la course dissout les identités
pas d’homme sur la selle sous la selle pas de cheval
seulement l’élan
la vitesse sans sujet
le mouvement avant ses figures
ni cavalier ni monture
mais une seule puissance en course
qui ne sait plus où finit le corps
où commence
le monde
la pratique de zazen est semblable à l'image
du cheval de course
Zazen
s’asseoir ne rien ajouter au monde ne rien retrancher
le souffle vient le souffle s’en va
la montagne demeure sans celui qui la regarde
être là sans devenir quelqu’un
le vide assis dans le vide
et rien ne manque

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire