Affichage des articles dont le libellé est Phrases. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Phrases. Afficher tous les articles

vendredi, septembre 25, 2026

comme les idées n'ont pas de volume et n'occupent aucun espace
on imagine mal que leur fourmillement 
tire à conséquence 

pourtant leur invisible présence flottante parvient 
très bien à paralyser la pensée 
la plus vigoureuse ...

Roger Caillois 
Le Fleuve Alphée



les idées 
comme des 
forces sans matière 

elles n'ont ni poids ni volume mais elles peuvent produire 
des effets très matériels 

orienter une décision imposer une croyance
enfermer une perception interrompre 
une pensée











le paradoxe 
est donc celui-ci 

ce qui n'occupe aucun espace 
peut occuper tout l'espace de la pensée


le  fourmillement  des idées suggère aussi que ce n'est pas 
forcément une idée qui paralyse 
mais leur prolifération  

hypothèses souvenirs concepts anticipations 
associations 

jusqu'à ce que la pensée ne puisse plus distinguer 
ce qui vient d'elle de ce qui 
la traverse



on retrouve ici une intuition proche de mon idée 
du rien comme reste 

l'invisible 
n'est pas l'irréel

l'absence de volume n'implique pas 
l'absence d'efficacité






dans 
une formulation plus 
radicale 

les idées ne pèsent rien 
mais elles peuvent peser sur nous 

elles n'ont pas de corps
mais elles peuvent immobiliser le corps de la pensée 

elles sont sans lieu
et pourtant elles peuvent devenir notre lieu



***







le fleuve Alphée 

est un fleuve de l’Antiquité grecque en Élide dans le Péloponnèse mais il est surtout devenu célèbre par son mythe de la nymphe Aréthuse

selon la légende le dieu-fleuve Alphée poursuivait Aréthuse pour lui échapper Artémis transforma la nymphe en source et la fit surgir en Sicile sur l’île d’Ortygie près de Syracuse Alphée poursuivant son désir aurait alors traversé sous la mer depuis le Péloponnèse jusqu’en Sicile pour rejoindre ses eaux à celles d’Aréthuse




c'est donc une magnifique figure de l'invisible 
qui relie des lieux séparés 

Alphée disparaît sous la terre
puis sous la mer

pour reparaître 
ailleurs

le fleuve n'est pas interrompu
il change seulement de visibilité


 




dans la perspective du Ma et du Metaxu 

Alphée devient presque 

un fleuve de l'entre-deux 

 

ce qui disparaît n'est pas nécessairement perdu  

cela peut continuer son chemin dans l'invisible


symboliquement 

Alphée est le fleuve qui connaît l'ailleurs
















 


une voix solitaire se lève sans adresse au fond de l'âme
aussi immatérielle qu'un rayon de soleil

extase au sein de la nature
nativité du Temps





cette suite construit 
une véritable scène d’apparition  


quelque chose 
naît dans l’intériorité 
mais cette naissance n’est pas 
psychologique au sens ordinaire 

elle semble 
être celle d’un monde
























une voix solitaire se lève sans adresse 

elle ne s’adresse à personne, parce qu’elle précède peut-être 
la séparation entre celui qui parle 
et celui qui écoute

c’est une voix sans destinataire presque une voix originelle 
une parole qui n’a pas encore besoin 
d’être comprise




au fond de l’âme 

déplace cette voix vers une profondeur qui n’est pas 
nécessairement intérieure au sens spatial. 

le fond de l’âme pourrait être ce lieu sans lieu 
où le sujet rencontre quelque chose 
qui le dépasse






puis vient 
l'image admirable 

aussi immatérielle qu’un rayon de soleil

le rayon paraît immatériel alors qu'il est bien une manifestation 
physique de la lumière

il est précisément entre chose et non-chose  présence sensible 
sans consistance que l'on puisse saisir

la voix possède la même qualité  
elle touche sans peser






et soudain 

extase au sein de la nature 

l'extase n'est plus une sortie du monde mais une intensification 
de la présence au monde

l'âme ne quitte pas la nature  elle découvre 
qu'elle en fait partie

la solitude devient alors 
participation





enfin

nativité du Temps 

donne à l'ensemble sa profondeur 
métaphysique

il ne s'agit plus seulement de la naissance 
d'une voix dans un individu

c'est comme si à travers cette voix le temps lui-même 
commençait

avant elle il n'y avait peut-être que la durée indifférenciée 
avec elle apparaissent le commencement
le devenir la mémoire 
l'attente




