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jeudi, avril 06, 2023




j’écris

chaque jour

pas longtemps

mais

chaque

jour



Combine 

est 

un livre constitué de 1 000 poèmes brefs 

autant d’instantanés 

détails du monde 

éclats de pensée


Combine 

est 

un livre de lecture 

le lieu d’

une poétique en poèmes 

on y lit notations 

réflexions

amorces narratives

poèmes concrets 

poèmes de marche et de regard


produit d’

un assemblage aléatoire

Combine 

affirme l’imprévisible 

l’étoilement 

on y rencontre paysages 

insectes

peinture

musique 

météo


son principe en vitesse 

faire poème de tout faire poème de rien 


le titre 

Combine

est adresse au lecteur

appel à se saisir de ce vrac  

combine 


1

commence

avec une loupe

attraction

points

mathématiques

insectes

parties

épineuses.



503

pierres

jetées

au hasard

parmi

d’innombrables

extractions

de temps




le copiste 

est le seul 

véritable 

lecteur 

du texte 
















mercredi, mai 04, 2022





je faisais le voyage que j’avais lu 

Benoît Casas


















au sommet du campanile 

j’embrassais Venise

aussi horizontale que New York est verticale

aquarellée

lavée 
d’averses 
par 

un vent violent 

qui secoue la lagune

poussant des nuages légers


qui a parlé de la tristesse de Venise 

n’a donc jamais vu cette lumière 

ce ciel ardent 

ce mouvement

cette vie marine


Acqua alta dit 

une voix 

et les mes se vident 

les magasins baissent leur rideau 


marcher sur les eaux n’étonne personne


Venise 

est 

un défi

un labyrinthe

un archipel

une énigme


*


regarder une ville au travers d’un kaléidoscope : voilà, sous forme d’abécédaire le jeu subtil et malicieux auquel se livre Benoît Casas

mille éclats mille facettes parcours saisons couleurs pensées : on y rencontre Venise

Et tous ceux qui l’ont un jour aimée


***


Le thème récurrent du reflet et du labyrinthe suffirait à présenter Venise. Pour que la ville soit "toute", Benoît Casas cite plusieurs fois des lieux emblématiques (Saint Marc, Santa Maria dei Miracoli), des peintres (Le Tintoret, Tiepolo) et un écrivain (Ezra Pound) dont les noms sont liés à Venise ; il n’oublie pas non plus, très présente, « l’odeur des entrailles de la ville ». L’essentiel est de restituer l’extrême « diversité » qui tient notamment au fait que « Toutes [les] couches du passé, dans cette ville, appartiennent simultanément au présent » ; les reprises et variations tout au long du livre disent le caractère inépuisable de la ville et que « on ne la connaît jamais ». Une réussite.

Tristan Hordé

sitaudis















vendredi, mars 01, 2019



lire / prélever / monter / attendre / relire


Benoît Casas

Méthode, précisions


Lire.

Lire
des notes en bas de page.

Lire les notes
en bas de page de centaines de livres.

Lire exclusivement
les notes en bas de page de ces livres.

Les lire

un
crayon à la main


Prélever.






Prélever et transcrire
des éléments langagiers tirés
de ces notes

Prélever et transcrire
en suivant l'ordre des pages
de ces livres.


Monter.

Associer, déplacer, découper, écarter.
Former des pages. Réduire.

Attendre.

Laisser macérer.
Oublier.


Relire.

Reprendre
avec délicatesse les opérations
de montage. Affiner.

Adresser la chose, la confier.












































lundi, février 18, 2019








Livre du montage, 
Précisions est écrit intégralement 
à partir de matériaux prélevés dans les notes 
en bas de page de très nombreux livres. 








