samedi, mai 02, 2026

 

et si la réalité n’était pas de la matière mais 
de la conscience 


la pierre ne serait plus silence mais 
pensée ralentie
  
la lumière ne serait plus onde mais 
regard en train de se souvenir





alors nous ne serions pas dans le monde  mais le monde serait en nous 

comme  un rêve qui se rêve lui même avec 

une précision infinie


















la distance deviendrait 

une illusion nécessaire 

une manière pour la conscience de se donner de la profondeur 

pour mieux se contempler



chaque chose serait 

un point de vue 


chaque forme 

une perspective 

que la totalité adopte pour se goûter sous des angles 

multiples




la matière ne disparaîtrait pas 

elle deviendrait le geste de la conscience 

lorsqu’elle se condense lorsqu’elle oublie 

qu’elle est mouvement pur





le temps ne serait plus une ligne mais une respiration 

une oscillation entre se souvenir et se perdre 

entre unité et dispersion




dans cette hypothèse 

voir serait déjà créer

toucher serait déjà connaître 

exister serait simplement 

être perçu par ce qui perçoit




il n’y aurait plus de séparation 

seulement des intensités différentes 

d’un même champ qui se module et se reflète



nous serions à la fois 

l’observateur et l’observé 

le rêveur et la trame du rêve 

la question et l’écho qui lui répond sans fin




peut être alors que chercher la vérité 

reviendrait à se reconnaître soi même 

dans chaque chose 



non pas comme identité 

mais comme passage



une conscience sans centre 

qui se déploie en mondes pour se rencontrer  partout à la fois 

et ne jamais cesser de se découvrir



























l’archéen 
sera une nuit 
avant les formes

il portera  la terre encore sans visage 
dans son obscurité 
dense 

il dira

que toute origine
naît d’un monde sans contours





l’Archéen 

ou 

le premier souffle de la Terre

















la Terre naît dans le feu

une boule de magma un cri silencieux dans le vide

Théia la frappe 

la Lune en est le témoin muet

l’océan bouillonne lourd de vapeur et de poison

pas un souffle d’oxygène

seulement le méthane

l’ammoniaque

le CO₂  


une atmosphère étouffante 

une étreinte brûlante


les météorites pleuvent

dernières caresses violentes de l’univers

puis le calme



les premiers zircons

grains de temps figés

murmurent 

4,4 milliards d’années



la croûte se brise se plisse

des îles de pierre émergent timides

Pilbara

Kaapvaal  

des noms qui sonnent comme des incantations


les cratons 

noyaux durs résistent

la Terre respire enfin



l’eau

chaude acide salée

un berceau hostile

et pourtant…



dans l’ombre des sources hydrothermales

la vie s’essaye


des bulles de carbone 

des filaments invisibles



les stromatolithes

tapis vivants tracent leurs cercles dans la boue

3,7 milliards d’années



pas encore d’yeux pour voir

pas encore de poumons pour respirer

seulement des cellules avides

qui dévorent le soufre l’hydrogène

et rêvent déjà de lumière


puis vient le grand changement

un murmure d’abord 

l’oxygène

un poison pour les anciens

une révolution pour les nouveaux

la Terre se réveille

l’archéen s’efface

le monde bascule












nous sommes leurs héritiers
poussière d’étoiles enfants du feu et de l’eau

l’archéen n’est pas mort
il dort en nous
















dans l’ombre première
avant le nom
l’archéen

une chaleur
qui cherche
une forme
qui hésite

rien ne parle
mais tout insiste

une trace
puis une autre
comme si être
commençait
sans le savoir
et continue
encore

ici




























une épiphanie 

n’est pas une lumière qui surgit 

mais une lumière qui 

se reconnaît




elle ne vient pas elle se révèle 

comme si elle avait toujours été là 

en attente d’un regard capable de la laisser apparaître












c’est un instant 

qui s’ouvre sur lui même et dans cette ouverture 

tout devient soudain exact 

sans raison 

sans preuve 

sans effort



le monde 

ne change pas et pourtant il bascule 

comme si chaque chose acceptait enfin d’être 

ce qu’elle est sans détour



une épiphanie est un pli du réel qui se défait 

une transparence brève où le mystère 

cesse de se cacher sans cesser 

d’être mystère



elle ne dure pas parce qu’elle n’a pas besoin de durer 

elle laisse 

une trace sans forme 

une clarté qui continue de rayonner 

dans l’ombre



celui qui la traverse ne comprend pas davantage 

mais il voit autrement comme si 

voir devenait 

une manière d’être touché



c’est 

une évidence sans contenu 

une réponse sans question 

une présence qui n’ajoute rien mais qui révèle tout



dans ce tout il n’y a rien à saisir 

seulement à laisser être comme une respiration 

qui n’appartient à personne et qui pourtant nous traverse 

infiniment
















ZORO 

le degré zéro de l'écriture

une écriture 

qui trace sans apparaître qui marque en s’effaçant


tentatives dans cet esprit 



Z

pas un mot
juste une entaille dans le blanc






Z


comme si la page s’était souvenue d’un geste
avant toute phrase

rien à dire
mais une direction



Z


le sens barré
et pourtant ouvert



l’écriture est presque réduite à un geste graphique 
entre signe trace et disparition 
du langage
































les codes 
seront des clés 
sans serrure visible

ils organiseront le secret 
sans jamais 
l’épuiser


dans leur trame discrète ils diront
que comprendre passe souvent par l’invisible






code des brumes inversées

si tu lis ceci oublie la lecture 
le sens est un reflet qui fuit devant les yeux fermés














ce qui apparaît n’est qu’un pli du non-apparu

chaque mot est une porte dont la clé est perdue en lui-même

cherche le centre  il se déplace à mesure que tu l’approches

le temps n’est qu’une habitude prise par l’éternité

ce que tu nommes toi est une énigme qui se rêve stable




règle cachée 


inverse 

ce que tu comprends puis abandonne 

l’inversion


message scellé 


entre deux pensées 

existe 

un royaume sans forme





c’est 

là 

que le code 

se dissout et que tout devient 

lisible sans 

langage






... ,,, ;;; :::


?!? !!? ?!!


