laisser à disposition
de l’eau à l’entrée
de la maison
installer
des pierres près
du feu
pour que
les spectres
s’y chauffent à l’aise
par
la traduction
le travail
de la pensée se trouve transposé
dans l’esprit
d’
une autre langue
et subit
ainsi
une transformation inévitable
mais
cette transformation peut devenir féconde
car elle fait apparaître en
une lumière nouvelle
la position fondamentale
de la question
elle fournit ainsi l’occasion
de
devenir soi-même plus clairvoyant et
d’en
discerner plus nettement
les limites
c’est pourquoi
une traduction
ne consiste pas simplement à faciliter
la communication avec le monde
d’une autre langue mais elle est en soi un
défrichement
de la question posée en commun
elle sert à
la compréhension réciproque en
un sens supérieur
et chaque pas
dans cette voie
est
une bénédiction pour les peuples
sentir
un glissement
d’espace
dans l’espace et voir les
dernières apparences s’évaporer sans rencontrer
d’obstacle passant par la fenêtre
une fente ou la cheminée
manifestement
vous êtes bel et bien
depuis longtemps familiers
de ce que vous visez à proprement parler
lorsque vous employez
l’expression
étant
mais pour nous
si nous croyions certes auparavant le comprendre
voici que nous sommes tombés
dans l’embarras
aérer l’air
dormant
de la maison l’ombre arquée yeux douloureux
dans le noir
longer
les murs extérieurs
faire
des pas
de moins
d’un mètre
mesurer
tout du petit au tout petit
respirer propre
sec et frais
entamer
quelques sauts aux alentours
on ne peut
entreprendre
de définir l’être sans tomber
dans cette absurdité
car on ne peut
définir
un mot sans commencer par celui-ci
c’est
soit
qu’on l’exprime ou qu’on le sous-entende
donc pour définir l’être il faudrait
dire c’est et ainsi employer le mot
défini dans sa
définition