voix → âme → lumière → nature → temps


la voix intérieure devient lumière
la lumière devient présence
la présence devient nature
la nature devient temporalité






la  nativité du Temps 

ce moment paradoxal où l'éternel se fissure 
pour laisser apparaître 
le devenir






toute poésie 
véritable recommence là 

une voix sans adresse
une lumière sans objet
une âme sans frontière

et 
soudain
le premier instant 
du monde


























jeudi, septembre 24, 2026

since travel was my home
there was no special need to amass anecdotes of success 
for the home crowd

puisque le voyage était mon chez-moi je n’avais pas vraiment 
besoin d’accumuler des anecdotes de réussite 
à raconter à ceux du pays


the home crowd

ceux restés au pays
 
les gens 
de chez 
moi 

le public familier 
















le temps inutile est si important 
attendre 
s'ennuyer 
cet entre-deux du n'avoir rien à faire
cet interstice du temps programmé 
entre le venir ici et le partir vers 
une salle d'attente
un hall de gare 
la porte d'embarquement
dans l'avion
dans le train 
un café avant de rencontrer quelqu'un 
une salle de cinéma avant que le film commence
cet instant précis 
dans l'indécision où l'on ouvre le livre 
pour lire quelques phrases 
pour oublier le temps
le lieu
le pourquoi





vendre des livres de temps à autre 

c’était tout ce qu’il me restait

Je fais attention à la part d’invisible

j'avance avec de l'ombre sur les épaules








une ville
une vue obscurcie par des murs
un horizon de la hauteur 
un ensemble neuronal de robots
logiciels 
contraintes et humains 
un espace d'écriture 
un lieu pour dormir se protéger mutualiser 
une source de pollution 
un budget  
un anonymat 
une promiscuité  
un parc d'attractions 
une condensation 
une concentration 
des opportunités
des collisions
des frictions
des rencontres ratées 
une délégation 
un abandon du travail individuel contre la nature 
une histoire
des histoires 
une métaphore 
une imagination 
des symboles
des bâtiments remarquables
des zonages 
une solidification
une sédimentation
une idée d'urbaniste 
un village oublié 
une fusion 
un cancer généralisé de l'espace  
une possibilité de parcours 
une impasse du déplacement à pied 
une horizontalité  
une verticalité 










une dilatation du passage

une concentration du dehors

une architecture du hasard

un effondrement sans ruines

une circulation interrompue

un seuil sans entrée

une géométrie de l’égarement

une mémoire minérale du sol

une bifurcation sans retour

une occupation provisoire du vide




























dimanche, septembre 06, 2026

paradoxe du regard  

ce qui est toujours visible finit par devenir 

invisible 

par excès de familiarité




la présence absolue
devient une forme d’absence
à force d’être là


la seule façon 
de passer inaperçu 
est d’être perçu constamment  

















un retrait du monde et de soi-même où la mémoire 

cesse un instant de retenir 

les choses



être assis
sans passé
sans attente
et laisser le monde
oublier qu’on le regarde



être assis dans l'oubli







une pensée qui ne cherche pas à tout dire mais 

à laisser apparaître ce que 

les mots recouvrent


le silence n’est pas l’absence de parole

il est ce qui organise 

la parole autour de l’indicible


logique du silence





cette phrase de Friedrich Schlegel définit l’ironie comme 
une conscience du caractère inépuisablement 
mouvant du réel

le chaos n’est pas ici un simple désordre  
il possède une  plénitude infinie 

une capacité perpétuelle à produire 
de nouvelles formes


l'ironie est la claire conscience de l’agilité éternelle 
et de la plénitude infinie 
du chaos




l’ironie consiste  à ne jamais prendre définitivement au sérieux 
une forme particulière parce qu’on sait qu’elle peut 
toujours être dépassée renversée 
ou recomposée





l’ironie
sait que toute forme
est provisoire
et que le chaos
ne cesse jamais de devenir


















le dernier des Atlantes 

le dernier survivant d’un monde englouti une figure archaïque 
qui porte encore en lui la mémoire 
d’une civilisation disparue




c’est celui qui arrive après la fin du monde 
avec pour seul héritage 

le souvenir d’un continent 
qui n’existe plus
























encore mort déjà vivant 

le paradoxe d’une existence prise entre 
disparition et naissance 

la mort comme ce qui s’achève et la vie 
comme ce qui surgit déjà 
dans ce qui disparaît