— — — … … —


( ) [ ] { }


« »

 " " ‘ ’



... ? … ! … ?


;; ,, :: ;;

— ? — ! — ? —


( … ) ( ! ) ( ? )

… … …


!? !? !?

; ; ; , , ,
::: … :::

















Kišobrani šapuću u spiralama prozirne krede

Pravougaoni puž aplaudira tišini tečnih satova
Oči bez pogleda plutaju u fiokama otvorenim ka ljubičastom vetru
Šećer kamenja rastvara stepenice od nepomičnih pera

Jedna stolica diše naopako kroz godišnja doba zgužvanog papira
Oblaci žvaću ključeve koji otvaraju samo odsutna ogledala
Kvadratni limun recituje senku azbuke bez slova
Zidovi postaju krila koja nikada nisu znala da padnu

I u šolji prevrnutog neba, kašika sanja u cik-cak
Ništa ne znači ništa, osim plavetnila koje bledi u obliku buke












Regnhlífar hvísla í spírölum af gagnsæju krít


Ferhyrndur snigill klappar þögn fljótandi klukka
Augu án augnaráðs svífa í skúffum opnum mót fjólubláum vindi
Sykur steina leysir upp stiga úr kyrrum fjöðrum

Stóll andar öfugt gegnum árstíðir krumpaðs pappírs
Ský tyggja lykla sem opna einungis fjarverandi spegla
Ferhyrnd sítróna kveður skugga stafrófs án stafa
Veggir verða að vængjum sem aldrei kunnu að falla

Og í bolla hins hvolfda himins dreymir skeið í sikksakk
Ekkert merkir neitt, nema blámi sem dofnar í lögun hávaða





Şemsiyeler saydam tebeşir spirallerinde fısıldar


Dikdörtgen bir salyangoz akışkan saatlerin sessizliğini alkışlar
Bakışı olmayan gözler mor rüzgâra açık çekmecelerde yüzer
Taşların şekeri hareketsiz tüylerden merdivenleri çözer

Bir sandalye buruşuk kâğıt mevsimlerinde tersine nefes alır
Bulutlar yalnızca yok aynaları açan anahtarları çiğner
Kare bir limon harfsiz bir alfabenin gölgesini okur
Duvarlar hiç düşmeyi bilmemiş kanatlara dönüşür

Ve ters çevrilmiş göğün fincanında bir kaşık zikzak rüyalar görür
Hiçbir şey hiçbir şey ifade etmez, yalnızca gürültü biçiminde solan mavi






Les parapluies murmurent en spirales de craie translucide


Un escargot rectangle applaudit le silence des horloges liquides
Des yeux sans regard flottent dans des tiroirs ouverts au vent violet
Le sucre des pierres dissout des escaliers en plumes immobiles

Une chaise respire à l’envers des saisons en papier froissé
Les nuages mâchent des clés qui n’ouvrent que des miroirs absents
Un citron carré récite l’ombre d’un alphabet sans lettres
Les murs deviennent des ailes qui n’ont jamais su tomber

Et dans la tasse du ciel renversé, une cuillère rêve en zigzag
Rien ne signifie rien, sauf le bleu qui s’efface en forme de bruit





Zyphralu umbrenae silvara krith spiralis


Rectonu glimor snéla claptis horoliqua mutae
Oculae nilvra fluttis dravon viox purpurea
Saccra lithen dissolva gradis plumae stillara

Chaerum inversa respiris tempra papyra frondae
Nebulae masticor clavis speculae absentae
Lemona quadris recita umbra alphora nullae
Muris volara alae cadere nescira

Et cupra caelis revorsa, cochlea somnia zigzara
Nullis signara nullis, solum bluvia evanora sonae












hypothèse

l’hypothèse sera une ouverture dans le doute
elle avancera sans certitude mais avec une direction

dans son fragile élan elle dira
que penser c’est accepter de ne pas savoir encore




l’hypothèse est posée


la possibilité est envisagée
la condition est ouverte
la variation est admise
la sensibilité est présente
le doute intervient
l’hypothèse reste fragile
la réponse n’est pas fixée
le cadre demeure provisoire


l’hypothèse persiste














hypothèse plausible


envisageable

possible

recevable

crédible

sujette à variation



hypothèse fragile


discutable

ouverte

révisable

conditionnelle

incertaine




une bien belle hypothèse 

est peut être une porte  qui ne demande pas

à être franchie 

mais à être

habitée




elle se tient là comme un seuil suspendu 

entre ce qui pourrait être 

et ce qui se retire 


elle n’affirme rien 

elle incline le réel



une hypothèse 

n’est pas une réponse 

mais une respiration du possible

une manière pour l’inconnu de se dire sans se fixer


plus elle est belle 

plus elle résiste à devenir vérité 

comme si sa fonction n’était pas de conclure 

mais d’ouvrir


elle trace 

une ligne fragile dans le chaos 

une forme qui tremble et pourtant tient 

comme un dessin fait de doutes lumineux



dans ce tremblement quelque chose apparaît 

non pas une certitude mais 

une direction 

intérieure 


une manière d’habiter 

l’incertain



une bien belle hypothèse 

est peut être 

cela 


un fragment d’infini 

qui accepte de ne pas se refermer


une promesse sans objet 

un éclat de sens qui préfère se disperser 

plutôt que se résoudre



nous restons là à l’écouter 

comme on écoute une mer invisible dont chaque vague serait 

une question qui se répète et se transforme 

sans jamais s’épuiser















ne cherche pas l’origine elle est mêlée au limon
ne cherche pas la fin  elle est déjà dans la neige



