sur la lande déserte
il fait noir
la tempête est dans l’air
Mon seul vœu tient dans une brûlante ultime prière
Une prière qui voulait jaillir quoique longtemps retenue
Qui enflammait mon cœur mais se glaçait sur ma langue ***
la lande devient le paysage d'une âme tourmentée
le dehors épouse le dedans
la nuit la tempête le vent
tout semble retenir un aveu
une prière brûle
mais la parole ne vient pas
le cœur sait
la langue se tait
il y a dans cet instant
la violence d'un désir longtemps contenu
et la solitude de celui qui ne parvient pas à le dire
l'indicible
est parfois une parole
trop ardente pour devenir langage

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