L.A. photographie Fontaine Vallon du Crot juillet 2008
ce qui était jugé insipide d'un point de vue spéculatif point de vue Hégélien ne se révélerait-il pas ainsi le plus savoureux car la caractérisation qui paraît la plus fade au premier abord parce que trop ordinaire et banale donc indigne de fixer notre intérêt peut donner lieu on le voit à la variation la plus riche au déploiement le plus lointain
Plus jamais alors le sens ne se referme il demeure ouvert et disponible Il convient donc de se former à cet art de la lecture celui de laisser infuser le sens loin du pointage impérieux du discours démonstratif et de tous ses marquages insistants laisser dissoudre librement en soi tout le sens possible se prêter à ses sollicitations secrètes et s'engager ainsi dans un itinéraire qui se renouvelle toujours à l'infini
François Julien éloge de la fadeur à partir de la pensée
et de l'esthétique de la Chine biblio essais
livre de poche
silence partout pas de traces de pas
le sable n’a rien gardé
la terre non plus
quelqu’un est passé
peut-être
le vent a refermé le chemin derrière lui il ne reste
que cette étrange évidence
que cette étrange évidence
un lieu
peut se souvenir
sans conserver de trace
sans conserver de trace
en quel lieu chercher des pas la trace
dans la neige
elle disparaît sous la neige
dans la pierre
elle devient usure
dans l’eau
elle n’a pas lieu
peut-être faut-il chercher non l’endroit où le pas demeure
mais celui qu’il a déplacé
la trace n’est pas derrière nous elle est dans le monde
après notre passage