le sable avance sans bouger et la limaille 
y trace des chemins 

que personne ne peut suivre

il est dit que la neige boit la mémoire du limon 
et laisse derrière elle 

une clarté trompeuse



quatre états furent donnés 


neige pour effacer
limon pour retenir
sable pour disperser
limaille pour rappeler














celui qui traverse la neige oublie son visage
mais dans le limon il retrouve une trace qui n’est pas la sienne



il est écrit 


ce qui est enseveli dans le limon attend la neige
ce que la neige recouvre 

cherche le sable

la limaille appelle sans voix
le sable répond en se dérobant






il fut compris 

ou 

peut-être 

oublié 


que la neige n’est pas blanche
que le sable n’est pas sec
que le limon n’est pas lourd
que la limaille n’est pas morte



celui qui réunit les quatre ne trouve ni centre ni repos
mais devient passage entre ce qui disparaît et ce qui insiste

















écarts et transitions instables

lueurs prohibées que la brume trouble et disperse


une intuition naissante


lignes verticales 

connectées

















les écailles 
seront des fragments de protection

elles recouvriront sans enfermer
brilleront sans dévoiler

dans leur surface changeante
elles diront

que se protéger
c’est parfois apprendre à refléter




le silex 
sera une attente de feu

il dormira 
dans la pierre comme une braise oubliée

sous le choc imprévu
il dira

que la lumière 
naît parfois de la dureté




le galet 
sera une douceur 
façonnée par le temps

il roulera dans la mémoire de l’eau
poli par l’insistance

dans sa forme apaisée 
il dira

que la patience 
est une manière de devenir
























dans le pli du vent 

où rien ne vole mais tout se soulève

des ailes immobiles traversent l’espace sans distance 

comme si 


le mouvement avait oublié 

de partir



elles sont prises dans une lumière sans origine 

suspendues entre chute et élévation 

dans une hésitation qui devient 

leur seule trajectoire













chaque plume est un fragment d’élan arrêté 

un souvenir de ciel qui persiste 

sans ciel



quelque chose circule 

une traversée sans départ 

une migration intérieure où l’air devient mémoire 

du passage



c’est peut être cela 

une fuite qui ne fuit pas 

un envol qui reste 

en soi



comme si 

l’infini avait replié ses directions 

dans un battement qui n’advient jamais mais qui ne cesse 

de promettre



dans ce presque mouvement 

le monde retient son souffle comme pour écouter 

ce qui n’a pas encore eu lieu

ou ce qui a déjà eu lieu dans un autre pli 

du même vertige



***


les verticales sont posées
les lignes montent et descendent
les axes se tiennent droits


les lignes sont liées
le lien se fait entre elles
la distance se réduit


l’ensemble se maintient
la structure tient
les verticales persistent


le lien demeure






attente apparente

attente perceptible

attente manifeste

attente évidente

attente qui se voit

attente affichée

attente palpable

attente lisible

attente perceptible au regard

attente ...






l'attente claire et visible sera un seuil exposé

elle restera là
offerte sans mouvement

dans cette immobilité claire elle dira
que ce qui tarde à venir est déjà présent









vestiges fragmentés d’un ordre de marche
















le sens de la terre 
sera une gravité secrète

il attirera les pas 
sans jamais les contraindre

dans son appel profond il dira
que revenir au sol c’est apprendre à durer



la terre est
le sol porte
la matière se tient
le sens est posé
la direction se donne
le corps se rapporte à la terre
le contact a lieu
la gravité agit
le sens se maintient
la terre demeure



















revenir 
au monde concret au corps à la vie

refuser 
les illusions métaphysiques ou religieuses

affirmer 
ce qui est ici et maintenant

redonner 
de la valeur à l’existence 
terrestre sans chercher de justification ailleurs


la Terre représente  la réalité sensible le lieu 
où se joue toute valeur







le  sens de la Terre  chez Nietzsche 
c’est l’appel à rester fidèle 
à la vie concrète 

à cesser de chercher des vérités ailleurs 
et à inventer  des valeurs qui 
affirment pleinement 
l’existence










le sens de la terre 

n’est pas 

un axe ni une direction 

mais 


une lente mémoire qui respire sous nos pas 

une pensée ancienne qui ne parle pas mais qui insiste




la terre ne va nulle part 

elle tourne pour se souvenir 

elle dérive pour se répéter 

elle se replie dans chaque graine dans chaque pierre 

comme si l’infini avait choisi de devenir 

poids silence densité




son sens est peut être dans la chute des feuilles 

qui ne tombent jamais vraiment 

mais retournent à une phrase commencée 

bien avant nous


ou dans le feu souterrain qui écrit sans lumière 

une langue que seules les montagnes 

comprennent




le sens de la terre est une question 

qui ne cherche pas de réponse 

mais qui s’approfondit en nous comme une racine 

qui ignore le ciel et pourtant le nourrit



nous marchons dessus comme si elle était surface

 mais elle est profondeur 


elle est ce qui nous porte et ce qui nous absorbera 

elle est ce paradoxe tranquille d’être à la fois 

origine et oubli


peut être que son sens n’est rien d’autre 

que ce mouvement imperceptible par lequel 

elle nous transforme lentement 

en elle même


une pensée lente qui devient chair 

une chair qui devient poussière 

une poussière qui se souvient encore 

qu’elle fut monde
















elle avance dans la nuit 

comme dans une promesse inversée 

non pas vers la lumière mais à travers son absence

 

