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mardi, octobre 06, 2026

une description littérale

une vaste vallée    le sud de la Forêt-Noire


une pente

1 150 mètres


un petit refuge pour skieurs

six mètres

sept mètres















un toit surbaissé

trois pièces

une cuisine

une chambre

un bureau minuscule


le fond étroit de la vallée

l’autre versant

une pente raide


des fermes

de larges étagements

des toits en surplomb


les prés les pâturages la pente

la vieille forêt


les sapins sombres les sapins montent

la montagne monte



au-dessus

le ciel d’été la lumière deux éperviers de larges cercles

l’espace radieux











seulement 
les propositions nominales et les phrases simples
pas de subordination pas de coordination


c’est 
le monde où je travaille le regard du vacancier 

reste dehors


je regarde les heures

les jours

les nuits

les saisons

la masse des montagnes la roche originelle

les sapins en croissance lente les prés en fleurs la lumière sur l’herbe


le ruisseau dans la nuit d’automne

la neige sur les pentes

la simplicité des hauteurs



tout avance

tout s’accumule

tout traverse la vie quotidienne


ici

dans les hauteurs



quand lors d’une profonde nuit d’hiver une violente tempête de neige 
se déchaîne à l’entour de la cabane 
engloutissant et noyant tout 
c’est alors 

le moment philosophique crucial

























lundi, octobre 05, 2026

l'épaisseur aveugle

l’épaisseur est là la matière est dense la lumière n’entre pas
la surface cache l’intérieur 

le regard s’arrête

le fond reste invisible
la masse demeure

rien ne traverse

l’obscurité tient dans la matière

l’épaisseur demeure 
aveugle













sois sans la soif

le soi est là
la soif n’est pas là
le corps ne réclame rien
le désir se tait
la présence demeure
rien ne manque

le souffle suffit le besoin s’efface
le soi reste

la soif disparaît








le volume d’air est là l’air occupe l’espace le volume augmente
le changement est soudain


l’espace se dilate l’air se déplace le corps reçoit la variation
le volume change


le mouvement est bref
le volume apparaît subitement





l’espace est là aucun recto n’est donné aucun verso n’est donné
la surface n’a pas de face opposée


le dehors ne s’oppose pas au dedans la limite n’a pas de revers
le regard traverse l’espace reste ouvert


aucune face ne précède l’autre
l’espace demeure sans recto ni verso



la représentation est fraîche l’image apparaît la forme est nouvelle
le regard rencontre la chose


rien n’est encore usé
le contour se dessine
la présence est immédiate


la perception recommence l’image demeure claire
la représentation reste fraîche




le mouvement est rapide le pas s’accélère le temps se resserre
le geste précède la pensée


l’air passe
le corps avance
la distance diminue


le regard suit le mouvement continue
rapidement














lundi, juillet 27, 2026

le pas découvre
le sol apparaît

le vide éclaire
l’espace s’ouvre

la lumière traverse le vide
le regard avance avec le pas
le chemin se laisse voir
le vide demeure lumineux
le pas continue
la clarté demeure
















le pas découvre
le vide éclaire


chaque avancée retire un peu de certitude
chaque absence ouvre une lumière plus vaste


ce qui manque devient passage
ce qui s'efface devient horizon

dans cette marche sans garantie
le monde dira


la clarté naît parfois au bord de l'abîme





étant là comme le vent

sans possession sans demeure
passant parmi les pierres les arbres et les herbes
sans rien réclamer

il ne laisse qu'un frémissement
une fraîcheur sur le visage
une branche qui hésite

dans cette présence sans poids
il dira




le plus libre 
est peut-être ce qui 
ne cherche jamais à demeurer
















la montagne est rapportée
la mémoire ne l’accompagne pas

la roche est présente
le relief demeure
le nom est prononcé
le passé ne revient pas
le regard rencontre la montagne
la présence suffit
la montagne reste
la mémoire demeure absente





sans mémoire montagne rapportée














l’air est droit
le souffle avance sans détour
le vent suit sa ligne
la clarté traverse l’espace
le froid tient sa place
le corps reçoit l’air
le ciel demeure ouvert
le mouvement reste simple
l’air persiste
la droiture demeure






les images arrondies ont disparu





la page

garde encore

leur élan


la blancheur

a roulé plus loin


un mot

reste debout

contre l'air


la pierre

a repris

son silence


ce qui manque

ouvre davantage


la lumière

vient

par l'effacement




rappelez-vous
que vous n’avez pas de forme


le corps prend une forme
la forme change
la présence demeure
le souffle continue
le mouvement traverse
aucune figure ne dure
la forme passe
la présence reste



