tant que le particulier et l’universel
divergent
il n’y a pas
de liberté
au paradis
il y a
cette extrême proposition
d’une identité qui serait faite
de multiplicités
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
tant que le particulier et l’universel
divergent
il n’y a pas
de liberté
au paradis
il y a
cette extrême proposition
d’une identité qui serait faite
de multiplicités
il ne s’agit pas
de combler ou
de déplorer mais
de
décrire l’absence
de faire s’ébranler le silence
de la langue
selon moi
le poète est
un guetteur involontaire
de notre quotidien qui en retient ce qu’il veut en retenir
un nombre infini d'univers joue dans la conscience
le jour prend la pierre
la date inscrite obscurcit la pierre jusqu’à ce que le nombre
s’inversant
fasse pierre
renversement
du corps
dans la pierre
le corps s’empierre
l'absolu est si vaste que
d'innombrables mondes
dansent en lui comme
des cailloux
j'aurais voulu trouver quelque chose
d'intelligent à vous dire
pour bien marquer ce qui nous sépare
mais inutile
je suis
un esprit pas encore formé
un imbécile
pensez
de moi ce que vous voudrez
réfléchir
c’est à dire à
écouter plus fort
la vie elle-même n'est pas une solution la vie n'a aucune espèce d'existence choisie consentie déterminée elle n'est qu'une série d'appétits et de forces adverses de petites contradictions qui aboutissent ou avortent suivant les circonstances d'un hasard odieux le mal est disposé inégalement dans chaque homme comme le génie comme la folie