sur la route qui monte et descend
le corps apprend l’alternance du désir et du consentement chaque sommet prépare une perte chaque descente une autre ouverture avancer c’est épouser le relief sans chercher à le corriger
laisser la piste
penser en moi la simple mobilité
de l’être
sur la route qui monte et descend
dites-moi où s'arrêtera la flamme
existe-il
un signalement des flammes
noter l’incendie sans l’éteindre
recueillir les signes de ce qui brûle
distinguer la lumière de la destruction
laisser la langue témoigner au bord du feu
là où nommer devient une manière de veiller
Roselend octobre 2026


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