le chant des pistes
voici
le chant des étoiles
car nous sommes nous-mêmes
les étoiles
Lionel André / promenades / randonnées / arts / littératures / air du temps
de la pensée discursive ou
de l’ellipse poétique
qui va plus loin
et de plus loin
?
et
de cette nuit originelle
où tâtonnent deux aveugles nés
l’un équipé de l’outillage scientifique
l’autre assisté des seules fulgurations
de l’intuition
qui donc plus tôt remonte
et plus chargé
de brève phosphorescence
?
la réponse n’importe
le mystère est commun
le livre
ressemble à une rivière
dont la surface est la science et le fond la poésie
ou plus exactement
une rivière
dont le lit serait la poésie et les flots
la science
les gens
sont expropriés
de leurs propres sensations
de leurs propres
réflexions
le monde est
une harmonie de tensions
tour à tour tendues et détendues
comme celle
de la lyre et de l'arc
l'économie de la bonté
est le rêve
des utopiques les plus audacieux
humain
trop humain
lorsque
nous nous représentons clairement
un rêve
nous nous faisons peur à nous-même
du fait de la quantité de folie
que nous abritons
en nous
de même
que nous avions tous été
chair ensemble
maintenant
nous étions de la brume
de même
que nous avions été auparavant
des choses ayant des ombres
maintenant
nous étions de la substance sans forme
comme des produits chimiques
volatiles