la nature comme expérience métaphysique
la nature occupe une place considérable
dans la construction visuelle
du film
la lande les herbes couchées par le vent les horizons dégagés
les ciels changeants et les paysages austères
ne constituent pas de simples
décors historiques
ils sont presque des personnages
la nature semble exprimer
ce que les personnages ne peuvent pas dire
elle est indifférente aux conventions humaines
aux interdits religieux aux hiérarchies
sociales et aux petites
préoccupations
quotidiennes
Emily paraît y trouver
une forme de vérité immédiate
cette représentation rejoint une dimension fondamentale
du romantisme anglais
la nature n'est pas seulement un spectacle extérieur
elle est une expérience de l'infini
chez Emily Brontë
cette relation possède une intensité particulière
la nature est à la fois sublime et menaçante
elle attire et effraie
elle ne rassure pas l'être humain
elle lui révèle sa petitesse et sa puissance
on peut ici établir un rapprochement avec William Wordsworth
mais également avec William Blake
Toutefois Emily Brontë va plus loin dans une forme
de romantisme tellurique
le paysage devient une puissance élémentaire
presque primitive, où l'individu
perd ses frontières

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