dans les corridors
de gaze noir suivant le pas
des promeneurs aux lanternes et aux feuilles
dans l'ombre
des futaies mouvantes sur l'arrête
des cultures
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
si le migrant se reconnaît par rapport à un univers symbolique il s’attend à ce que tous les autres aient les mêmes liens nostalgiques qu’ils éprouvent comme lui
l’intraduisible sentiment
de
saudade
sur
la haute mer
d'une éternité
une éternité
faite de chaudes larmes
se
dresse devant
moi
la réalité silencieuse
à la fois très étrangère à mon souci et
mystérieusement
accueillante
qu’est-ce qui caractérise
un texte bref
dans l’état contemplatif
toute l’énergie est focalisée sur l’objet contemplé
la conscience subjective du regardeur
devient l’objet regardé et s’offre à lui comme
une matière informée
ainsi
pour voir
il faut perdre la conscience
de voir