observations minutieuses de l'inquiétude métaphysique
le matin possède
une porte fermée semble toujours savoir davantage
l'habitude est un sommeil qui garde
je regarde longtemps une chaise vide
il existe des jours où le monde paraît légèrement déplacé
le silence des maisons la nuit ressemble à une pensée
chaque objet abandonne
on croit entrer dans une pièce
le visage des inconnus porte une fatigue
il est étrange que le ciel n'ait jamais besoin
le vent ouvre parfois
je soupçonne que les murs
une horloge mesure le temps
l'arbre ne grandit pas vers le ciel
les mots arrivent souvent après les événements
nous habitons moins une maison que l'habitude
chaque marche d'un escalier
les fenêtres donnent autant sur l'intérieur
l'inquiétude est peut-être une mémoire
le plus difficile
il arrive que la lumière
la poussière est la lente écriture
il existe une solitude qui ne demande pas la compagnie
le regard fatigue avant les yeux
On finit par ressembler aux questions
le monde paraît solide jusqu'au moment où l'on cesse
les arbres semblent connaître une forme de repos
chaque seuil contient encore l'hésitation
il est possible que la peur soit une manière maladroite
les oiseaux ignorent
l'ombre d'une branche possède parfois davantage
le soir ne tombe pas
la pensée cherche des réponses
il est plus facile d'habiter
Nous passons notre vie à reconnaître
la fatigue rend visibles des détails
il existe des silences qui semblent réfléchir
le temps ne passe peut-être pas
chaque rencontre laisse derrière elle un espace invisible
le monde est d'une précision si parfaite
il suffit parfois qu'une feuille tombe
peut-être