la tactilité s’articule
entre la peau
et la pierre
quelque chose approche
sans arriver
la distance se resserre
autour d’un contact
qui n’a peut-être jamais eu lieu
la pierre garde son froid
la main garde sa chaleur
entre les deux
une sensation sans lieu
semble toucher les deux
puis rien
seulement cette étrange certitude
d’avoir été touché
par ce qui n’a pas touché
le visible se soustrait
la pierre demeure
mais son contour recule
la lumière touche
ce qu’elle ne montre plus
un bord disparaît
dans l’évidence
le regard insiste.
quelque chose manque
à l’endroit même
où tout paraît visible
plus le monde apparaît
plus une part de lui
semble se retirer