Les sources et thèmes sont multiples, des personnages y insistent (Empédocle, Rachi, Lucrèce, Hopkins, Mallarmé, Warburg, Lacan…) Livre-labyrinthe, Précisions est une divagation faite de détails, tissée de bribes d’histoires, d’éclats de savoirs, de courts-circuits spéculatifs. On s’y confronte à de l’absence, de l’énigme et du nonsense. Mais de cette suite de notes disparates s’esquisse une pensée, à la fois impersonnelle et subjective. Précisions est ainsi le lieu d’une autobiographie en miettes, d’une langue en fragments, d’une pensée dispersée. 



635. Préciser.
636. Beaucoup, mais pas tout.
637. Idée que l’écrit revendique.
638. Formant le matériel moderne.
639. à défaut de créer.




NOUS

*



Précisions 
de Benoît Casas 
par Christophe Stolowicki

sitaudis




























samedi, mars 31, 2018


L'agenda de l'écrit de Benoît Casas 

par Tristan Hordé

25/2018 

Sitaudis



C’est seulement dans la seconde moitié du xviie siècle (1662) que l’agenda est défini comme un petit carnet où l’on note ce que l’on a à faire ; l’agenda proposé par Benoît Casas a d’autres fonctions, la première étant de donner à lire 366 textes de 140 signes — 



















c’est une année bissextile qui est retenue, Félix Fénéon, anarchiste jusqu’au bout, ayant eu le bon goût de mourir le 29 février 1944. Les règles de construction sont données : si l’indication de date correspond au jour de la naissance d’un écrivain, le texte est écrit à partir de mots tirés des deux premières pages d’un de ses livres, s’il s’agit de la date de sa mort, ce sera à partir des deux dernières pages. Aucune division du blanc sous le texte ; l’agenda est d’abord un recueil d’écrits (mais laisse beaucoup de place au lecteur s’il veut, lui, commenter). Le choix des auteurs n’a rien d’innocent, pas plus que celui des citations ; le lecteur actif (mais comment lire autrement ?) peut construire à partir de cet ensemble ouvert une esquisse de pratique et de théorie de la lecture, de manière de se situer dans la société.



Il n’est pas indifférent d’examiner ce qui ouvre et ce qui ferme un livre. Pour le premier jour de l’année, le lecteur attend une naissance ; le nom retenu est celui d’Édouard Levé, et l’on pense aussitôt à son livre, Œuvres, formé de cinq cent trois « œuvres dont l’auteur a eu l’idée, mais qu’il n’a pas réalisées ». Le premier extrait qui débute l’agenda, « un livre de mémoire », définit en partie le projet de Benoît Casas : conserver, au moins dans l’idéal, ce qui constitue une bibliothèque. Le texte du 2 janvier, date de la mort d’Edmond Jabès, complèterait le projet ; une collection de livres n’est pas chose morte, la mémoire n’a de sens que si elle permet d’agir, « l’insistant futur est dans les mots du livre seul ». Ce lien entre le livre et l’action, le lecteur peut à son gré le reconstruire en associant des montages/collages, et d’abord ceux qui se rapportent au contenu des livres.



La littérature ne peut être séparée de la vie quotidienne, de ce que les hommes éprouvent, souffrances et joies, et l’un de ses propos est de rapporter ce qui forme le tissu des jours. Virginia Woolf confiait « Commencer un cahier où je noterai mes impressions » ; Schoenberg entendait dépasser ce cadre et relater toute « expérience (…) en ses moindres détails », tout comme Chateaubriand qui affirmait « J’écris pour rendre compte de la vie ». Cette volonté de dire la totalité du vécu qui animait aussi Saint-Simon, « Écrire (…), c’est se rappeler vif l’ici-bas », n’est-elle pas un leurre ? Plusieurs fragments assemblés par Benoît Casas vont contre l’idée que la notation scrupuleuse du vécu puisse aboutir à la compréhension des choses, parce que « la vie ici-bas, [est] étrange, obscure » (H. G. Wells), qu’ « Écrire la vie est impossible » (Herman Melville), que « l’énigme demeure, sans solution » (Ingmar Bergman). Noter dans un Journal n’est guère suffisant, même si l’on imagine « saisir le meilleur de ce temps », comme le pensait V. Woolf : toujours on demeure « dans la nuit de la parole » (Novarina)