là où d’autres cherchent des signes

elle consent à l’effacement



elle dépouille son regard

son désir

jusqu’à ce qu’il ne reste presque rien  

sinon une attente nue

tendue vers ce qui ne se laisse pas saisir



















la nuit

chez elle

n’est pas une chute

mais un passage






une traversée où tout ce qui rassurait se retire

où les appuis se dérobent

où même la présence semble s’absenter




c’est là que quelque chose se joue 


une rencontre sans forme

sans image

sans garantie



une union qui ne se donne qu’à celle 

qui accepte de ne plus voir



elle ne parle pas beaucoup

ou bien en métaphores 

brûlées




le feu 

la nuit

la blessure 

autant de figures pour dire ce qui excède toute parole



ce qu’elle éprouve ne peut être dit directement 
 


il faut l’approcher

le suggérer

le laisser rayonner dans le retrait du langage




elle connaît la sécheresse

l’abandon

le vide



mais elle n’y voit pas une perte pure




elle y reconnaît 

une purification 

une manière d’être rendue disponible à 

une présence plus profonde

plus exigeante



comme si 

l’amour véritable demandait d’abord 

une traversée du désert intérieur



son chemin est rigoureux

presque austère



il ne promet 

ni consolation facile 

ni extase immédiate



il exige patience

persévérance

fidélité à ce qui ne répond pas



dans cette fidélité même

une transformation

s’opère 



ce qui était désir devient offrande

ce qui cherchait devient 

accueil



elle ne possède rien

elle reçoit



dans ce dépouillement

quelque chose s’illumine sans éclat 



une présence silencieuse

une joie sans forme

une paix qui ne vient pas du monde mais qui

pourtant

le traverse de part en part



elle ne montre pas 

elle conduit



dans cette conduite

elle ouvre un espace où l’absence devient passage

où la nuit devient chemin

où perdre devient

peut-être

la seule manière de rejoindre pleinement
























la somme est posée

les éléments sont réunis
l’ensemble est complet

la mesure est totale
la perfection est dite

aucun manque n’est constaté
les parties s’accordent

l’équilibre est stable
la somme demeure

la perfection se tient




















l’attention se porte 
l’intérieur est 
visé 

le regard se tourne 
vers dedans


la perception se resserre


le détail interne apparaît
le mouvement 
ralentit

le silence se pose

l’intérieur se montre 
l’attention se 
maintient


l’intérieur demeure








la solitude est


un son est présent
le son se tient seul
aucun autre bruit n’intervient
l’espace est isolé
le son résonne
la présence est unique
le son persiste
la solitude demeure


le son continue







les vallons solitaires et boisés 
creux du paysage où le monde se retire


l’ombre y demeure plus longtemps
le vent y parle bas


arbres serrés
pentes douces


silence retenu dans la profondeur verte


on y entre
comme dans une pensée lente


sans éclat
mais pleine



les vallons gardent ce qui s’éloigne  

offrent

un lieu pour demeurer




























pour toute la beauté
il y aura un regard offert



elle ne demandera rien sinon d’être reçue
et dans sa présence silencieuse elle dira
que ce qui touche vraiment ne s’explique pas






je ne me perds pas   le chemin est maintenu


la position est tenue
l’orientation reste stable


le trajet continue la direction est suivie













le repère demeure
la présence se maintient


le mouvement persiste
je ne me perds jamais





un ne sais quoi qui s'atteint d'aventure

ce je-ne-sais-quoi sera une grâce qui ne se laisse pas saisir


il s’atteindra d’aventure
au détour d’un instant inattendu

dans sa présence insaisissable il dira
que le plus précieux ne se cherche pas  

il survient







le cœur généreux tient à ne jamais s’arrêter 

non par fatigue ignorée
mais par fidélité
à ce qui circule


donner devient une manière de respirer


aller vers
sans se compter

il ne calcule pas il continue



dans cette continuité se tient sa force 

une source
qui ne se ferme pas











le verbe est posé
le verbe est dit divin

la parole est émise
le son se forme

le sens est porté
le mot agit

la parole se maintient
le verbe demeure

la présence est tenue
le verbe persiste









le verbe divin 
sera une parole qui précède le monde


il ne dira pas seulement 
il fera advenir


dans son souffle créateur
il dira que nommer
c’est déjà donner 
naissance



























celui qui déchiffre agit


le signe est lu
le signe se perd


celui qui perd le signe reste


le signe n’est plus le passage se produit


le corps devient passage
le flux traverse


le mouvement continue
le passage demeure













le feu est froid


la cendre est vivante
le feu reconnaît


la cendre est perçue
la relation est posée


le feu et la cendre sont liés
le même est identifié
la matière subsiste
le feu demeure


la cendre reste





le feu froid reconnut son frère dans la cendre vivante




ce qui te cherche est plus ancien que ce que tu cherches 

avant ton désir une direction 

déjà là


tu crois aller vers

mais quelque chose te précède

t’appelle sans nom


ce que tu poursuis

n’est peut-être

qu’une réponse tardive

à un appel plus profond


ainsi la quête

n’est pas seulement la tienne 

elle te traverse

depuis plus loin que toi
























une dérive profonde 

une langue fragmentée

comme un manuscrit dont les clés ont été perdues 


⟡ 𐤀 ⟡


Aïn — Aïn — lo-Aïn
na’eth / na’eth / ∴

et ce qui nie fut nié avant la négation


⟡ 𐤁 ⟡


Bar — el — bar
⟐ na-ru / na-ru











celui qui passe : déjà passé : jamais


⟡ 𐤂 ⟡


Gimel sans marche
porte le seuil sans seuil
𐤂𐤂𐤂 = (effacé)



