se défait pour mieux

se recomposer 



la matière parle en étincelles 

le souffle se mêle au feu 

le feu aux ombres 

les ombres à la lumière 
 














je traverse ce laboratoire 

vivant 

où chaque instant

cherche 

sa propre transmutation 




je marche 

comme un artisan du réel 

les mains nues dans la poussière d’or 


je sens le plomb des jours 

se fissurer sous la poussée d’une clarté plus haute 


dans l’air une vibration secrète tourne lentement 

comme la roue invisible qui sépare et unit 

le même geste 

la même source 



je suis l’opération qui opère 

je suis la parole qui s’embrase 

je suis le seuil qui brûle en continu 


le monde devient simple 


une seule énergie 

une seule note 

un seul feu 

qui respire et recommence 

encore encore encore
























mardi, novembre 11, 2025


notre temps nous est sinueux 

il se plie à nos doutes 
s’étire dans l’ombre des instants 
glisse entre les lignes 
de ce que nous croyons être vivre 
ne cesse de recommencer 
là où nous pensions 
finir



je secouai la tête tant j’étais étonné que le réel tienne encore debout 
sous le poids de tant d’irréel












le chemin est infini
il n’y a rien à retrancher rien à ajouter 

il s’ouvre simplement sous mes pas comme si 
chaque souffle suffisait 
à le faire exister


























une poésie 
comme 

une architecture 
de vide et de répétition dans trois dimensions 
l'éponge de 

Sierpinski-Menger 


je regarde l’éponge  

je vois le cube se creuser de lui-même 
le plein devient 
vide 

le vide devient structure


















 
chaque retrait répète le retrait précédent 
chaque volume contient son absence 
chaque face se divise en neuf et 

le centre disparaît 

la forme s’allège et se répète 
elle s’étend dans les trois directions 
sans jamais s’épaissir 

chaque itération crée plus de surface 

moins de matière
plus de passage 
moins de mur 

la densité tend vers zéro 
la surface vers l’infini 
la géométrie se retourne contre elle-même 
et produit 

une matière ajourée 
une architecture du rien 

la logique fractale remplace la construction 

la règle devient espace 
la répétition devient relief 
chaque fragment contient le schéma du tout 
et le tout n’est qu’un réseau d’intervalles 

le cube n’est plus solide 
il respire 

il démontre que l’infini peut être contenu dans 
un corps fini 

que la matière peut être définie par ce qui lui manque 
et que la géométrie de l’éponge 
est 



une 
pensée 
sur la porosité du 
réel


lundi, novembre 10, 2025

 


sur la route du Cormet d'Arêches

novembre

2025

Wasserfall













une image emblématique dans les illuminations

Aube

je ris au 
wasserfall blond 
qui s’échevela à travers les sapins 
à la cime argentée je reconnus la déesse


Wasserfall  cascade en allemand

l’expression 
wasserfall blond évoque 
une cascade dorée ruisselante de lumière

le verbe s’échevela se décoiffer 
personnifie la cascade  elle devient chevelure mouvement vie

l’ensemble crée 
une image mystique et sensuelle 
où la nature semble animée féminisée divine



la cascade 

manifestation 

de l’Aube

de la lumière vivante




elle est à la fois élément naturel et signe du sacré

elle conduit le poète vers la déesse figure de la révélation


elle incarne 

le mouvement la clarté l’énergie vitale

thèmes centraux des 

Illuminations


la fusion eau-lumière

chez Rimbaud l’eau n’est jamais seulement liquide  
elle devient lumière chevelure
 feu miroir

la cascade 
est donc un archétype 
du mouvement lumineux 
un pont entre le terrestre et le spirituel




*


un flux continu rimbaldien
un cantos verbal sans ponctuation 
où la cascade devient mouvement souffle illumination


je ris au wasserfall 

blond 
qui s’échevela dans 
les sapins 


la forêt se mit à respirer 
de lumière 

les flots tombaient comme 
des chevelures 
ardentes 

& la montagne frémissait sous le rire de l’aube 
& la terre vibrait dans la clarté neuve 
& l’eau roulait en éclats dorés vers la plaine infinie 
& tout chantait tout brûlait tout s’ouvrait à la vision 

je reconnus 
la 

déesse 
dans le frisson liquide 
du jour 
dans la fuite 
du vent 
dans l’éclat 
des pierres  le ciel tournait 
dans l’eau 
dans la lumière 
dans mes yeux ouverts comme 
des soleils