la conscience est
la source est dite
tout ce qui est apparaît
la présence se manifeste
les formes surgissent
les formes disparaissent
la conscience demeure
la source ne cesse pas
l’être se tient
tout est

















dimanche, mai 10, 2026



une voix une pierre 
une heure de lumière sur un mur

un être traversant le temps avec sa forme propre
quelque chose d’irréductible à toute catégorie

le singulier devient absolu

lorsqu’il cesse d’être un simple exemple
et révèle une densité de présence
qu’aucune comparaison ne peut dissoudre
ce n’est pas l’infini abstrait
mais une précision extrême
une manière d’exister entièrement
dans les limites mêmes de son apparition



l’absolu singulier


















est peut-être cela
une chose finie

qui atteint une telle intensité de réalité
qu’elle semble contenir davantage que sa propre mesure



















l’absolu singulier 
sera une présence sans équivalent

il ne se comparera à rien 
ne dépendra d’aucune mesure

et dans cette solitude rayonnante il dira
que certaines réalités existent au-delà de toute ressemblance








le singulier est posé
les liens se forment
les relations montent vers le ciel
la connexion se maintient
le point unique demeure distinct
les lignes traversent l’espace
le haut est visé
le lien relie sans confondre
le singulier persiste
les liens célestes demeurent
























la logique du lieu


la logique du lieu 
sera une pensée inscrite dans l’espace

elle ordonnera les présences sans parler
et dans cette cohérence silencieuse elle dira
que chaque endroit façonne la manière d’être au monde




l’idée 

les choses n’existent pas isolément
mais dans un champ relationnel plus fondamental

















le lieu est posé
l’espace est organisé
les relations se forment
les positions se répondent
la limite est tracée
le dedans se distingue du dehors
le parcours suit une structure
le sens dépend du lieu
l’ordre se maintient
la logique du lieu demeure



























dimanche, mai 03, 2026

le bleu est

la couleur fluctue
la surface ondule

aucune rive n’est présente

la limite n’apparaît pas
l’étendue se déploie

le mouvement varie
le regard suit
le bleu persiste

l’absence de rive demeure














la clarté est


la lumière est forte
l’espace est inondé
les formes sont nettes
les contours tranchent

l’éclat se produit

la vision est directe
la lumière persiste
la clarté domine


l’éclat demeure







la nuit est imminente 


la lumière diminue le jour se retire
l’ombre avance le ciel 
s’assombrit


les formes se fondent le contraste baisse 
le silence s’étend la nuit arrive
l’obscurité 
se pose


























le rhizome 

n’est pas seulement une pensée qui refuse la ligne droite 

c’est une manière d’exister 


sans centre 

sans hiérarchie 

sans origine unique


chez Gilles Deleuze et Félix Guattari 

le rhizome ne pense pas le monde 

il pousse dedans















il avance par voisinages imprévus par bifurcations 

qui ne cherchent pas à converger 

il relie ce qui n’était pas destiné 

à se rencontrer


une idée y touche une autre 

non parce qu’elle la suit mais parce qu’elle la croise


il n’y a pas de début seulement des points d’entrée

pas de fin seulement 

des intensités qui varient


le sens ne se développe pas 

il circule


comme une racine souterraine qui n’obéit à aucun plan 

mais qui explore 

insiste dévie 

revient ailleurs





penser en rhizome 

c’est accepter que la cohérence

 ne soit pas donnée d’avance 

mais qu’elle émerge des connexions elles mêmes


c’est une pensée qui ne construit pas un arbre 

mais qui prolifère


une cartographie sans modèle 

une dérive fertile où chaque point peut devenir centre 

sans jamais le rester


dans ce mouvement la pensée 

cesse d’expliquer 

pour commencer à relier


non pas comprendre une chose

mais sentir comment elle se branche à d’autres

et à d’autres encore

sans fin

sans sommet

sans repos




le rhizome 
sera une pensée sans centre

il se déploiera sous la surface
multipliant les passages

dans son réseau sans hiérarchie il dira
que croître c’est se relier plutôt que s’élever



le rhizome est


la tige est souterraine
les racines s’étendent
les points se connectent


la croissance est horizontale
aucun centre n’est fixé


les lignes se multiplient
les nœuds apparaissent
le réseau se développe


le rhizome demeure
















la conscience thétique  
un acte qui pose le monde


elle affirmera l’être en le désignant
sans détour ni retrait

dans ce geste d’évidence
elle dira


penser
c’est faire apparaître ce qui 
se tient 
là



















la conscience thétique n’est pas un objet de pensée mais 
le geste même par lequel quelque chose 
est posé comme 
étant



