ne bouge presque pas
elle respire dans ses glaciers
dans ses torrents
dans les arbres accrochés
sous la pierre
que l’immobilité n’est pas
mais
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
devant elle s’étendait un vide
plus grand qu’elle n’en avait jamais connu
il ne ressemblait pas à une absence
mais à
une ouverture
elle resta là
sans chercher à la remplir
elle comprit que le vide
n’était peut-être pas ce qui manquait au monde
mais ce qui lui permettait
de respirer
l'attention est devenue une marchandise
ne pas donner gratuitement son esprit à toutes les sollicitations
réduire les notifications
réduire le défilement continu
créer des plages sans téléphone
ne pas commencer la journée par un flux d'informations
ne pas terminer la journée sous le flux
apprendre à supporter le silence
il est étrange
que le ciel n'ait jamais besoin de convaincre
le vent ouvre parfois les mêmes questions que les livres
MONT-BLANC
avant le récit
il y a
l’appel
avant la chose
le souffle qui la désigne
du Léman à Chamonix juillet 2026
nommer
une pierre un arbre
une montagne
c’est déjà les tirer un instant du silence
le nom demeure
dans l’écart entre ce que le mot
appelle