Niele Toroni
Base Firenze
1999
Ma Base, ta Base, sa Base…
.
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
On pourrait la développer ainsi
rien ne commence par l'abondance
Un
encore un
puis chaque naissance
appelle la mémoire
des deux précédentesle nombre
n'avance pas seulil se souvient
la croissance
n'est pas une fuite vers l'avantelle est une fidélité
à ce qui la précèdele vide
n'est plus une absenceil devient
l'espace même
où la forme apprend
à respirerchaque terme
ouvre un intervallechaque intervalle
prépare une nouvelle proportionainsi l'univers
ne remplit pas le videil lui donne un rythme
le souffle
n'ajoute rien au silenceil révèle
la mesure secrète
selon laquelle
le silence
devient monde
Fibonacci est l'arithmétique du devenir
le vide ne se compte pas il se déploie.
chaque nombre garde en lui deux mémoires
la spirale n'est pas une figure elle est un souffle devenu visible
la croissance est une écoute des origines
le nombre d'or est la patience du monde
le vide ne cherche pas à être rempli
il cherche une juste proportion
la feuille la coquille le tournesol et la galaxie
ne répètent pas Fibonacci
ils en réinventent l'élan
la suite de Fibonacci est moins une loi des nombres
qu'une respiration de l'être
chaque terme naît de ce qui le précède
chaque forme ouvre une forme plus vaste
comme si l'univers cherchait, de spirale en spirale
l'accord silencieux entre le vide et la lumière