elle n’ajoute rien au monde elle l’affirme silencieusement 
elle dit oui sans mot à ce qui apparaît


dans cet acte rien ne se détache encore il n’y a pas de distance 
entre voir et ce qui est vu seulement 
une présence qui se tient


c’est une lumière sans commentaire une évidence 
avant toute réflexion où le réel est 
simplement là offert sans 
justification



la conscience thétique ne doute pas elle ne compare pas 
elle ne cherche pas 
elle pose



elle pose le monde comme présence et dans ce geste
elle se pose elle même 
sans se regarder



il n’y a pas encore de retour sur soi pas de division seulement 
une coïncidence immédiate 
avec ce qui se donne



dans cette simplicité tout est contenu la possibilité du recul
de la question du doute comme 
des plis encore invisibles



la conscience thétique est ce premier seuil où être et apparaître 
ne font qu’un où le réel n’est pas interprété 
mais simplement affirmé


un oui originaire sans voix une adhésion sans effort 
qui laisse le monde être là


dans ce là il n’y a rien à expliquer seulement à reconnaître 
comme si voir suffisait à faire exister


peut être que toute pensée n’est ensuite qu’un détour 
qui tente de retrouver cette première évidence
sans jamais pouvoir l’épuiser




la conscience se pose


l’acte est thétique
la chose est visée
la présence est affirmée
l’objet est constitué
le sens est posé


l’attention se fixe
la position se maintient
la conscience demeure


l’acte persiste















la vie est dite nouvelle


le commencement a lieu
l’état change

une forme commence


le passé s’écarte
le présent se pose
le mouvement s’ouvre
la vie se renouvelle
le processus continue


la vie demeure nouvelle





Vita Nova 








n’est pas une vie nouvelle au sens d’un recommencement mais 
un déplacement du regard une manière d’habiter 
le même monde comme s’il venait 
d’apparaître


le réel ne change pas et pourtant tout s’allège comme si 
ce qui pesait n’était pas les choses mais 
la manière de les porter


dans cette vie là chaque instant n’est plus un passage mais 
une ouverture une naissance qui ne s’accumule pas 
mais se donne entièrement puis se retire


le passé cesse d’être un poids il devient une profondeur 
le futur cesse d’être une attente il devient 
une disponibilité


vita nova est une simplicité retrouvée non pas naïve mais
traversée comme une clarté qui a connu l’ombre 
et n’a plus besoin de la fuir


on ne cherche plus à devenir on commence à être 
sans justification sans projet nécessaire 
comme si exister suffisait
à lui même


dans cette suffisance il n’y a ni fermeture ni inertie mais 
une fluidité calme une manière d’aller 
sans vouloir arriver


chaque chose y est plus précise non parce qu’elle est expliquée 
mais parce qu’elle est laissée 
à sa propre évidence


vita nova 
est peut être cela 

une fidélité à l’instant qui ne retient rien 
mais qui accueille tout 
sans résistance


une naissance continue qui ne fait pas de bruit mais 
qui transforme tout ce qu’elle touche 
en présence simple


dans cette présence il n’y a rien à ajouter rien à retrancher 
seulement à demeurer là où la vie cesse d’être 
un problème et devient un fait lumineux 
sans commentaire











La Vita Nova 
une naissance au cœur de la vie


elle s’ouvrira comme une seconde aube dans l’âme
et dans ce recommencement intime elle dira
que vivre peut toujours commencer 
autrement



























samedi, mai 02, 2026

le sens de la terre 
sera une gravité secrète

il attirera les pas 
sans jamais les contraindre

dans son appel profond il dira
que revenir au sol c’est apprendre à durer



la terre est
le sol porte
la matière se tient
le sens est posé
la direction se donne
le corps se rapporte à la terre
le contact a lieu
la gravité agit
le sens se maintient
la terre demeure



















revenir 
au monde concret au corps à la vie

refuser 
les illusions métaphysiques ou religieuses

affirmer 
ce qui est ici et maintenant

redonner 
de la valeur à l’existence 
terrestre sans chercher de justification ailleurs


la Terre représente  la réalité sensible le lieu 
où se joue toute valeur







le  sens de la Terre  chez Nietzsche 
c’est l’appel à rester fidèle 
à la vie concrète 

à cesser de chercher des vérités ailleurs 
et à inventer  des valeurs qui 
affirment pleinement 
l’existence


***


dans une tonalité proche de cette parole brève objective et ouverte  davantage tournée vers la perception que vers l'énoncé philosophique  voici une suite de pointes sur le thème de l'éternel retour 



  • Le matin revient sans revenir.