Ce qui importe ne serait pas de relater ce que l’on voit ou vit, avec l’illusion peut-être de rendre compte de cette manière des événements ; on risquerait de n’avoir qu’une vue myope, au mieux on accumule des éléments, mais dans quel but ? Sartre donne une réponse : « Écrire les événements au jour le jour : pour y voir clair » ; cependant cette écriture doit être définie, elle ne peut être neutre : que signifie ici « écrire » ? La réponse de Pasolini est sans ambiguïté, il faut « Transcrire ce parcours terrestre (…) de la façon la plus directe, violente » — et vient à l’esprit pour ce qui est de la violence, un de ses textes, La rage. Cette violence seule aboutirait à dire le vrai d’une société, proposition soutenue par des écrivains de culture et d’époque bien différentes ; pour Goldoni, on écrit pour « ne dire que la vérité » et William Carlos Williams lui fait écho : « La vérité, la lumière — violente — est notre seul recours ». C’est une position militante, que le philosophe adopte, sans concession ; « Programme : il faut lire en vérité », « Je me propose d’éclairer », précise Jean-Claude Milner. La vérité passe par le « déchiffrement » (Jean Bollack) et elle est au centre de la réflexion de qui ne s’arrête pas au seul enregistrement de ce qui se passe — qui n’est jamais neutre ; « Quelque chose est à dire, à dire malgré tout, peut se dire, nécessaire nouveau, quelque chose de vrai : la vie ordinaire révolutionnaire » (Bernard Aspe) — on se souvient que La vie ordinaire est le titre d’un livre de poèmes de Georges Perros. Dire le vrai est la première condition pour changer le cours des choses, ce qui n’entraîne pas ipso facto le changement, comme le rêvait Rimbaud : « au revoir l’exploitation, ce monde cynique a sombré ». Ce monde, on ne le sait que trop, est encore là. Et sa transformation est encore à rêver, en précisant comme le faisait Tristan Tzara ce que sont les données et le but : « Combattre l’ordre économique, la misère morale : c’est l’homme et sa libération qui reste l’enjeu ; la volonté radicale de changer le monde. »



Les montages de Benoît Casas en suscitent d’autres, et c’est là un des aspects intéressants du livre… Le lecteur, crayon en main, pourra composer son recueil autour de l’amour en associant des extraits de Borges, Djuna Barnes, Aragon, Corneille, etc., ou s’attacher à l’ensemble important des textes autour de la nuit ; il trouvera aussi de brefs récits (Desnos, 4 juillet), une manière d’autoportrait (15 décembre) ou s’attardera à l’idée du livre comme énigme (Proust, 10 juillet), etc. Les reconstructions du lecteur peuvent aller dans maintes directions ; si se dessine une figure, celle de Benoit Casas, elle ne peut être que protéiforme, à l’image de la variété des auteurs qu’il a retenus. Une vingtaine sont toujours vivants, écrivains (Emmanuelle Pagano, Anne Portugal, Dominique Meens, Novarina, etc.), philosophes et penseurs de la société, comme Alain Badiou, Michel Foucault, Bernard Aspe, ou de l’art comme Jean-Louis Schefer ; d’autres philosophes sont présents, comme notamment Castoriadis, Marx, Lacoue-Labarthe, Wittgenstein, Spinoza, Kierkegaard. On pourra relever le nom des classiques : si les Français sont majoritaires, les écrivains de langue anglaise sont largement plus nombreux que ceux de langue allemande ou italienne ; on ne fera pas la même remarque si l’on compte les noms cités deux fois dans l’agenda (date de naissance et de décès), la langue italienne étant presque à égalité avec l’anglaise — Benoît Casas la traduit.



