G.B
la philosophie traditionnelle s’occupe traditionnellement de l’homme qui pense comme si l’homme trouvait toute sa substance tout son être dans la pensée
Il semble que la fonction dominante de la philosophie soit alors en quelque sorte de… repenser la pensée.
Tout à sa fonction dominante de concentrer les lumières sur ce sommet de l’être qu’est la pensée la philosophie oublie souvent qu’avant la pensée
il y a le songe
qu’avant les idées claires et stables
il y a les images
qui brillent et qui passent
pris dans son intégralité l’homme est un être qui non seulement pense mais qui d’abord imagine
un être qui éveillé est assailli par un monde d’images précises et qui endormi rêve dans une pénombre où se meuvent des formes inachevées des formes qui se déplacent sans lois des formes qui se déforment sans fin
pour une détermination complète de l’être humain il faut donc faire le total d’un être nocturne et d’un être diurne
il faut essayer de trouver les dynamismes qui vont d’un pôle à l’autre entre songe et pensée
si on se donne ainsi une certaine largeur d’examen on se rend vite compte que la nuit et le jour dans l’âme humaine ne sont pas des éléments logiques qui s’opposent absolument
nous connaissons tous ces fragments d’histoire personnelles qui vécue dans le jour viennent se reconstituer dans la nuit
et nous savons aussi que dans les heures les plus claires de notre vie diurne il suffit d’un peu de solitude pour que nous tombions dans une rêverie qui rejoint les songes de la nuit