la liberté
est ce qu'il y a de plus intime
c'est
à partir d'elle
que s'élève tout l'édifice du monde
de l'esprit
Hegel
LHS
l'histoire splendide
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
j'entre par la porte étroite
qui entre ici
me fera honneur
qui n'entre point
me fera plaisir
travail immense de la vie intérieure
toute structure sera constamment refusée
partout où le livre commence
il se termine également
chaque fragment sera comme
une topologie
voisinages
passages à la limite
forme idéogrammatiques
un espace riemannien non euclidien
les voisinages seront à la limites de l'incompréhensibilité et de l'aberrant
jamais de décorchages
qui seront réservés à
un fragment
suivant
le
lecteur
devenu cruel
tirera au sort l'ordre
des séquences
nous évoluons
perpétuellement avec la conscience
de cet autre totalement étranger non humain
bourdonnant à l’intérieur de nous comme
un tambour tendu
esquivant soigneusement
toute réflexion trop explicite à son sujet
attentifs à la chair et à la pierre
du monde réel
*
quel vivant quel être sensible n’aime avant tous les prodiges de l’espace s’élargissant autour de lui la joie universelle de la Lumière avec ses couleurs ses rayons et ses vagues sa douce omniprésence dans le jour qui éveille
?
le tableau
en même temps que le poème
c’est magnifique
de ne pas accepter la dislocation entre d’
un côté
ce qu’
il y a à voir
et de l’autre
ce qu’
il y a à dire
c’est la même chose
je vais vers l’au-delà
et toute peine
sera
un jour
un aiguillon
de l’extase
encore quelques temps
et
une fois délivré
je gis
enivré
dans le sein de l’Amour
la vie infinie
coule puissamment en moi
je regarde d’en haut
vers toi en bas
près de ce tertre
s’éteint ton éclat
une ombre
apporte
la fraîche couronne
o ! aspire-moi
bien-Aimée
avec force vers toi
que je m’endorme
et puisse aimer
je sens de la mort
le flux rajeunissant
mon sang se change
en baume et en éther
je vis des jours
pleins de foi et de courage
et je meurs pendant les nuits
dans
un embrasement sacré
linea d'ombra
dans
une figure
cherchez la grande lumière et la grande ombre
le reste viendra naturellement
c’est souvent très peu de chose...
il faut tout le temps rester maître et faire ce qui vous amuse
pas de pensum
!
ah non
pas de pensum
pensum
travail supplémentaire imposé à
un élève
par punition.
travail ennuyeux
J'ai lu hier dans mon après-midi presque tout un chant de l'Énéide Dire que j'ai copié cela cent fois en pensum! quelle infamie! quelle ignominie quelle misère! J'ai craché dessus de dégoût J'en ai eu des pâmoisons d'ennui et c'est beau! beau! beau! à chaque vers j'étais étonné ravi je m'en voulais je n'en revenais pas