Ce qui paraît plus marquant que ces relevés, dont je ne suis pas sûr qu’ils puissent suggérer un commentaire, c’est la place de personnes communément perçues comme éloignées de l’écriture ; peintres (Fromentin, Corot, Cézanne, Bernard Collin), historiens de l’art (Focillon, Baltrusaïtis), cinéastes (Jean Eustache, Ingmar Bergman, Chris Marker), homme de théâtre (Vitez), compositeurs (Schoenberg, Stravinsky, Cage), interprète (Miklos Szenthelyi), psychanalyste non freudien (Groddeck). Il n’y a pas ici de frontière étanche entre différents domaines de la création et il est bon de le rappeler. Il est bon aussi de s’apercevoir que beaucoup d’écrivains sollicités ne sont probablement pas connus des lecteurs, soit parce qu’ils sont trop peu traduits, comme Alfred Kolleritsch, ou un peu oubliés, comme Jean-Paul de Dadelsen ou Carl Sandburg. Bonne occasion d’aller les découvrir.



Certains lecteurs s’étonneront peut-être de lire Honoré d’Urfé et Senancour, Grazia Deledda et Samuel Pepys, alors que Shakespeare et Cervantes, Racine et André Breton sont absents ; c’est oublier que L’agenda de l’écrit n’est pas un recueil visant à donner une vue encyclopédique de la littérature. Qu’il reflète des choix ne fait pas de doute, et c’est heureux : aucun hasard des dates si le livre s’achève avec Lorine Niedeker, morte le 31 décembre 1970 (et pas avec Miguel de Unanumo, mort le 31 décembre 1936), c’est-à-dire avec une des figures majeures de la poésie américaine, largement représentée. On sera plus attentif aux présents qu’aux absents — rien n’empêche d’en faire une liste et de construire à son tour un agenda — et, surtout, à l’abondance des voies ouvertes grâce aux montages, ce qui donne un rôle actif à la lecture. Un extrait, également d’un poète américain, pourrait sans doute servir de règle de conduite, pas seulement à Benoît Casas, « Lutter, chercher, trouver, et ne jamais céder » (Charles Reznikoff).

Tristan Hordé



































jeudi, septembre 21, 2017

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L’agenda de l’écrit 

de Benoît Casas est doté d’un mode d’emploi, 

au début du livre : 












« L’agenda de l’écrit est un livre constitué d’un ensemble de 366 textes, très courts, 140 signes, datés du 1er janvier au 31 décembre.

Chaque jour l’indication de date est complétée de la mention de la naissance – ou de la mort – d’un écrivain (survenue le jour en question).

Chaque texte, s’il s’agit d’un jour de naissance, a été écrit à partir de mots tirés des deux premières pages d’un livre de l’auteur choisi.

Chaque texte, lorsqu’il s’agit d’une date de mort, a été écrit à partir de mots tirés des deux dernières pages d’un livre de l’auteur choisi.

Le livre qui résulte de ces 366 textes brefs d’hommage quotidien se donne à lire sous une forme d’agenda, il s’intitule L’agenda de l’écrit. »



L’agenda de l’écrit est un livre, mais c’est aussi un agenda, c’est à dire qu’il peut être utilisé exactement comme un agenda : il y a du blanc, beaucoup de blanc sur la page, mais ce n’est pas un blanc de poésie, c’est un blanc pour écrire, des notes de lecture, de la poésie, ou la liste des courses si on préfère, le poète ne sera pas choqué. 

