une lecture poétique de 1889
1889
peut se lire
comme une constellation de tensions
le ciel et la matière
Van Gogh donne au ciel
une profondeur presque cosmique
la raison et ses limites
Nietzsche met en crise les fondements
de la pensée occidentale
la puissance et le vertige
la tour Eiffel élève la technique vers le ciel
le monde visible et l'invisible
la peinture et la philosophie cherchent
ce qui échappe à la simple
représentation
ce qui relie ces événements n'est pas
une causalité historique directe mais une analogie
la fin du XIXe siècle éprouve les limites des formes
anciennes de compréhension
du monde
1889
l'année où le ciel se met à tourner
où la pensée vacille et où le fer s'élève
vers les nuages

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