un chemin ...
un moulin ....
une forge ...
des chiens
rouges
hurlent
clabaudent
cherchent qui dévorer
protester de manière malveillante
aboyer fort ou en dehors des voies mal à propos
en parlant d'autres animaux
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
un chemin ...
un moulin ....
une forge ...
des chiens
rouges
hurlent
clabaudent
cherchent qui dévorer
protester de manière malveillante
aboyer fort ou en dehors des voies mal à propos
en parlant d'autres animaux
un simple chemin
en inconnu devant soi
pas de pierre
rien à construire
rien à détruire
voilà
l’éclaircissement qu’apporte l’orage
l’air devient le temps
chemin qui tourne et joue…
glisse
entre les arbres
comme
un rire discret
s’échappe vers la lumière avant de disparaître dans l’ombre
le pas y invente un monde nouveau
le chemin danse
le regard le suit léger
les bulles d’air sont des déambulations littéraires
une affaire de style
un essai
un foisonnement
de citations
de réflexions philosophiques
d’anecdotes personnelles
entre
Montaigne
Borges
Proust et Nietzsche
une divagation savante
de littérature
de poésie
un jeu
une quête
la puissance discrète du hasard
Cahors
le Pont Valentré
dit aussi
Pont du Diable
la légende veut que le diablotin accroché dans l’angle supérieur de la tour centrale du pont rappelle un pacte avec le diable passé par le maître maçon pour venir à bout des difficultés de construction en échange de son âme
mais le maître maçon s’avéra plus malin que le diable sut détourner le pacte à son profit ne perdit pas son âme et en immortalisa ainsi le souvenir
Zarathoustra
n’a pas encore affirmé l’éternel retour
il est seulement en train de faire le récit d’une vision qu’il a eue au début de la plus solitaire de ses pérégrinations
au bout de ce chemin surgit cependant l’indication que sa descente son déclin touche à sa fin
c’est alors qu’il fait appel à sa pensée abyssale et que celle-ci lui parle et fait de lui le dépositaire du secret de la vie
Zarathoustra
sent monter la nausée, tombe à terre comme mort et reste dans cet état pendant sept jours au bout desquels il se dresse sur sa couche et entre en convalescence
l’explicitation de cette expérience tragique culminante qui me paraît être la réalisation de l’ante-vision énigmatique de l’épisode du pâtre et du serpent, vient immédiatement après, quand il chante trois dithyrambes qui sont comme des réponses à ceux qu’il avait chantés lors de sa tentation dionysiaque