elle penche
du côté où c'est vide
où sa présence a la forme du jour
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
rien
n’était plus désintéressé et plus heureux que les rêves offerts à mon imagination par chaque pièce annoncée et qui étaient conditionnés à la fois par les images inséparables des mots qui en composaient le titre et aussi de la couleur des affiches encore humides et boursouflées de colle sur lesquelles il se détachait
il y a
de la
foudre à venir
un son qui se rattache à la mosaïque
un rythme des yeux presque linéaire
un regard qui traverse la trame
une ligne blanche
en souligne la vitesse
la main
n’hésite pas à se saisir de ce léger
balancement qui se voudrait
définitif
quand aux yeux
on ne cherche pas à les affaiblir
mais à les reposer pour qu'ils fonctionnent
toute la vie
les yeux ne veulent pas souffrir mille morts
une famille de langues
ne résout rien
un poète n'est aucunement surpris
par la science
la cheville fragile
et si parfaite retient le bruit sourd
d’
un moteur qui s’éloigne
cette musique en tête
trace telle ou telle ligne
et les lignes se rencontrent par hasard ou à dessein
un geste
d’
un sentiment
une nuit
il y a
une masse
inquiétante qui répond à
son nom
chair
solidifiée dans la
trace innommée du verbe
ce qui est caché dispose de l'imagination
et le corps l'emporte sur
une nature
qui semble se contrarier
il y a
bien des choses
que font les somnambules
et qu'ils n'oseraient faire éveillés
nous sommes
les particules humaines
de cette onde dans la ville
les racines
ne voyagent pas ensemble
mais dans des directions différentes
elles sont
des exploratrices solitaires
apercevoir
pénétrer
saisir
connaître
entendre
sentir
voir
discerner
découvrir
toucher
appréhender
prendre
deviner
gagner
concevoir
encaisser
recevoir
remarquer
ramasser
pressentir
entrevoir
éprouver
tirer
retirer
recueillir
distinguer
écouter
se rendre compte
prélever
lever
empocher
déceler
flairer
ouïr
palper
recouvrer
soutirer
*