éclatement des formes effacement des frontières
le solide devient flux
le fixe se disperse
tout se mêle et s’amollit
et ce qui était se fond dans le tout
fragmentation du solide et du sens
chaque élément se détache
perd sa cohésion et sa hiérarchie
le monde se défait par étapes
la matière et l’idée deviennent poudre et souffle
Je suis traversé par plus que mon corps
ce qui a lieu d'être
ne va pas sans dire
une eau noire écrit dans mes poumons
l’avenir tremble au bord de chaque mot
je dis je sans savoir qui parle encore
le monde est large à force de se rompre
je signe avec la cendre des saisons
un pas suffit pour quitter la raison
la chute éclaire ce qui n’a pas lieu
la comparaison entraîne l'incomparable