  • La pierre recommence.

  • L'ombre retrouve sa pente.

  • Le jour reprend où personne n'attend.

  • Rien ne revient qui n'ait changé l'air.

  • Le vent reconnaît la montagne.

  • La neige retrouve son silence.

  • L'herbe remonte dans la lumière.

  • La source oublie d'avoir commencé.

  • Le ciel poursuit son premier geste.

  • La trace rejoint son absence.

  • La lumière revient de plus loin qu'elle-même.

  • Le pas retrouve le vide.

  • La montagne ne se répète pas.

  • L'hiver connaît déjà cette neige.

  • Le soleil traverse la même ouverture.

  • Le froid se souvient sans mémoire.

  • Chaque aube est la première.

  • Le cercle n'a pas de retour.

  • Ce qui revient est déjà dehors.

  • L'espace ne garde rien.

  • La pierre recommence le monde.

  • Le vent ne finit pas d'arriver.

  • Le commencement ne quitte pas le jour.

  • Rien ne s'ajoute à ce qui est.

  • La pente revient dans le pas.

  • Le sommet attend depuis toujours.

  • La lumière retrouve son absence.

  • Le silence revient avant la parole.

  • L'air passe une seconde première fois.

  • Le monde ne se lasse pas d'être.

  • Le dehors reprend souffle.

  • Ce qui demeure recommence.

  • L'instant revient sans précédent.

  • La neige efface ce qu'elle rapporte.

  • Le vide revient entier.

  • Le même ouvre encore.

  • Le jour retrouve son origine.

  • L'horizon recommence l'espace.

  • Le vent naît de son retour.

  • Rien n'insiste autant que l'être.

  • La terre répète son élan.

  • L'éternité passe dans une feuille.

  • Le présent ne cesse de commencer.

  • La montagne revient à sa hauteur.

  • Ce qui revient n'est jamais parti.

  • L'aube ne connaît qu'un seul visage.

  • Le monde tourne dans son immobilité.

  • Le souffle retrouve l'invisible.

  • Le retour ne ferme rien.



cette série s'inscrit davantage dans une intuition phénoménologique de l'éternel retour : il ne s'agit pas de la répétition mécanique des événements, mais de la perpétuelle réouverture du monde à lui-même. Chaque retour est un recommencement de la présence, où le même se manifeste comme toujours neuf. C'est une tonalité qui rejoint à la fois Nietzsche, Héraclite et, par son attention au dehors, l'horizon poétique d'André du Bouchet.




***





le sens de la terre 

n’est pas 

un axe ni une direction 

mais 


une lente mémoire qui respire sous nos pas 

une pensée ancienne qui ne parle pas mais qui insiste




la terre ne va nulle part 

elle tourne pour se souvenir 

elle dérive pour se répéter 

elle se replie dans chaque graine dans chaque pierre 

comme si l’infini avait choisi de devenir 

poids silence densité




son sens est peut être dans la chute des feuilles 

qui ne tombent jamais vraiment 

mais retournent à une phrase commencée 

bien avant nous


ou dans le feu souterrain qui écrit sans lumière 

une langue que seules les montagnes 

comprennent




le sens de la terre est une question 

qui ne cherche pas de réponse 

mais qui s’approfondit en nous comme une racine 

qui ignore le ciel et pourtant le nourrit



nous marchons dessus comme si elle était surface

 mais elle est profondeur 


elle est ce qui nous porte et ce qui nous absorbera 

elle est ce paradoxe tranquille d’être à la fois 

origine et oubli


peut être que son sens n’est rien d’autre 

que ce mouvement imperceptible par lequel 

elle nous transforme lentement 

en elle même


une pensée lente qui devient chair 

une chair qui devient poussière 

une poussière qui se souvient encore 

qu’elle fut monde
















la somme est posée

les éléments sont réunis
l’ensemble est complet

la mesure est totale
la perfection est dite

aucun manque n’est constaté
les parties s’accordent

l’équilibre est stable
la somme demeure

la perfection se tient




















l’attention se porte 
l’intérieur est 
visé 

le regard se tourne 
vers dedans


la perception se resserre


le détail interne apparaît
le mouvement 
ralentit

le silence se pose

l’intérieur se montre 
l’attention se 
maintient


l’intérieur demeure








la solitude est


un son est présent
le son se tient seul
aucun autre bruit n’intervient
l’espace est isolé
le son résonne
la présence est unique
le son persiste
la solitude demeure


