La photographie
la photographie de Nanu Segal
constitue une des réussites
du film
Frances O'Connor évite en grande partie les conventions du film historique traditionnel avec ses décors trop propres ses costumes ostensiblement élégants et sa reconstitution académique
elle privilégie une image plus organique
les intérieurs sont souvent sombres éclairés à la bougie ou par une lumière naturelle les extérieurs sont dominés par des couleurs sourdes des gris des bruns et des verts
le paysage possède
une texture presque physique
la caméra à l'épaule introduit également une certaine instabilité une proximité avec les personnages qui rompt avec la composition trop figée de nombreux films d'époque
cette modernité visuelle permet au film de ne pas
enfermer Emily dans un musée
les visages et les silences
la caméra s'attarde
fréquemment sur le visage d'Emma Mackey
son regard est l'un des principaux instruments
narratifs du film il exprime la méfiance
l'ironie l'hostilité le désir et
une forme d'absence
au monde
les silences sont souvent
plus éloquents que les dialogues
Emily semble parfois physiquement présente
tout en demeurant intérieurement
inaccessible
cette manière de filmer est particulièrement intéressante
car elle respecte en partie le mystère
de son personnage



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