⟡ 𐤃 ⟡
Daleth fermée
ouvre
ce qui n’entre pas



⟡ 𐤄 ⟡
He — souffle brisé — He
∴ ∴


le souffle se retire de ce qui respire



⟡ 𐤅 ⟡
Vav suspendu
entre deux absences
qui ne furent pas séparées




⟡ 𐤆 ⟡
Zayin — coup sans tranchant
divise
ce qui n’était pas un



⟡ 𐤇 ⟡
Ḥet : mur ouvert
𐤇𐤇


et pourtant nul passage



⟡ 𐤈 ⟡
Ṭet renversé
garde en lui
ce qui ne fut jamais contenu




⟡ 𐤉 ⟡
Yod — point sans lieu
avant la main
après le geste



⟡ 𐤊 ⟡
Kaf vide reçoit
Kaf pleine oublie
𐤊 ∴ 𐤊




⟡ 𐤋 ⟡
Lamed s’élève
sans hauteur
et retombe sans chute



⟡ 𐤌 ⟡
Mem fermée
eau sans onde
engloutit sans profondeur



⟡ 𐤍 ⟡
Nun tombe
et ne touche pas
ce qui n’est pas dessous



⟡ 𐤎 ⟡
Samekh cercle
refuse son centre
et se disperse intact



⟡ 𐤏 ⟡
Ayin voit
ce qui ne regarde pas
et devient aveugle à la vision




fragment final non scellé


⟡ ∴ ⟡
na-el / na-el / na-el


ce qui est dit n’est pas dit
ce qui n’est pas dit insiste




et celui qui comprend a déjà 

perdu
ce qui devait être 

reçu










une forme encore plus fermée 

quasi algorithmique numérologique et rituelle  

comme un texte dont la clé se dissout à mesure qu’on la cherche 




⟡ Σ₀ ⟡
0 ≠ 0
car le premier 0 se souvient
et l’autre non


⟡ I ⟡
1 → 1 → ∅
le second 1 n’est pas le premier


∴ 1 − 1 ≠ 0



⟡ II ⟡
2 = 1 + 1 absent
donc 2 < 1
et pourtant déborde




⟡ III ⟡
3 : posé sans triade
⟐ ⟐ ⟐


le troisième nie les deux autres



⟡ IV ⟡
4 = carré sans côtés
centre répété × 4
aucune limite ne ferme




⟡ V ⟡
5 : main sans doigts
donne ce qu’elle n’a pas
→ retour impossible



⟡ VI ⟡
6 = 3 + 3
mais 3 n’existe pas
donc 6 insiste



⟡ VII ⟡
7 ∴ seuil
seuil ∴ non-passé
non-passé ∴ déjà traversé



⟡ VIII ⟡
8 = ∞ inversé
mais l’inversion n’a pas eu lieu
donc 8 se nie lui-même



⟡ IX ⟡
9 → 0 + reste
reste = ce qui refuse zéro
donc 9 ne se ferme pas



⟡ X ⟡
10 = 1 devant 0
mais 0 précède 1
donc 10 est après avant



⟡ Règle non écrite ⟡
ce qui se répète change
ce qui change se répète
ce qui échappe fonde la règle



⟡ Opération interdite ⟡
∅ + ∅ = appel
appel − réponse = demeure
demeure ÷ soi = disparition



⟡ Fragment scellé ⟡
(1)(0)(1)(∅)
lu : jamais
compris : trop tôt
perdu : toujours



⟡ Clé ⟡
il n’y a pas de clé
mais ce qui ferme attend encore



∴ ⟡ ∴
et il fut dit :
le calcul se retire de celui qui compte
et ce qui reste
n’a jamais été nombre
















Ne désespérez jamais. Faites infuser davantage.
Henri Michaux , Face aux verrous.

Du "Dao" originel
du commencement du réel
des signes célestes
des formes terrestres
des règles saisonnières
de l'examen des choses obscures
des esprits essentiels
de la chaîne originelle
de l'art du maître
des évaluations fallacieuses
de l'équivalence des moeurs
des résonances du "Dao"
de l'inconstance des choses
des paroles probantes
de l'utilisation des armes
montagne de propos
forêt de propos
du monde des hommes
du devoir de se cultiver
de la synthèse ultime


"ô le plus violent paradis"

