les aiguilles immobiles pointent une faute imaginaire
et c’est nous qui pressons le pas
rien ne bouge mais l’inquiétude avance
ainsi parfois ce n’est pas le temps qui manque
c’est notre regard qui tremble devant son arrêt
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
comme une écume légère
à peine posée
sur la respiration du monde
rien ne la soutient
sinon le mouvement même
qui la dissout
elle brille un instant
minuscule constellation
au bord de la vague
puis s’efface
sans regret
sans trace
laissant au regard
la mémoire d’une douceur
qui n’a jamais pesé
Rose pâle comme la soie
presque
une absence
teinte d’aube
sa couleur n’insiste pas elle effleure
on dirait qu’elle hésite à paraître qu’elle se tient
au bord du visible
soie du matin
pli de lumière
dans la main du vent
la rose ne s’impose pas
elle respire
à voix
basse