encore mort
déjà vivant

entre les deux
le monde recommence





la pensée est un acte 

elle n’est pas seulement contemplation ou 
représentation du monde 

elle est une force qui transforme celui qui pense 
et modifie son rapport au réel


penser
c’est déjà agir

le monde commence
là où la pensée se met en mouvement





la deuxième vie 

une existence qui commence après une rupture 
avec la première 

une vie moins subie plus consciente 
comme si l’on renaissait sans 
changer de corps


la première vie nous arrive
la deuxième
nous la choisissons


l’éternité est sûrement retrouvée

puisque

comme toujours 

la mer est mêlée au soleil


cette formule de Rimbaud 

fait de la mer et du soleil les signes 

d’un éternel recommencement


l’éternité n’est pas un au-delà 
abstrait  

elle est retrouvée dans une image élémentaire 
et toujours recommencée

la mer mêlée au soleil

la lumière et l’eau se confondent comme si les contraires 
retrouvaient momentanément 
leur unité


l’éternité retrouvée
non dans le ciel

mais dans la mer
mêlée au soleil





Graal 

dans la tradition médiévale objet sacré associé 
au dernier repas du Christ et dans les récits
arthuriens quête d’un absolu 
difficilement accessible




le Graal peut devenir ce qui est recherché 
sans jamais se laisser réduire 
à un objet 




le Graal
non pas au bout du chemin
mais dans la marche elle-même

comme 

une présence qui se dérobe
pour mieux conduire















jette un regard de prudence 
sur la route poudreuse où personne ne chemine
 

un chemin désert 
comme 
une possibilité encore intacte 



le regard prudent ne cherche pas seulement 
à éviter le danger mais à discerner 
ce qui attend dans cet espace 
sans traces



la route sans pas
la poussière sans empreinte

le regard
précède le marcheur











l’image flottante du cinquième idéal 
se dessine lentement 

apparition progressive d’une forme 
encore indécise 




une vision émerge du flou 
comme si 

l’idéal n’était pas à atteindre mais 
à laisser apparaître 

peu à peu 
dans la conscience





instant suspendu où le corps a déjà rejoint le jour 
tandis que l’esprit demeure encore dans 
la brume du sommeil


les yeux ouverts
la pensée encore ailleurs

le matin
entre lentement 
dans la conscience



je viens de me réveiller 
mais ma pensée est encore engourdie 






la rigueur mathématique non comme une clôture abstraite 
mais comme une eau froide qui traverse la pensée 
la dépouille du superflu et lui rend 
sa netteté


la rigueur
comme une eau claire
qui traverse l’esprit


mathématiques 

sévères 

comme 

onde 

rafraîchissante 







une connaissance où la perception sensible ne s’oppose pas 
à la pensée mais l’éveille et la précise 

les apparences devenant non des illusions mais des passages 
vers une compréhension plus juste du réel




les sens ouvrent

la raison 
éclaire

le monde apparaît
dans sa vérité sensible



les sens 

éclaircissent 

la raison 

par des apparences 

vraies




l’existence est une illusion d’optique
la littérature est là pour la renverser

une phrase qui fait de la littérature non pas un miroir du réel 
mais un instrument de déplacement 
du regard 

elle déforme les évidences fissure les apparences et révèle 
derrière le monde que nous croyons voir 
un autre monde possible














samedi, septembre 05, 2026

un simple passager de l’éternel 
retour du salut 

mais oui du 
salut 

une présence humble 
dans le mouvement infini de l’existence 

celui qui ne cherche plus à conquérir le salut 
mais le reconnaît dans le retour même 
du monde 

comme si 
chaque recommencement 
chaque lumière chaque passage disait 
encore oui à la vie et peut-être 
oui au salut

























bien entendre le mot salut comme le mot santé

cela 
donne à la phrase 
une tout autre profondeur


salut doit ici être entendu dans son double sens 
le salut comme délivrance mais aussi 
la santé 

le fait d’être 
sauf vivant entier


un simple passager de l’éternel retour du salut devient alors celui qui traverse les recommencements du monde en accueillant à chaque fois une possibilité de santé de vitalité de guérison


le 
mais oui 
nietzschéen devient 
essentiel 





un simple passager de l’éternel 

retour

du salut


mais oui

du salut comme santé

du retour comme guérison

de la vie qui revient


et qui dit 

encore 

oui




la poésie comme chemin vers l’autre
le poème ne doit pas fuir le réel mais le traverser 
pour rejoindre un tu 
dans la rencontre et la responsabilité

