il ramasse les fragments que le temps oublie
les éclats les ruines
les murmures
dans sa main une poussière devient constellation
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
il ramasse les fragments que le temps oublie
les éclats les ruines
les murmures
dans sa main une poussière devient constellation
un spécialiste
aux yeux du caractère destructeur
rien n’est durable
c’est pour cette raison précisément
qu’il voit partout
des chemins
là ou d’autres butent
sur des murs ou des montagnes
il voit encore
un chemin
mais comme
il en voit partout
il lui faut partout les déblayer
pas toujours par la force brutale
parfois par
une force plus noble
voyant partout des chemins
il est lui-même toujours à la croisée des chemins
aucun instant ne peut connaître
le suivant
il démolit ce qui existe
non pour l’amour des décombres
mais pour l’amour du chemin qui les traverse
le caractère destructeur
n’a pas le sentiment que la vie vaut d’être vécue
mais que le suicide ne vaut pas
la peine d’être commis
ne serait-il pas dès lors présomptueux
de vous énumérer ici
en me prévalant d’
une apparente objectivité ou sobriété
les pièces et sections principales d’
une bibliothèque
ou de vous exposer sa genèse
voire son utilité pour l’écrivain
?
en ce qui me concerne
en tout cas
je vise dans ce qui suit
quelque chose de moins voilé
de plus tangible
ce qui me tient à cœur
c’est de vous permettre
un regard sur la relation d’
un collectionneur à ses richesses
un regard sur l’acte de collectionner
plutôt que sur
une collection