Appétit
Appetitus beaucoup plus large que le sens ordinaire du mot français appétit le terme classique d'appetitus désigne l'acte de se porter vers quelque chose de chercher à la saisir
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
Appétit
Appetitus beaucoup plus large que le sens ordinaire du mot français appétit le terme classique d'appetitus désigne l'acte de se porter vers quelque chose de chercher à la saisir
impossible
est impossible
ce qui ne peut pas exister
soit
en raison d'une contradiction interne
ex. un cercle carré que Spinoza appelle également absurdité ou chimère
soit
du fait qu'aucune cause n'est présente pour le produire
ex. le mouvement d'un corps sans la rencontre avec un autre corps
lemme 3
un corps qui est en mouvement ou en repos a dû être déterminé au mouvement ou au repos par un autre corps lequel a été déterminé au mouvement ou au repos par un troisième corps et ainsi à l'infini
lemme
proposition intermédiaire ou accessoire
d'un raisonnement
possible
on entend traditionnellement par possible
ce qui n'est pas présent mais qui pourrait le devenir
c'est donc ce qui peut être ou ne pas être
ou encore être autrement à l'opposé du nécessaire
selon Spinoza il n'y a d'idée de chose possible
qu'en raison de l'ignorance des causes qui produisent
une chose particulière
il appartient à la nature
de la substance
d'exister
une substance
ne peut être produite par autre chose qu'elle même
substantia est donc cause de soi et ainsi
son essence enveloppe l'existence
autrement dit
il appartient à sa nature d'exister
C.Q.F.D.
fond
essence
matière
cause
objet
être
réalité
quintessence
principe
principal
nourriture
nature
fondement
essentiel
sujet
suc
origine
métal
moelle
corps
substratum
substrat
subsistance
soi
substance
la substance substantia désigne depuis Aristote ce qui est en soi ce qui n'est pas en autre chose
un geste n'existe pas en lui-même mais en autre chose dans un corps donné
la substance c'est donc ce qui se tient en dessous sub stare ce qui fait office de support stable pour les manifestations variables d'un être
aussi pour Aristote un individu est une substance et inversement
mais un individu peut-il réellement être en soi si l'on ne peut le concevoir en dehors de toutes les déterminations biologiques sociales etc qui font de lui ce qu'il est ?
pour être réellement en soi une chose ne doit avoir besoin que de soi-même pour être
c'est pourquoi
Spinoza refuse l'équivocité de la notion aristotélicienne de substance qui semble indifféremment pouvoir être appliquée au bras, support du geste, au corps support du bras, au corps social, support du corps individuel etc
se dit d'un signe d'un énoncé
susceptible de plusieurs interprétations
ambigu amphibologique obscur
un compliment équivoque
se dit d'un fait d'un phénomène
malaisément définissable ou explicable d'une nature douteuse
des traces équivoques.
équivocité qui se trouve encore chez Descartes
pour l'éviter le philosophe précise dès la troisième définition de l’Éthique que non seulement une substance est ce qui est et doit se concevoir en soi mais en même temps ce qui est et doit se concevoir par soi
aussi la substance est naturellement cause de soi c'est-à-dire qu'elle existe nécessairement
Il appartient à la nature de la substance d'exister
qu'elle est
Infinie
Toute substance est nécessairement infinie
indivisible
La substance absolument infinie est indivisible
en conséquence seul Dieu peut être appelé adéquatement substance et la seule substance est Dieu
Il ne peut exister
et on ne peut concevoir aucune autre substance
que Dieu
Dieu est donc la substance de toutes choses
Tout ce qui est
est en Dieu et rien ne peut être ni être conçu sans Dieu
libre
Dieu agit par les seules lois de la nature et sans être contraint par personne
éternelle
Dieu est éternel
en d'autres termes tous les attributs de Dieu sont éternels
.