L’agenda de l’écrit est un agenda, c’est à dire qu’il se glisse volontiers dans un sac à main, et devient une bibliothèque portative, un démarreur de lecture portatif, un démarreur d’écriture portatif (dans un sac à main, souvent, on trouve aussi un stylo). L’agenda de l’écrit est la bibliothèque portative de Benoit Casas : c’est lui, lecteur, poète, éditeur, qui choisit chaque jour un livre (et donc un auteur), dans la sienne, le réduit à 140 signes, le glisse dans l’agenda. Dans l’agenda, on emporte avec soi donc des philosophes, des romanciers, des historiens de l’art, des poètes, des peintres, des hommes, des femmes (trop peu !), des morts, des vivants (trop peu !). Comme la bibliothèque n’est pas terminée (le peut-elle ?), Benoît Casas écrit un deuxième volume de l’agenda de l’écrit.

Sur la double page 8 septembre / 9 septembre, la rencontre heureuse d’Alfred Jarry (naissance) et de Stéphane Mallarmé (mort) me réjouit.


8 septembre
Naissance d’Alfred Jarry

Commencement électrique : la phrase. L’amour : un unanime lieu commun, un permis de chasse. L’amour est un acte, on peut le faire rajeunir.

9 septembre
Mort de Stéphane Mallarmé

Pensée, séjour d’été : le trait musical placé, jusqu’à la vérité. Mes vers sont hasard, expérience, coup de dés : ma volonté survit intacte.

Le rythme rapide est donné par la forme très brève du « 140 » (qui n’est pas un tweet, mais bien un 140, exactement 140 signes), et le poème devient souvent une sentence, un fragment, une maxime. C’est aussi un journal, avec ses biographèmes, c’est un journal de lecture, un journal d’admiration et d’hommage. C’est un livre politique, érotique, philosophique, de voyage, artistique, lapidaire. C’est un livre qui a le goût du jour. C’est un livre à lire au jour le jour, ou en picorant au fil des pages, ou du début à la fin d’une traite. 

Aujourd’hui par exemple : 

14 septembre
Mort de Dante Alighieri

Le dire est faible, ma parole sera courte : j’ai mémoire, vue nouvelle, d’un enfant, langue au sein. Je voulais voir la lumière, je voyais.

Je proposerai celui-ci, pour la naissance de l’agenda de l’écrit : 

L’avenir du livre seul n’est pas une mort mais un livre métamorphosé : une collection géométrique dans la mémoire insistant, « nous » gravé.

Cécile Riou




Benoit Casas, 
L’agenda de l’écrit,  
éditions Cambourakis, 
2017, 
384 p. 
14 €.































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mardi, mai 02, 2017

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Annonce 

d’une mort prochaine.









Annonce de futurs, possibilités de vie, en commun.



Annonce, que Luc Bénazet et Benoît Casas écrivent ensemble, est leur deuxième livre. Après Envoi. Chacun adresse ses blocs de prose le même jour. Chaque semaine, une double page s’écrit où la place des blocs est réglée: une lecture peut commencer. Et se répète, six mois durant.






60 -

film




Points de construction. Centralité nulle. Où s'assembler.































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vendredi, mars 10, 2017

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Luc Bénazet et Benoît Casas

Envoi

Héros-Limite

*










Envoi est un livre écrit à deux.
Envoi est UN livre.

Le premier livre que Luc Bénazet et Benoît Casas écrivent
ensemble.

C’est un livre de poésie.

Pourquoi deux?

L’écrit n’est certes jamais une pratique individuelle. Ici, une
conversation s’écrit aux dates du calendrier.

Et, l’envoi de l’un écoute l’envoi de l’autre.

Chacun a ses façons, n’importent lesquelles: une phrase ne
progresse en tous les cas, qu’à la condition d’être coupée.

Qu’est-ce qu’on lit?

Tout y vient, en direction de tous les phénomènes, en
direction de tous les mondes































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mardi, février 28, 2017

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Écrire, c’est toujours recopier. 

En copiant dans les livres qui nous accompagnent, nos livres de chevet, tel groupe de mots qui retiennent notre attention, puis en assemblant sur la page plusieurs des bribes recueillies, avec des blancs pour les disjoindre, produire une forme de pensée, une extraction de soi-même dans la lecture. 