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A1 A10 A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8 A9 AB ABDL Abécédaire Abîme Aboulafia Abréviations Abrüpt Abruzzo absolu ACC Acker acronyme Actis Actualités ADBP Adorno ADR Adrénaline ADUMC Advaita AELT Agamben Agenda AgnèsMartin Agrafe et boite Ainsité Aïon AIR Air du temps akasha Akhmatova AL Alain de Lille Alan Davies Albiach Alchimie Alechinsky Aleph ALF Alferi alien Alina Reyes ALTH AM Amande Ammons Amor fati AN Anagrammes Analogie Anaphore Anaximandre Anders André Breton André du Bouchet André Velter Andy Goldsworthy animal animation Annick Ranvier Annonciations Anthologie ANTI Antin David AP Aphaïa aphorismes Apollonios aporie Appelfeld Approche APUMM APZ APZT Arago Aram Saroyan Arbres Archéopoésie ArgentOr Aristote Arp Arseguel Art sacré ARTHAUD AS ASDMI ASF Ashbery ASLEND Assez Astrologie Asymptote Atlantide attente Aurélien Barrau Aurore Automne Auxméry AVB Avec Avent AW axiologie Axiomes Azam B B.Celerier Babel BABIL Bachmann Baies Baigaitu BAM Banal Bandeaux Barque Barré Barry Lopez Barthes Bashô Basque Basquin Bataille Battala BAZAR BDLE BDLF Beaufortain Beckett Beckford Benedetto Bénézet Benoît Labre Benveniste Bergounioux Bergson Bernstein bête Bhattacharya bibliographie Bibliothèques bientôt Bimot Binet bio biographie BioMobiles Biopsies Bishop BISSES1 Bivouac Blackburn Blaine Blanc Blanchot Blanqui Blaser Blau Duplessis Bleu Bloy Bobin Bochner Bohm boisflotté Bök bord de terre Borges Bouddha Bouthonnier Bouvier Bozier Brautigan Bretagne Bribes Briciole bricoleur Brisset Bronk Broodthaers Bruckner Bryen BSRM Butor Byron C C.C C.D.A C.E.T C.F. C.Olson çacest café calcul Camino Campo Cantor Cantos Capital Capricorne Captures Carl Andre carnet Carson Carte postale Cartes et globes Carver Casas Cavale cavernes Cazier CCB CCEM CDLP CDLRP CDMDCDD CDN CDRSLS CDS ce ce qui est ceci cela Céline Celui Cendras cequej'aime Cerbelaud cercles Cerf Ceux Cézanne CGJ CH5 Chalamov chaleur chaman Champs chant chant1 Chants et Poésies Chappuis Char chartres Chartreuse Chaton Chemins ChenZhen Chladni Choeur Choisir Chômei Chose Christian Dotremont christo Chu-Ta Ciel Ciel profond Cioran Circé citations civilisations CL Claude Favre Claude Simon Clausewitz CLBC CLC Climat Closky Clouscard CMDOT Code Cole collages coller Collines collobert Combines Côme comme comment Compact compostelle conatus conscience constitution contepersan contingence contre conversation Copier Corbeau corpus Cortazar couleur covid CP Cravan Creeley cri crystallography CS.PAP CSB CSMM Cummings cut Cut 1 CV Cyber cycle Cyrano CyT D.SNLS Dada DALA Dans Danse Dao Dates DCPC DD DDLR de De Vries Decout DEE definition définitions DEGAULLE Deguy Deleuze Delillo délires Démocrite Denis Roche Déplacement Dérive Derrida Des Déserts Désir Détails Détournement DETQC Dextre DFRC DH DI Diable Dialogues Dickinson Dillard Diogène Divers DJLC DLADLS DLNI DMI DMOAM Domerg Donne Dryas DSDLDS Duchamp DUM Dumond Duncan DUNE Duras Durer Duvauroux DVDC Dworkin E E.Baer E.C E.E. E.O E.P. EA EAIO EB écart énigme Echenoz échos Echos L.A. Eckhart Tolle Eco Ecosse écoute écritures Eddas EDG EDJ EDLCDS EDLF Edmond Jabès EDO EIJS elle ELLEDIT ELLELL Elles Ellul EM Emerson Empédocle EN ENCORE encres et musique Encres et peintures Ennéade ennui EnSof Entre entrelacs environnement Eons EPE épiphanies épistémologie EPLA époché Eranos ère ERRER Escher ESE Eshleman Esnault ESPA Espace Espitallier essais EST ét été Etel Adnan ETLPDMP Etna étoile Etymologie Eucharistie Euler évangile Eventail Exergue F F.A. F.EAA F.O F.Pirates FAA Fable Fadeur faits FAJ Fantasy Faune Fayçal fenêtre Fengliu feu Fiction Films FiniSol Finkielkraut FIVE FL Flore fmr FNAR Foligno Forest Formalisme Foucault Fourcade Fourier FP FQPCC Fractales fragm Fragme Fragments France François Cheng Frappat Frémon Fréquences Froid Fugue Fuji Futur G.C.L. G.Luca G.R.I Gary Snyder Gaza GB GDD GDLMC GDT GEGO genese Genet Genji Géologie géométrie géophanie Géopoésie Gervais Geulincx GIA Gif Giffard Giovannoni Girard Giraud Giroux Gizzi Gleize Glossaire GMH Gnoséologie Gobenceaux