une ligne imaginaire 
qui relie deux points séparés et fait de la poésie 
une expérience de rencontre au cœur 
du temps et de l’histoire

le méridien


l'amande ou l'épreuve 

de la prophétie au bord de l'eau








samedi, août 29, 2026

d’abord on ressent ensuite on tombe

Joyce



cette phrase a quelque chose de très juste 

la sensation précède l’événement 
on ne tombe pas 

d’abord 
quelque chose en nous a déjà 
commencé à céder












dans cette veine 


d’abord on tremble ensuite on comprend

d’abord 


on désire ensuite on s’égare

on écoute ensuite on entend

on s’approche ensuite on franchit

on regarde ensuite on voit


d’abord 

on doute ensuite on cherche

on respire ensuite on existe

on dérive ensuite on découvre la rive

on s’éloigne ensuite on disparaît

on se tait ensuite le silence arrive

on brûle ensuite on devient cendre


d’abord on rêve ensuite le monde commence


d’abord 

on lâche prise ensuite on tombe

on perd le chemin ensuite on rencontre le paysage

quelque chose nous appelle ensuite nous partons

la fissure apparaît ensuite le mur tombe

la lumière vacille ensuite la nuit entre


d’abord le corps sait ensuite l’esprit invente une raison




d’abord 

la vague se soulève ensuite 

elle retourne 

à l’océan





d’abord 

on naît au monde

ensuite on comprend 

qu’on en faisait déjà partie




Allez là où la chance peut vous trouver

quittez les lieux trop connus
les routes déjà décidées

les gestes qui savent 
d’avance où ils vont

marchez assez loin
pour que l’inattendu puisse vous reconnaître

la chance ne cherche pas ceux qui l’attendent
elle rencontre ceux qui se sont mis en chemin









Max Ernst. La mer aux oiseaux . 

1925/1926










samedi, août 15, 2026


Il ne faut pas craindre non plus de redire 
une vérité ancienne

lorsqu’on peut la rendre plus sensible par un meilleur tour, ou la joindre à une autre vérité qui l’éclaircisse, et former un corps de raisons. C’est le propre des inventeurs de saisir le rapport des choses, et de savoir les rassembler ; et les découvertes anciennes sont moins à leurs premiers auteurs qu’à ceux qui les rendent utiles.




ce texte  de Vauvenargues est à mes yeux l'une des plus belles défenses de la création intellectuelle Il remet en question une idée très répandue  celle selon laquelle la valeur d'une pensée dépendrait avant tout de sa nouveauté























il écrit 

il ne faut pas craindre 
non plus de redire une vérité ancienne… 

cette première phrase est déjà 
une leçon

une vérité ne vieillit pas
ce qui vieillit c'est la manière de la dire

une même vérité peut demeurer longtemps inaperçue parce qu'elle est enfermée dans une forme devenue opaque le travail du philosophe du poète ou du savant consiste alors moins à inventer qu'à rendre visible



Vauvenargues poursuit 

lorsqu'on peut la rendre 
plus sensible par un meilleur tour… 


la forme n'est donc pas un ornement
elle participe à la vérité elle-même

une idée qui ne touche personne 
demeure inachevée

une pensée n'existe pleinement 
que lorsqu'elle trouve sa forme juste

c'est pourquoi la littérature la philosophie et même la science 
sont inséparables d'un art de l'exposition




puis vient 
une idée d'une étonnante modernité 

ou la joindre à une autre vérité 
qui l'éclaircisse… 


une vérité
isolée éclaire peu

les grandes découvertes
naissent souvent d'une rencontre

l'invention ne consiste pas toujours à produire 
un élément inédit

elle consiste à apercevoir une relation 
que personne n'avait encore vue



on retrouve ici une intuition très proche de ce que dira plus tard 
Arthur Koestler avec la  bisociation  

l'acte créateur surgit lorsque deux domaines jusque-là séparés 
entrent soudain en résonance