attribut
ce que
l'entendement perçoit d'
une substance comme constituant son essence
dans le langage philosophique usuel au temps de Spinoza, l’attribut est ce qu'on attribue c'est-à-dire ce qu'on affirme d'un sujet ou d'une substance autrement dit le prédicat par exemple la couleur blanche est attribuée au lait le blanc serait donc un attribut du lait L'originalité de Spinoza est donc ici de conférer à ce concept d'attribut une valeur directement ontologique et non plus simplement logique ou gnoséologique
*
caractère
caractéristique
qualité
propre
signe
marque
trait
propriété
privilège
apanage
symbole
qualificatif
prérogative
propos
particularité
emblème
avantage
adjectif
sujet
prédicat
organe
nature
bonheur béatitude et joie
je me décidai
en fin de compte à rechercher s'il n'existait pas un bien véritable et qui pût se communiquer quelque chose enfin dont la découverte et l'acquisition me procureraient pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante
par là nous pouvons comprendre clairement en quoi consiste notre salut, ou béatitude ou liberté : dans l'amour constant et éternel envers Dieu autrement dit dans l'amour de Dieu envers les hommes
la béatitude
n'est pas le prix de la vertu
mais
la vertu elle-même
aucune divinité nul autre qu'un envieux ne prend plaisir à mon impuissance et à ma peine nul autre ne tient pour vertu nos larmes nos sanglots notre crainte et autre marque d'impuissance intérieure au contraire plus grande est la joie dont nous sommes affectés plus grande la perfection à laquelle nous passons plus il est nécessaire que nous participions à la nature divine
fini
est dite
finie en son genre
la chose qui peut être bornée par
une autre chose de même nature
par exemple
un corps est dit fini parce que nous en concevons toujours
un autre plus grand
de même
une pensée est bornée par
une autre pensée
mais
un corps n'est pas borné par
une pensée ni
une pensée par
un corps
désir passions et valeurs
la Haine est la tristesse
accompagnée
de l'idée
d'une cause extérieure
la haine
est augmentée par une haine réciproque
l'amour peut au contraire
la détruire.
la haine ne peut jamais être bonne
le bien suprême
du mental est la connaissance de Dieu
sa vertu suprême est de connaître
Dieu
devoir et vertu
le bien suprême
du mental est la connaissance
de
Dieu et la vertu suprême
du mental est de connaître
Dieu
Dieu par
Dieu j'entends
un étant absolument infini c'est-à-dire
une substance consistant en
une infinité d'attributs dont chacun exprime
une essence éternelle et infinie.
la volonté de Dieu cet asile de l'ignorance
le mental humain
a
une connaissance adéquate
de l'essence éternelle et infinie de Dieu.
nul ne peut avoir Dieu en haine
liberté et nécessité
il n'y a rien
de contingent
dans la nature
des choses elles sont au contraire
déterminées par la nécessité
de la nature
divine à exister et à œuvrer
d'une manière certaine
les hommes
se trompent en ce qu'ils se croient libres
et cette opinion consiste en cela seul
qu'ils sont conscients
de leurs actions et ignorants
des causes qui les
déterminent
matière et esprit
l'ordre et la connexion
des idées
est le même que l'ordre et la connexion
des choses
notre mental est une partie
de l'intellect infini
de
Dieu en tant qu'il perçoit les choses
véritablement
le mental humain
ne peut pas être absolument détruit
avec le corps
mais
il en demeure quelque chose
d'éternel
un être de raison
Acte
Aristote
définissait ce qui est en acte comme ce qui est pleinement réalisé par opposition à ce qui est en puissance ce qui n'existe que virtuellement à l'état de simple possibilité
chez Spinoza comme chez Aristote
Dieu
est
acte pur
ce qui signifie
que tout ce qui est concevable en Dieu est pleinement
réalisé
mais contrairement à Aristote
Spinoza n'admet pas la moindre virtualité
dans tout le reste de ce qui existe
tout ce qui existe en tant qu'expression de la puissance de Dieu et considéré dans son essence propre non par comparaison avec d'autres êtres vaguement semblables tout ce qui existe est pleinement réalisé
Il n'y a rien de contingent
dans la nature
des êtres
toutes choses au contraire
sont déterminées par la nécessité de la nature divine
à exister et à agir d'
une manière
donnée.
absolu
est immédiat