elle voyait
la marche comme
une obligation morale
forgée pendant
la soirée
elle préférait
marcher dans le noir
ambiant par les rues mal éclairées
presque incandescent au coin de l’œil
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
elle voyait
la marche comme
une obligation morale
forgée pendant
la soirée
elle préférait
marcher dans le noir
ambiant par les rues mal éclairées
presque incandescent au coin de l’œil
quelque chose
lent souffle lourd
un homme
aujourd'hui
chaque étape est-elle acquise
peut-être
mortelle
un damier
je n'entrerai pas dans le détail
la recherche sait l'approximation
ne cherche pas à
reconstituer
que l'ombre immobilise la brise
une cathédrale d'arbres
le soleil tape
une rangée de pins
fait danser
un printemps
que le monde n'a jamais vu
zoner...
et que nous sommes avec les fourmis les myosotis et les autres humains à la fois sujets et objets d’observation nous regardant les uns les autres avec la stupéfaction des voyageurs à pied qui n’ont pas réservé à l’auberge
marcher c'est
comme a dit la révolution
tu tends
selon Breton
à te retourner et suffoquer
bien qu'il ne le fit pas
lui-même mais frôler légèrement
à supposer qu'arpenter ait
une envergure différente totalement verte
murs d'arbres taillés
qui fleurissaient soudain
telle est exactement la marche
une question de choix
une ville au hasard
sur
une carte
et espérant
poussière que nous sommes
nous engrapper et nous encieller
à chaque coin nous l'heure
à dire
une fois
avons marché dans le cœur ont tous dit
ceux qui l'on suivi
j'ai
un petit labyrinthe
au cœur duquel
une personne
se scinde ou dérive
à l'écart
laissant la ville flotter au loin dans
une histoire différente
dans
un pays secret de signes secrets