Vauvenargues ajoute 

et former un corps de raisons

cette expression est magnifique
la vérité n'est plus un fragment

elle devient un organisme.
les idées cessent d'être juxtaposées

elles se soutiennent mutuellement
un  corps de raisons  est une architecture vivante



enfin la conclusion 
est peut-être la plus profonde 

c'est le propre des inventeurs de saisir 
le rapport des choses… 

l'inventeur n'est pas d'abord celui qui crée ex nihilo
il est celui qui voit des rapports

cette définition est d'une portée
immense

elle vaut pour Newton reliant la chute des corps 
au mouvement des planètes

pour Darwin reliant l'évolution à la sélection 
naturelle

pour Einstein reliant l'espace 
et le temps

pour le poète reliant une branche mouillée 
à des visages dans la foule

l'invention est une découverte 
des relations



et Vauvenargues conclut par une formule qui pourrait 
presque servir de manifeste contre le culte 
contemporain de l'originalité 

les découvertes anciennes sont moins à leurs premiers auteurs 
qu'à ceux qui les rendent utiles


il ne s'agit pas de nier l'importance des premiers 
découvreurs

il rappelle simplement qu'une vérité qui demeure stérile 
n'a pas encore accompli sa vocation

la pensée 
ne vit pas dans son origine
elle vit dans ses métamorphoses


la valeur d'une idée ne réside pas uniquement 
dans son premier énoncé

mais dans sa capacité à être reprise éclairée reliée 
à d'autres vérités et rendue 
plus féconde





on pourrait résumer toute cette méditation 
en quelques fragments 


une vérité ne demande pas d'être nouvelle 
elle demande d'être vivante

penser ce n'est pas accumuler des idées 
c'est découvrir leurs constellations

l'invention commence lorsque deux vérités 
cessent de s'ignorer


le génie ne crée pas toujours 
des mondes 

il révèle  les ponts qui existaient 
déjà entre eux

les idées ne meurent pas de vieillesse 
elles meurent d'isolement




et peut-être 
cette dernière formule
fidèle à l'esprit de Vauvenargues

le véritable inventeur n'ajoute pas seulement 
une vérité au monde 

il modifie la lumière dans laquelle toutes les autres 
deviennent enfin visibles




























dimanche, août 09, 2026

cette pensée rejoint 
une très ancienne discipline de l'esprit  



préférer l'obscurité honnête à la fausse lumière elle évoque autant la suspension du jugement chez les sceptiques que la docte ignorance de Nicolas de Cues ou encore la patience de la science lorsqu'elle rencontre un phénomène qui résiste à ses modèles. 

elle affirme que l'intelligence commence moins par la réponse 
que par la capacité de demeurer 
devant une question




il vaut mieux s'aveugler sur quelque chose  qui reste 
provisoirement  incompréhensible que 
de prétendre y voir quoi que ce soit 
quand il fait noir















il existe deux espèces d'ignorance

la première sait qu'elle ignore

la seconde s'ignore elle-même

la première demeure ouverte

la seconde se ferme dans ses certitudes

le véritable danger n'est pas l'obscurité


le danger est de croire que l'on distingue des formes 

lorsque la nuit est encore entière



l'esprit humain redoute le vide il préfère souvent une explication médiocre à l'absence d'explication il invente des causes construit des systèmes projette des intentions sur le réel il éclaire la nuit avec les lampes de son imagination et prend leurs reflets pour des étoiles

pourtant la pensée véritable commence peut-être 
au moment où elle consent 
à ne plus voir

ce consentement n'est pas une défaite

il est une ascèse


il faut parfois accepter de marcher longtemps sans carte non parce que le chemin n'existe pas mais parce qu'il n'est pas encore visible celui qui dessine une route avant d'avoir exploré le paysage risque de tourner en rond dans son propre dessin

la métaphysique rencontre ici la science

les grandes découvertes ne sont presque jamais nées d'une certitude elles sont nées d'une anomalie d'un écart d'un phénomène qui résistait obstinément aux théories établies les meilleurs chercheurs savent protéger cette résistance ils ne la recouvrent pas aussitôt d'une explication commode ils la laissent travailler leur pensée

le mystique agit de même

il ne remplit pas le silence avec des images de Dieu

il habite le silence


il sait que le mystère ne demande pas d'être dissipé 
mais approché avec une disponibilité 
qui renonce à posséder

le poète connaît également cette fidélité

il ne force pas le sens

il attend que les mots deviennent transparents 
à ce qu'ils ne savent pas 
encore dire

le plus souvent ce n'est pas le poème 
qui cherche la vérité

c'est la vérité qui lentement consent 
à traverser le poème

il existe une forme de courage plus rare 
que celui de l'affirmation

le courage de suspendre son jugement

le courage de dire 

je ne sais pas encore


cette phrase protège davantage la vérité 
que mille doctrines

car l'inconnu n'est pas un vide à remplir

il est une profondeur à respecter


et peut-être que la lumière véritable ne naît jamais 
de notre volonté de voir


elle apparaît lorsque nos yeux cessent d'imposer 
leurs propres images 
à la nuit


