une vague déferla vers moi
venue d’un passé
venue d’un passé
lointain
elle portait dans son écume
des voix que personne ne pouvait plus entendre
la mémoire des rivages disparus
des pierres roulées par des siècles d’absence
puis elle se retira
le passé ne revient
jamais
il vient seulement
mourir
un instant à nos
pieds
devant elle s’étendait un vide
plus grand qu’elle n’en avait jamais connu
il ne ressemblait pas à une absence
mais à
une ouverture
elle resta là
sans chercher à la remplir
elle comprit que le vide
n’était peut-être pas ce qui manquait au monde
mais ce qui lui permettait
de respirer
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