le vide happe ce qui le traverse
il ne possède rien
et pourtant tout y passe
un corps une pensée un souffle
chacun y laisse sa forme
avant de disparaître
peut-être
le vide n’est-il pas l’absence
mais ce qui accueille toute
mais ce qui accueille toute
disparition
aspire
espace aspire
absorbe
vide
absorbe
tumulte
le monde
ne tient pas
en place
la mer
dans la pierre
le vent
dans les branches
la lumière
dans l'eau
tout remue sans se déplacer
le silence
lui-même
travaille
sous le bruit
un ordre plus profond se forme dans le désordre
demeurer au centre
du tumulte
sans chercher à l'abolir
par un fil de vent
le monde tient encore
une herbe se penche
une feuille tremble
la lumière change de place
rien ne paraît,
rien ne demeure
le monde tient encore
une herbe se penche
une feuille tremble
la lumière change de place
rien ne paraît,
rien ne demeure
dans ce presque rien quelque chose relie
la terre au ciel
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