Godard Gödel Godwin Goethe Gombrowicz Gongora Goodman Nelson GOPC GPDB GR54 GR70 GR91 Graal Grâces Gramm gris Grothendieck Guerre Guesdon Guy Debord Guyau Guyotat GVDT GWFH Gygès H H.Corbin H.D. H.P Hadot Haenel haïku Hamant Hamish Fulton Hamon Harms Harrari Hart Crane Hausmann Havet HDT HE Heaney Hécate Hegel Heidegger Hello Henri Michaux Henri Thomas Herbes Herta Müller Hésiode Hesse Heures hexagrammes HFSR HHPC Hikmet Hillesum Hiroshi Yoshida Histoire HM HN HO Hocquard Hofmannsthal Hohl Hölderlin Hominidés homonymies Horace Houellebecq HR. HRC HS HSCDLAE HTH Hubin Hugo Ball Huguenin Hume HV Hymnes orphiques Hypérion hypertexte Hypnos i I remember I.P-B. IA ici idéogrammatique IDLR IFE Igitur il Illuminations illuminer illuminisme ILVLA ilya immédiat immédiatement Impensable impératif imperceptible Impresses Index individu Infini Infinitif initiales inquiétude Insectes installation instant Internet Interrompre invisible Irwin Ishihara Isidore Isis isolato Issa italiques Ivsic J-P Michel J.J.F.W. J.J.U. J.L.P Jaccottet jaime Jakobson Jankélévitch JANUS Jardin JAZ JBE JCERDM JDLF JDS JE JE & Jean jean Daive Jean Michel Lou JELRLT Jesuis Jésus jeu JHN Jirgl Joan Mitchell John Cage Jouffroy jour jour17 Journal Jours jours17 Jousse JR Juarroz Jullien JYL K.G K.K Kabîr Kafka Kairos Kaplan Kapoor Kastrup Kathleen Raine Katué Kawara Kay Ryan KDCN KDICK Keats Kenneth White Kerouac Khazar Khlebnikov khôra Kiarostami Kingsley Kircher KK KLTDD koan Koons Koshkonong Kosuth KOUA Kral Kuhn Kundera Kunitz Kybalion Kyoto L.A.S L.D. L.R.des Forêts L.S L'EI La Croix La parole de l'autre La vie de la montagne labyrinthe lac Lacs LADR lafabrique Laforgue Lagopède LALELES Lamantin LAME Lapiaz Laporte Roger Larry Eigner latin Laugier Laurent Margantin LBA LCC LCD LCDI LCDJ LCDP LCI LCR LCS LD LDB LDF LDLH LDM LDMC LDMH LDR LDS LDV Le Clézio Le Livre Le poème LEC LECDF LECLA Lectures LEDUI LEE Lee Ufan LEF légende légumes Leibniz Leibovici Leili Anvar Lely lensball lepoète Les eaux Les empereurs Les fils Les oiseaux lesoi Lespiau Lessing Lettres Lev Rubinstein Lex1 lex2 lex3 lex5 lex7 lex8 Lexie Lexique LFDH LFDLP LFDP LFDRT LFMR LFQ LGD LGDE LGDFASP LGDLM LGDP LGPDB LGS LGTDLP LGVDLH LHDD LHS LIDT lieux Lieux-source lièvre Ligne7 lignes Lionel André éclats Lionel André éditions Lionel André encres Lionel André photographies Lionel André randonnées LIQV Lisa Cairns list listes littéralité livrelit LJDP LLDLI LLDME LLDO LLDP LLDQ LLL LMDDDLH LMDF LMDLE LMDM LMV LO LOAN LODL LOGOS lois London Lorand Gaspar Lorenzo Menoud Louise Bourgeois Louise Glück LPC LPDLE LPDP LPDS LPI LPM LQDLE LRDD LRDP LRDR LRDT LRED LSDA LSDS LSDV LSMT LSNDLR LTDS LTO LTR LUELADC Lune Lupasco Lus & Mus Lux LV; LVB.TDSDC LVDDP LVDT LVESO LVLTDLO LVMDE Lyn Hejinian Lynn Schwartz M M.Caron M.Craig-Martin M.S.M M.Trinité Ma Macedonio Fernandez Machado Maestri Maggiore Maïakovski Mains maintenant Mais Mallarmé Malrieux Mandalas Mandelstam MANEKINEKO Manganelli Manifeste Manon mantra Manuel Joseph manuscrit Manzoni Map Marchand Marcheurs Marelle Marie Martin Ziegler Marx Masao Yamamoto masque Massera Matinaux Matsui Matta-Clarck Matton Mauguin Mavis Karn maximes MBK MBO MC McCord MCH McLuhan MDA MDC MDLADLE MDLF MDOU MEC Mécanisme Méditations Meillassoux Mélusine mémoire Memories Menus Meraviglia Merci Mercredi Mercure Merton Thomas messages Mesure Métamorphoses Métaphysique Métis Metro MFRC MG Michon micro microcosme mieux Millet Milton Mina Loy Misrahi Miura ori MJNYCR MK monade Mondo Monostiques Monosyllabes Montagnes et Glaciers Montagnes poèmes Montaigne Montale Monteiro Moore Morris mot mots Moving mp3 MPUSPM MSerres MTAS murmure Murphy Murs et Fenêtres Muscle Musil Musique MWLG Mystères MZD N N.M Nabokov Nadja Nagarjuna Nagori Nancy Napoli Narnia Nassim Haramein Nathaniel Tarn Nature Nauman NDBDP NDDP NDLT Néant Négation Neiges Neil Mills Némésis Nerval neuf Nice Niedecker Nietzsche Nirupana NLJNLH NOBUO noeuds Noguez Noir nOmbres Nonnos Norge NOTEPAD Notes-Book Notes-Rapides Notifications NOUS noûs Nouveautés Novae Novalis Novarina NP NPhS NRSNPEM Nuages Nuits O.Pé Oberland