***



Illuminations et non dualité

Rimbaud cherche à dépasser la perception ordinaire du monde pour atteindre une vision totale et unifiée ce qu’il appelle l’expérience du  

voyant 

cette quête poétique peut être rapprochée de la philosophie advaita non-dualisme qui enseigne que l’Atman le soi et le Brahman le Tout sont une seule réalité et que la séparation entre sujet et objet est illusoire

dans Aube le poète écrit 

Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins  

à la cime argentée je reconnus la déesse

ici la cascade devient chevelure lumière et divinité : le poète n’est plus distinct de la nature mais fusionne avec elle découvrant le divin dans le monde sensible 

de même l’advaita décrit l’expérience d’illumination comme la disparition du moi limité laissant percevoir l’unité de toute chose

le flux poétique continu sans ponctuation comme dans   les vents les flots les feuilles les voix les éclairs comme des bêtes comme des flammes comme des torrents  illustre cette immersion totale dans le réel où le temps l’espace et le sujet s’effacent

les visions éphémères de Rimbaud 
semblables à la lumière qui s’évanouit dans Aube  

au réveil il était midi et la lumière s’était retirée 

rappellent la fugacité de l’expérience mystique advaita révélant pourtant la vérité de l’unité sous-jacente 

ainsi par le dérèglement des sens et la prose poétique hallucinée Rimbaud atteint en poésie un non-dualisme sensible montrant que la fusion du sujet et du monde la reconnaissance du divin dans la nature et le flux universel de la réalité peuvent être vécus aussi bien par le poète que par le mystique advaita

















 



Lac des Fées

novembre

2025

contemplation










regard

conscience


un état de grâce sans volonté

une délivrance silencieuse




je contemple 

&

je cesse de vouloir


je regarde 

&

le monde devient clair



les désirs tombent comme la pluie sur la terre




je surnage au-dessus du poids des choses

je suis pur regard 

je suis souffle libre



le lac m’élève hors du tumulte



je ne cherche

plus 
plus  je ne veux 
plus je ne crains 
plus




je contemple 

&

je suis






dans 
cet instant 
suspendu je touche 
la paix que rien ne promet 
mais que tout contient le bonheur pur 
le bonheur silencieux le bonheur sans désir



















samedi, novembre 08, 2025

 



Haute-Maurienne

juillet

2021

sur la pierre aux pieds









un flux poétique et métaphysique 
qui combine gestes rapides lourds et lents dans 
un continuum de pensée 






je cours avec le vent dans la tête je laisse le fleuve de mes idées m’emporter je saute des ponts invisibles j’associe des mondes éloignés je traduis chaque frisson en image je parle je pense je crée sans pause et puis soudain je sens le poids des pierres que je porte en moi je plonge dans l’ombre je creuse mes racines je marche dans la boue des contradictions je porte le paradoxe je ralentis le flux je touche chaque mot chaque sensation chaque silence et enfin je m’allonge avec le monde j’observe sans agir j’écoute les murmures invisibles je laisse l’eau s’infiltrer dans mes veines je laisse la graine mûrir je sens le temps s’étirer je deviens la vague et le rivage le souffle et le vide le rapide le lourd le lent tout se confond dans un même mouvement et je comprends que penser c’est danser entre l’éclair et la racine entre le frisson et la patience et que chaque geste même invisible trace un chemin vers l’infini
















mardi, novembre 04, 2025



 

Grimdelwald

août

2025


lapiaz

la pierre qui pense lentement par érosion










la parole pétrifiée 


l’eau insiste la goutte est patience

la fissure devient
écriture

le passé du monde strié de silences creusé de lente lumière





je me 
découvre pareil lapiaz 
du 
dedans traversé
d’eau portant la trace
de tout ce qui passe



La Mémoire de la Pierre

la roche se déchire en un alphabet blanc 

ouvrant des cicatrices où l'eau s'est engouffrée

le temps n'est plus un flux

il devient un versant

une géométrie par la soif dévorée

chaque faille est un gouffre 

un abîme à l'endroit

où l'esprit se confronte à la rigueur du vide

le sacré ne réside pas dans ce qui est droit

Mais dans le labyrinthe d'une terre arride

















 



Les Grands Plans Roche Parstire

novembre 

2025


ma tête 
dans sa laine de passe-montagne












je respire ma brume    la pensée 

s’y pelotonne


mouton contre le gel du monde

dehors

la lumière griffe


ici 

tout est doux


tout se tait


sauf le battement de soi



j’avance sans bouche sans visage mais tout mon être respire
dans la chaleur anonyme
du silence















samedi, novembre 01, 2025

 



Gletscherschlucht

Grindelwal

août 2025


au seuil 










je demeure ni dedans ni dehors
je touche l’air qui hésite entre deux souffles


rien n’est encore formé tout déjà s’efface
le monde penche vers son autre visage


ici les contraires se frôlent sans se détruire
le jour garde une ombre dans son cœur


la nuit retient une étincelle d’aube
tout respire dans cette oscillation lente


le seuil n’est pas un passage mais une écoute
le lieu où la présence apprend à devenir silence


où le silence devient substance du visible
où je ne suis plus sujet mais traversée

je ne cherche pas à franchir
j’habite le tremblement


c’est là que tout commence
dans l’entre deux battements de l’être















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati AN Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. 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E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Nice Niedecker Nietzsche Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Ramanujan Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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