mes yeux sont tombés dans l'eau
le papillon devenu peinture
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
mes yeux sont tombés dans l'eau
le papillon devenu peinture
indéfinissable
c’est ce que l’on concluait de son universalité
le sycomore sera une patience dressée
il étendra ses branches comme une mémoire du vent
dans son ombre hospitalière il dira
que grandir c’est apprendre à accueillir
il s’agit
de grimper au Sycomore
pour voir
le Seigneur s’il vient à passer
ses tressaillements rouges et noirs les bruits qui parcourent la terre en cascades soupirs de jade rires en fleurs roulements de cris et de rocs
dès le jour levé la lumière à travers les rideaux montait ses couleurs d’angoisse elles se répandaient noires-rouges sur le mur le plafond dans les coins encore sombres
mais derrière les paupières baissées que je pressais de mes poings fermés des étincelles éclataient et une fièvre une crispation me dressaient
c’est en gerbes alors que la lumière s’enlaçait aux longues tresses d’oiseaux et de fleurs de ma chambre et que mon cœur à l’affût tremblait de désir
Gina Labin-Bénichou
les horizons ne sont pas des mythes
ils sont là pour être traversés
vaincus livrés
tous les secrets des montagnes
toute la langueur des rivières
toute la force mystique de l'océan indomptable
et le désert
qui noie
mieux que l'onde
sont pour nous
c'est ce désir du monde
Mireille Havet
les cimes
les cimes
nous appellent
se dressant
multiples et farouches
comme un désir qui s'amplifie
elles s'exhaussent
les unes sur les autres
harcelant nos yeux
qui ne peuvent tout posséder
c'est ce désir du monde Mireille Havet