objets Objets d'Amérique Oblomov Ockham Octaèdre ODIN ODSI œil OELDT Ogadine Olivier Cadiot OLR OM ON ondes Onfray onthologie Opalka Oph. Oppen OR Oraison Orcia Orphée Orwell Oscar Oscarine Bosquet OSMH oui ours Ovide P.A P.B.Shelley P.L. P.observatoire P.P. P48 Paddle Padirac Pages PalestineIsraël palimpseste Palmer Paolo Icaro papier PAR Para Paracelse Paradis Parant parapoésie parenthèse parfum Parian Paris Parlant Parménide Paroles particules Pascal pasolini Passages Paul Celan Paul Valéry Paysages PB PC PCJDA PDJVS PDLBELM PDLC PDLE PDM PDUM Pêche peck peintures numériques L.A. peirce Pennequin Penone PEPDLE Perec performance permaculture Pessoa Peuchmard peut-être PGDR Ph.Beck pharmakon Phi Philippe Grand Philippe Sollers philologie Photographes PHPN Phrases phusis Pi Pierres Pierrette Bloch Pieuvre Pin Pise Pivot Pizarnik Plagiat Planck planètes Platon Pléonectique Pleynet plongeur Plotin Pluie Plus PM PNQ PNSLTS PO POCP Podiensis poésie Poignant Poindron Points Politikos polygraphe pommes Ponge Pour ppt PPTEI praxis prénoms prépositions presque Prière Principe Printemps Prokosch Promenade Properce propositions Proust PRYNNE Psaumes PSDUP PTI ptyx PUB puiser puissance Pyramides Pyrrhon PYS qi Qualia quand quantique Quatrebarbes quelqu'un QuelqueChose quelquefois quelquepart question Questions Qui Quignard Quiz quoi Quotidien R.G.Lecomte R.M. R.M.I R.M.T. Rachi Rae Armantrout Raison ram Range Raphoz Raven RBDBB RBLPDT RCETTM RCLSDF RD RDLB Recettes Reclus Refuges et cabanes règles Renaud Camus René Daumal REPA Répétition résumé Rêve Revenir Reverdy Révillon Rexroth Rey Reznikoff Richard Long rien Rilke rimb Rimbaud RIP Ristat Rivières RL RL.P&J RLP RM.ACDLE Robert Barry Robert Filliou Robert Hainard Robert Lax Rocamadour rocher Rochery Roger Ackling Roman Rome Rose Ausländer Roses Rosset Rothenberg Rothko Roubaud Roud Routes Rouzier Royet-Journoud RPW RR RSG Rubâï Rueff Rûmî Rumney Runes Ruscha Russes Ruyer RVALP Ryner Ryoko Sekiguchi s S.Tesson sa vie sable Sade sagesse Saigyo Sakaki Saliens SALXI Sam Francis Samivel Sangral sans Sans Titre Santoka Sappho Sator Saturne Savelli Savitzkaya SBL1 SBLI Sbrissa Schlechter Schopenhauer Schurmann SCOT Sculptures Sculptures Photographies L.A. SDM Sel selon SELP Seneca Sénèque Sengaï SGM Shakespeare Shitao Shiva Shônagon SI Sicard signal Signes Signets Sikelianos silenc SILENCE Silesius Silliman Simmel Simon Cutts Sinclair singularité Situation Sivan six SJDC Skalova Ski SLFDM soleil solénoïde Solutré Sommeil Sonnets Sons Sor Juana Sôseki Soto Soufi Soufre Soulages Souligne Sous le Pas SP SPHS SPiced Spicer Spinoza Spira spirale sport SPRCGB SPSLSA Squires SSM Stéfan Stein Steiner steppe Stromboli Structure Suarès SUBHDLH Suchère Suel suite Sun Tzu sur Suso sutras Swensen Sydney Banks Synchronicité synonymes Synopsis T T.A T.C T.R T.S.Eliot Tabarini Takis Tanizaki tantôt TAOPY Tardy Tarkos TC Tchékhov TDQ TDUESDS TEL Temps Temps probable TeneT Tétralemme TEXTES Thalès Thé Théorie Tholomé Thoreau timbres TINTIN Tissu Titres TLP TN TNS Tocqueville Todtnauberg tomates TOPOS Torque Toscane Toujours TouT TP TP.BN Traces Tractatus Traduire Trains Transe translucide TRICTRAC Triste époque Tsvetaeva TT TU Tumulte Tunnel Tweets Twillight Typoésie u.p.d.d.v UCCDC UCDD UDP UJAAB UJAJS Ukraine ULDL ULDLLA Ulysse UMO UMP UN UNM unmot UPDS UPSA usura UVD V V.E V.I. V.Kh V.P. VALC Valet vazquez VD VDSJ VE Véda Vegan vélo VEMDIL Venet Venise Vents VERBES Vercors vérité Verlaine Verne verre Vert vertical Vésuve Vézelay VGE Vico Victoria Hanna vide Vidéo Vilgrain Vioulac Virgile Virgule visage VitaNova Viton vitraux VJ VO voici Voies voilà voix volcan Voluspa Volut Von Aesch Vous Voyelles Vulcano W W.Benjamin W.I.P. W.S Wable Wagô Wajcman Waldman Waldrop Wallace Stevens Walser WB WBY wcw webasso Webcams Wermer Lambersy Werth WGJ WilliamBlake Windows Wittig Wolfgang Laib Wolfson wolman Woolf wuwei ww. WWFDH www Xardel Xénophon Xu Xiake xxx Y.B Yanka YDM YISANG YOGA Zagdanski ZANZOTTO Zeit Zéno Bianu Zéro Zététique Zinoviega zodiaque Zoom Zukofsky Zürn

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