*

































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vendredi, novembre 28, 2014

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je suis
de ceux qui soutiennent
à la fois que la poésie existe
et que l’affirmation du nom de poésie
est importante.
















lecture-jour

28 novembre






je lis avec fureur
avec méthode.
mon prochain livre:
je vais me retenir de l'écrire
jusqu'à ce qu'il s'impose
jusqu'à ce qu'il soit lourd
comme une poire mûre
pendante pesante.
et demandant à être cueillie
juste avant qu'elle ne tombe.
une espèce de saut mortel
dans l'expérience
la poésie : la saturation.






Fiction & Cie
Benoît Casas
L'ordre du jour



la poésie générique
entretien avec B.C.
ici
























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lundi, juin 16, 2014

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Ce livre est 
un journal en vers

apparemment tenu 
tous les jours d’une année

entre le 
1er janvier et le 31 décembre




Chaque partie rapportée 
à un hypothétique quotidien n’est composée 

que de prélèvements effectués 
dans différents textes lus par Benoît Casas 

et écrits à la date où ils ont été réutilisés ici 
entrant étrangement en résonance avec la vie de l’auteur

ce qui donne lieu à un ouvrage 
aussi intime qu’impersonnel puisque l’autobiographie 

ne s’y expose 
qu’à travers les mots des autres.






tiens-toi à ton livre 
savoir ce qu’il donnera 
quand il aura été 
tout à fait mangé







L'ordre du jour
de Benoît Casas par Tristan Hordé

ici




***










Bruno Fern





Tout d’abord, ce principe d’écriture constitue indéniablement une performance textuelle, inédite à ma connaissance. Cela étant, il va bien au-delà de cette prouesse – et veut d’ailleurs y aller : « tiens-toi à ton livre / savoir ce qu’il donnera / quand il aura été / tout à fait mangé. » D’une part, il affirme de manière radicale qu’on ne saurait écrire ex nihilo mais qu’au contraire il s’agit toujours de partir peu ou prou de la masse où nous sommes dits pour en tirer du nouveau, i.e. du singulier. D’autre part, il implique à la fois une appropriation (ingérer ce que la lecture a offert comme matériaux les plus divers) et une distanciation vis-à-vis de l’expérience subjectivement vécue. Ces deux axes croisés sont évoqués tout au long du livre qui commente ses propres procédures. Ainsi le premier apparaît dans le rappel fréquent de cette intertextualité poussée à l’extrême (« richesse d’une œuvre : / quantité de passé qu’elle contient »), où les écrits des autres viennent confirmer que si tout a été dit il reste sans cesse à le revivifier (« peut-on être l’ami / d’un mort ? / trouver un format »). Quant au second axe, il participe également à une conception plurielle du moi qui échappe à une identité tellement affirmée qu’elle serait close sur elle-même et finirait par en crever – ce dont, encore aujourd’hui, les exemples ne manquent pas, hélas, entre replis nationalistes et / ou religieux de tous poils. Benoît Casas revient à plusieurs reprises sur cette multiplicité : « si je est un autre / cela ne fait pas beaucoup » ; « une expérience à la limite / de la dépersonnalisation » ; « tout ce qui m’attache au monde / ne tisse pas une identité / mais une existence » – et en apporte donc la preuve en acte.

Du coup, le livre brasse de tout – réflexions philosophiques, politiques (où la préoccupation d’un communisme possible est récurrente) et littéraires, évocations des êtres aimés, voyages (avec une prédilection pour l’Italie), notations de la vie quotidienne, etc. – mais dans un ordre qui fait se juxtaposer des mots renvoyant à des réalités parfois très différentes, d’où collisions et échos (« j’écris pendant une heure seulement / et puis je rentre précipitamment / avec l’impression / que je ne peux pas astreindre / mon cerveau à ce travail / une minute de plus. / de grosses tranches / de bœuf saignant. / le soleil couchant illuminait / le ciel de sa clarté jaune pâle ») pour mieux contrer le réel, c’est-à-dire « ce qu’on retrouve / à la même place », et essayer d’aller ainsi vers ce que l’auteur désigne sous le nom de vérité, au moins la sienne : « le vrai dérange il fait peur. / j’écrirai en dépit de tout / à tout prix. / manière de me battre / me maintenir en vie ».