le son continue







les vallons solitaires et boisés 
creux du paysage où le monde se retire


l’ombre y demeure plus longtemps
le vent y parle bas


arbres serrés
pentes douces


silence retenu dans la profondeur verte


on y entre
comme dans une pensée lente


sans éclat
mais pleine



les vallons gardent ce qui s’éloigne  

offrent

un lieu pour demeurer




























pour toute la beauté
il y aura un regard offert



elle ne demandera rien sinon d’être reçue
et dans sa présence silencieuse elle dira
que ce qui touche vraiment ne s’explique pas






je ne me perds pas   le chemin est maintenu


la position est tenue
l’orientation reste stable


le trajet continue la direction est suivie













le repère demeure
la présence se maintient


le mouvement persiste
je ne me perds jamais





un ne sais quoi qui s'atteint d'aventure

ce je-ne-sais-quoi sera une grâce qui ne se laisse pas saisir


il s’atteindra d’aventure
au détour d’un instant inattendu

dans sa présence insaisissable il dira
que le plus précieux ne se cherche pas  

il survient







le cœur généreux tient à ne jamais s’arrêter 

non par fatigue ignorée
mais par fidélité
à ce qui circule


donner devient une manière de respirer


aller vers
sans se compter

il ne calcule pas il continue



dans cette continuité se tient sa force 

une source
qui ne se ferme pas











le verbe est posé
le verbe est dit divin

la parole est émise
le son se forme

le sens est porté
le mot agit

la parole se maintient
le verbe demeure

la présence est tenue
le verbe persiste









le verbe divin 
sera une parole qui précède le monde


il ne dira pas seulement 
il fera advenir


dans son souffle créateur
il dira que nommer
c’est déjà donner 
naissance



























vendredi, mai 01, 2026



les choses sont envisagées

l’action est tentée
le risque est pris
l’ampleur est grande
le geste est engagé
la limite est franchie
l’effort se déploie
le résultat est incertain
l’acte a lieu

les choses sont dites grandioses



















oser des choses grandioses 

sera un vertige accepté
ce sera franchir le seuil sans garantie de retour

dans cet élan risqué cela dira
que la grandeur naît souvent 
d’un pas vers 
l’inconnu




***




dans la chambre sans centre 

une voix se cherche et se trouve dans l’écho 

de sa propre absence


elle murmure un mot qui devient passage 

puis le passage devient seuil 

puis le seuil devient ce même mot qui attend d’être prononcé


dans cette attente le temps se replie sur lui même 

comme une spirale qui oublie son origine 

et pourtant la répète


chaque instant contient l’instant qui le regarde 

et cet instant contient encore un regard 

et encore une naissance 

du regard



ainsi la voix se divise sans jamais se perdre 

elle devient trace de trace 

reflet d’un reflet qui ne cesse de revenir 

à sa propre énigme



si tu écoutes 

tu entendras que ce qui commence

a déjà commencé ailleurs 

dans un autre pli du même silence



là où le mot 

n’est plus mot mais mémoire du mot 

là où le sens hésite et devient 

monde



ce monde est identique à la chambre sans centre 

où une voix se cherche et se trouve 

dans l’écho de sa propre 

absence

























jeudi, avril 30, 2026


le mouvement s’étend le terme se retire la fin n’est pas atteinte 
la progression continue 
l’être se projette

l’élan persiste le dépassement a lieu
le processus reste ouvert
l'épectase demeure




l’épectase 
sera un élan sans terme


elle tendra l’être au-delà de lui-même
sans jamais atteindre

dans cette avancée infinie
elle dira 

grandir 
c’est désirer 
encore ce qui dépasse









la musique se produit
les mots sont émis
les mots s’assemblent
une forme se constitue
la fleur est dite des mots
les sons portent les mots
le rythme organise
la voix articule
les mots prennent forme.
la musique demeure


musique la fleur des mots















les montagnes sont calmes

la forme est en cours
la roche se façonne
le relief change
le souffle agit
le vent passe
la surface s’érode
le temps intervient
la montagne reste


le calme persiste

















l’air froid est présent


l’air est présent
les masses se rencontrent
la température diffère
l’air froid s’ajuste
le mélange a lieu
la limite se déplace
l’équilibre se forme
l’air devient homogène


