à l’approche de la fin du monde
celle du design
cette perspective
soulève une réflexion fascinante
si le monde tel que nous le connaissons touche à sa fin
le design ne s'éteint pas
il se métamorphose
on observe un passage du design de la consommation
vers un design de la survie et
de la mémoire
du Spectacle à la Subsistance
pendant des décennies le design a servi l'esthétique et le désir
à l'approche d'une fin systémique
il revient à l'essentiel
l'utilitarisme radical
L'objet n'est plus évalué par sa beauté
mais par sa réparabilité et sa
polyvalence
le low-tech
on abandonne l'obsolescence programmée pour
des systèmes robustes
mécaniques et compréhensibles
par l'utilisateur
le design de la trace l'archéologie du futur
le rôle du designer devient celui
d'un archiviste
comment concevoir des objets ou des messages
qui survivront à l'effondrement
la durabilité géologique
utiliser des matériaux qui ne se dégradent pas
en microplastiques toxiques,
mais qui redeviennent poussière
ou monuments
la Sémiotique de l'Alerte
à l'image des projets de stockage de déchets nucléaires
le design doit créer des langages universels
pour avertir les générations futures
par-delà les langues
actuelles
la résilience écosystémique
le design ne se voit plus comme une force extérieure
qui dompte la nature
mais comme un élément
qui s'y fond
le bio-design
créer avec le vivant mycélium algues bactéries pour que l'objet
une fois sa fin atteinte nourrisse le sol
au lieu de l'encombrer
le design circulaire ultime
où la notion même de déchet
disparaît
la fin d'un certain design celui de l'abondance jetable est peut-être
la condition nécessaire à la naissance d'un design
plus humain et conscient
c'est l'abandon du plus pour le mieux