alors l'obscurité ne devient plus l'ennemie 
de la connaissance

elle en devient la condition

la nuit n'est pas ce qui empêche de voir

elle est parfois ce qui apprend à attendre l'aube

car toute vérité authentique possède ce privilège singulier 

elle n'a jamais besoin d'être précipitée


elle vient lorsque notre regard est devenu 
assez humble pour 
la recevoir


























cette formule possède une force archaïque en parlant de  deux chiennes latentes  elle animalise deux passions fondamentales

la jalousie et la peur ne sont plus des sentiments psychologiques  elles deviennent des bêtes couchées dans l'ombre silencieuses apparemment endormie mais toujours prêtes à se lever au moindre bruit

elles ne disparaissent jamais complètement 
elles attendent





La jalousie et la peur  les deux chiennes latentes























elles ne dorment jamais 
tout à fait

elles respirent sous le seuil de la conscience comme deux bêtes 
attachées à la nuit intérieure

le plus souvent elles demeurent 
immobiles

on les croit absentes 

puis un regard une parole un silence
une absence suffisent

elles relèvent la tête



la peur 

protège le territoire de l'existence

la jalousie 

protège le territoire du désir


toutes deux gardent quelque chose qui

en réalité ne nous appartient pas



la peur imagine l

a perte avant qu'elle n'arrive


la jalousie imagine 

la dépossession avant même qu'elle soit réelle



ainsi 

elles vivent moins dans le monde que dans 

les fictions de l'esprit



philosophiquement 

elles procèdent d'une même illusion  

celle de croire que l'être 

peut être garanti


nous voudrions conserver ce qui passe retenir ce qui fuit

fixer ce qui par nature demeure mobile


nous appelons cela sécurité ou amour 


l'existence y répond par le changement


la peur naît lorsque le futur envahit le présent


la jalousie naît lorsque l'autre cesse d'être une présence 

pour devenir une possession imaginaire


toutes deux refusent l'ouverture du réel




métaphysiquement 

elles témoignent de notre difficulté 

à consentir à l'impermanence


nous sommes des êtres finis cherchant un absolu 

dans un monde où tout circule


nous voudrions transformer le fleuve 

en statue


mais le fleuve continue 

de couler

la peur tente d'immobiliser 

le temps

la jalousie tente d'immobiliser 

autrui


toutes deux perdent inévitablement leur combat 

contre le mouvement de l'être



le sage ne tue pas ces deux chiennes

il cesse de les nourrir


car elles vivent de notre attention de nos récits

de nos anticipations


elles grossissent avec les images 

que nous fabriquons


elles s'affaiblissent lorsque nous revenons à la simple

présence des choses




le poète les reconnaît autrement

il les entend marcher dans les fourrés de la conscience 

lorsque le vent tombe


il sait qu'elles appartiennent encore à la vieille animalité 

dont l'homme n'est jamais entièrement sorti


mais il sait aussi qu'il existe 

une autre fidélité

non celle qui attache

celle qui ouvre

alors la peur devient vigilance

la jalousie devient amour délivré de la possession





les deux chiennes faute de nourriture s'éloignent 

dans la montagne intérieure jusqu'à disparaître 

derrière la ligne des arbres


le silence enfin n'a plus besoin 

de les surveiller



























Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

Libellés

" " (3x4) * & # 111 12 14 1984 24 33T 3X3 4 5 64 64 fleurs de montagne 8 80fleurs A A; A.a.H A.L. A.L.P A.R7 A.S. A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Apatheia Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bach Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök Bonheur bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis chaque Char chartres Chartreuse Chaton Chemins Chen Fou ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Da Empoli Dada DALA Dans Danse Dao Dasein Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dette Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle éclipse Eco Ecosse écoute écritures ED Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile éveil Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO Gelassenheit généalogie genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Germaneta Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gîta Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Graeber Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Habitus Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR idole IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses incertitude Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin Jaspers JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI là La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDE LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDA LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS Mû murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil musiq Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Neutre Nice Niedecker Nietzsche Nihilisme Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH où oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philip Roth Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron pointes Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust proverbes PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Ramanujan Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes récits A Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shepherd Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM société soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thaumazein Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trail Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie Tzara u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UEAN UEAR UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet Vaneigem vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Vioulac Virgile Virgule visage VitaNova Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ Whitehead WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf wuwei ww. WWFDH www Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM Yeats YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

Archives du blog