l’ajustement se maintient





le mot est dit


le mot se tient
le mot est dit éternel
la bouche s’ouvre
l’air sort
la nuée apparaît
la nuée est légère
la nuée sort de la bouche
le mot accompagne la nuée


le mot demeure





la langue est d’air


l’air est froid
le flux s’avance
le froid touche
l’air se déplace
le contact a lieu
la surface reçoit
le froid persiste
le flux continue


la langue d’air demeure





le vent souffle


le mouvement est perceptible
l’air se déplace
la force agit
les formes bougent
le son se produit
la présence est ressentie
le vent est dit magnifique
le mouvement continue


le vent demeure




la rapidité est


le mouvement est sans délai
la vitesse est maximale
le temps se réduit
le passage est immédiat
la durée est courte
le déplacement est direct
l’action se produit vite
la rapidité se maintient


la pureté est dite



le son du temps sera une vibration sans origine
il passera à travers tout sans jamais se fixer
et dans ce murmure continu il dira
que durer c’est résonner sans fin







J’écoute le son du temps 

non un bruit mais une continuité presque imperceptible

quelque chose passe sans se montrer comme 

une respiration du monde

















les secondes ne s’additionnent pas

elles s’étirent

se dissolvent

dans une même vibration




écouter le temps
c’est sentir
ce qui ne s’arrête jamais
et pourtant
ne presse pas





le temps passe
un son se produit
le son marque le temps
la durée s’entend
le rythme se répète
l’intervalle se distingue
le son revient
le temps continue
le son persiste
le temps s’écoule

















viendront les métamorphoses 

non annoncées mais déjà à l’œuvre

dans le calme des formes
quelque chose 
travaille

déplace
transforme

rien ne demeure intact et pourtant rien ne disparaît 

tout passe
en changeant de visage

les métamorphoses ne viennent pas d’ailleurs

elles montent
du cœur même du réel

attendre
c’est déjà
les accompagner


















la forme change
la matière se transforme
l’état initial disparaît
un autre état apparaît
la structure se modifie
la continuité se maintient
le passage a lieu
le processus se poursuit
la transformation s’achève
la forme nouvelle est là




la métamorphose sera un passage sans retour
elle changera la forme sans perdre l’élan
et dans ce devenir continu elle dira
que rester soi c’est apprendre à se transformer








le minéral entoure

la matière est dure
la forme est définie
la réplique est présente
l’incertain est évoqué
le contour se ferme
la limite est tracée
la surface tient
l’intérieur reste indécis
le minéral maintient l’ensemble



le minéral cerne une réplique de l'incertain





dureté 
autour d’un centre 
qui échappe


















la pierre fixe mais ce qu’elle entoure demeure ouvert 

insaisissable


strates angles délimitations nettes 
et pourtant
au cœur

une hésitation du monde






le minéral ne résout pas 

il encadre
ce qui ne se laisse pas
clore











le minéral sera une patience sans voix
il reposera dans la durée comme une pensée immobile
et dans sa densité muette il dira
que le temps peut se tenir sans passer






laves basaltiques
roches plutoniques granit
gneiss lewisien
 
intrusions dislocations

tout un langage minéral inscrit dans les profondeurs
où la terre raconte ses tensions anciennes

ses lentes fusions 
ses fractures décisives

comme une mémoire compacte
que le temps ne dissout pas mais transforme

chaque strate 
garde la trace d’un feu devenu 
forme



























l’esprit circule

le mouvement est libre
les rôles sont distincts
le passage se fait entre eux
la position change
l’identité se déplace
la fonction varie
le lien se maintient
le trajet continue
l’esprit reste en circulation


l’esprit circule librement entre les rôles














l’esprit sera un souffle sans contour
il traversera les formes sans s’y attacher
et dans sa clarté insaisissable il dira
que penser est une manière d’errer dans l’invisible






l’écart sera une distance habitée
il séparera sans rompre ouvrira sans éloigner
et dans cet entre fragile il dira
que tout lien naît d’un espace laissé libre






l’écart est mesuré
la distance est constatée
l’attention se fixe sur l’écart
la différence est répétée
le regard revient à l’écart
l’écart se maintient
la mesure se répète
la variation est notée
l’écart occupe l’esprit
l’obsession persiste












Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Apatheia Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins Chen Fou ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Germaneta Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gîta Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Graeber Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Habitus Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI là La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDE LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS Mû murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Neutre Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. 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R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Ramanujan Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes récits A Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shepherd Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thaumazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie Tzara u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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