Car l’enjeu réside finalement là puisque si les jours sont ici comptés en blocs qui ne dissocient pas lire, vivre et écrire, c’est aussi pour tenter de faire face à sa mort et à celle des autres : « il faut que soient passées / quatre saisons / pour que l’on commence / à s’habituer à une mort ». Et, pour cela, c’est l’écriture qui doit entrer en jeu (« découper coller / jeu d’enfant ») grâce à une dynamique à la fois sensuelle (« il faut lire voracement. / caresse profonde. » ou bien « le grand objet de l’existence : / la sensation ») et offensive (« une authentique mise à feu / devant les choses. »), histoire de remettre en mouvement ce qui pourrait paraître inerte – d’où l’insistance sur la nécessité de la vitesse et de la précision que cherchent à créer la coupe des vers [1] (« la phrase nerveuse. / démarche spasmodique. / métrique hors du type général. ») et les effets dus aux rapprochements effectués par le montage des fragments : « affronter des choses des situations / des décisions qui te sont étrangères / et tirer de ce heurt et de cet effort / un accroissement de tes capacités ». Tout en sachant que ce travail-là ne permet pas d’atteindre une quelconque essence (pas le moindre Être à l’horizon du poème) mais d’approcher une plus grande intensité du vivant : « le vrai n’est pas un savoir. / le difficile est de fixer l’état / de le maintenir / de le prolonger » et qu’en définitive « seul compte / l’ordre des mots ».



Bruno Fern





[1] Prose coupée qui n’est pas sans rappeler celle de Jean-Christophe Bailly :
« un petit filet de mots. : comme des copeaux / qui tombent d’un / rabot. » 
(cf. vers la fin deBasse continue).









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lundi, novembre 18, 2013

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Diagonale
est constitué de 142
fragments antiphilosophiques
ou phrases de poésie.



D i.e. est une entreprise de traduction séquentielle
( en amalgame, soustraction, et conjonction)
de ma bibliothèque.
D i.e. : essence, vertige et diaspora
de ma bibliothèque.

D.i.e est une tentative de constitution d'objet-lumière
( clarifications, confessions, définitions,
éblouissements, élucidations, flashs...).
Contrainte de lumière. Lumières.

D.i.e. est - pour l'instant - l'unique livre
(ou plutôt le Livre Unique (le grand LU) auquel je travaille).

D.i.e. est un livre au sens d'un quasi-Mallarmé,
projet, pari, fantasme
d'un livre-vie.




Benoît Casas : Activiste disparate.
Fauteur de poésie, lecteur et éditeur (Nous),
Poésie/performance (Stanza).
Poésie ? Poésie : antiphilosophie.Poésie  : érotologie.
Livre & langue
Et puis, et puis : italophilie, pulsion scopique et improvisation
(voyage, photographie, peinture, inconférences).
Nourritures terrestres.











                                                            Ce   qu' on a  pas   ce  qu' on

n'est pas                                                           voilà l       objet du

                                                                                            hasard de

l'existence

      un objet
                                                                                                     qui ne se

                    laisse pas oublier


Les mots                                                              luisaient

surgis                                                           effervescents               ils sont les

abrégés                                                             de notre temps










Diagonale de Benoît Casas par
Jacques Demarcq

ici


le Livre
éditions Nous

ici




















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Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

" " (3x4) * & # 111 12 14 1984 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Apatheia Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Habitus Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDE LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Neutre Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. 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SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thamazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. 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