comme un patineur
cette pensée glissante est l'exact opposé de
L'équilibre dans la dérive
La fin de l'adhérence dogmatique
La loi du mouvement perpétuel
c’est
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
Le refus de la fixation
La liberté du possible
Le regard créateur
Dans ce monde de l'infiniment petit l'observateur fait partie du système On ne peut pas regarder sans modifier Cela rejoint notre idée que nous ne sommes rien c'est ce que nous cherchons qui est tout
l'acte de chercher crée la réalité que l'on découvre
c’est
une vision
où le monde n'est pas
une horloge mécanique mais
une conversation ininterrompue entre le vide et la forme
l'incertitude
n'est pas un manque de clarté
c'est la liberté de l'être au cœur de la loi
L’alpha et l’oméga
l’alpha est l’origine le premier souffle
l’ouverture du temps
il porte la promesse
l’élan initial la naissance du sens
l’alpha n’est pas seulement
un commencement chronologique
mais
une impulsion
ce qui met en mouvement
l’oméga est l’achèvement
le terme
le point où le parcours se recueille
il n’est pas seulement la fin
mais
la récapitulation
ce vers quoi tout tend consciemment ou non
l’oméga donne rétroactivement un sens
au chemin parcouru
entre
l’alpha et l’oméga se déploie
l’existence
tension
entre naissance et accomplissement
entre ouverture et clôture
mais ils ne sont pas seulement opposés
l’alpha contient déjà l’oméga en germe et l’oméga
révèle ce que l’alpha avait lancé
ainsi
penser l’alpha et l’oméga
c’est penser le temps comme une forme tendue
un arc où le commencement n’est lisible qu’à la lumière de la fin
et où la fin demeure habitée par l’élan
du premier geste
Ouroboros
serpent qui se mord le temps
fin contenue dans l’origine
cycle sans commencement ni terme où la destruction nourrit la naissance
et le monde se maintient
en se dévorant
***
***
des léopards font irruption dans le temple et boivent tout le contenu des vases sacrificiels la scène se reproduit inlassablement pour finir on peut l’anticiper et elle devient une partie de la cérémonie
Lève la pierre et tu me trouveras
l'illumination au cœur du plus humble fragment du monde
voici la réponse
de la Parole au Secret sous la garde de la Nuit
Quelle que soit la pierre que tu lèves
c'est le visage de l'UN qui t'apparaît
sous le poids du granit au-delà de tes rêves
dort le même feu qui jamais ne se tait
Il n'est plus besoin de cabane ou de cimes
ni de chercher l'aile dans l'immensité
le cosmos entier habite les abîmes
d'un caillou désert au bord
de l'été
le froid de la roche est une épreuve douce
une leçon de fixe et d'éternité
la naissance palpite au milieu de la mousse et la mort n'est
qu'un pli de la réalité
Lève le monde
et vois
sous chaque matière l'illumination
attend ton regard
tout est désormais pleine lumière
quel que soit le mot que tu dis
tu rends grâce
à perte et
périr
de très loin venue et maintenant à jamais tendue
l’aile de l’envol rencontre la nuit du secret
une plume
de feu
dans l’hiver sidéral
un battement
UN
dans le cosmos muet
nous avons trouvé
là
notre port
idéal
l’envol souverain
sous un ciel qui se tait
*
Aile
la force du dépassement
l'énergie de la naissance et du jaillissement
Nuit
la profondeur du vide
le reposoir du silence et de la mort
Le cercle Eranos
table sans centre pensée en partage
mythes symboles sciences s’y croisent
un lieu d’écoute lente où l’archaïque dialogue avec le moderne
et où le sens naît de la convergence
solve coagula
dissoudre pour comprendre
réunir pour faire tenir
tout se défait afin de renaître
forme après forme
dans l’alchimie lente du sens
science
attention méthodique au réel
art de questionner sans relâche
de mesurer l’invisible par ses effets
elle avance par doutes réglés et transforme l’ignorance en horizon